Quatre conseillers d’Etat, quatre conférences de presse simultanées aux quatre coins du canton pour afficher la détermination de l’exécutif cantonal à lutter contre l’initiative de Franz Weber. L’action se veut forte.
Elle est destinée à marquer les esprits par son caractère exceptionnel, en attirant le regard des médias sur la réalité du terrain.
Le poids de l’action est encore renforcée par la présence des autorités locales, parmi lesquels se trouvent sept présidents de commune et plusieurs conseillers communaux, ainsi que des représentant des préfectures et le président du Grand Conseil.
Un exécutif pas totalement uni
Quatre conseillers d’Etat sont montés au front… sur cinq. La socialiste Esther Weaber-Kalbermatten ne s’est pas engagée. L’intéressée explique sa position ainsi: «Je n’ai pas souhaité m’immiscer dans cette campagne, ni dans le camp du oui ni dans le camp du non. J’estime que l’initiative pose une question légitime, mais que la réponse donnée par l’initiative n’est pas adéquate en fixant un quota de 20% partout. Mais les initiants sont ouverts à la discussion concernant la définition des résidences secondaires.»
Selon la ministre, la loi fédérale sur l’aménagement du territoire adoptée par les Chambres fédérales en guise de contre-projet indirect à l’initiative Weber ne suffit pas. «Au lendemain du 11 mars, quelque soit le résultat de la votation, nous devrons ouvrir la discussion sur ce thème. Certaines communes ont déjà pris des mesures. C’est bien, mais ce n’est pas suffisant. A mon avis, le canton doit légiférer à propos des résidences secondaires.»
Par Jean-Yves GABBUD

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