Dans un jugement rendu récemment, le tribunal de Monthey a blanchi deux policiers municipaux de la ville.
Ils étaient accusés de lésions corporelles simples, de violation de domicile et d’abus d’autorité lors de l’arrestation d’un homme auteur de tapage nocturne.Le Ministère public demandait une peine de vingt jours-amende avec sursis pour chaque agent et une amende de 300 francs. Le Tribunal ne l’a pas suivi. Il a estimé que les policiers ont agi normalement, sans recourir à des moyens disproportionnés. Et les a libérés de toute charge.
L’affaire remonte au 14 septembre 2009. Les deux agents interviennent cette nuit-là pour du bruit excessif chez un récidiviste notoire en matière de problèmes de voisinage. Selon cet homme, un policier l’aurait poussé, l’autre attaqué dans le dos, le faisant tomber avant de le menotter en lui tordant le bras. L’homme ajoute qu’il a frappé le sol avec violence et qu’il a été arrêté sans raison.
Selon le juge, les lésions constatées sur le plaignant sont « parfaitement compatibles avec les quelques blessures légères qui ont pu lui être provoquées lors de l’intervention nécessaire, licite et proportionnée des policiers.» Face à deux versions diamétralement opposées et dans le doute, le plaignant n’ayant pas pu prouver un comportement illicite des agents, la version de la police a été retenue par le juge.
Le plaignant a fait appel contre ce verdict et l’affaire sera donc rejugée par le Tribunal cantonal.
Par Gilles BERREAU

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