Le 7e festival de philosophie de St-Maurice n'attire pas les foules malgré un thème d'actualité et une ambiance des plus favorable.
Il y a de la réorganisation dans l’air. A peine le 7e festival francophone de philosophie de St-Maurice a-t-il fermé ses portes que Guy Mettan, organisateur de l’événement, relève points faibles et atouts.
Le thème, «La catastrophe, une chance ?», prend tout son sens ici. «La catastrophe n’a pas uniquement un caractère négatif», relève Guy Mettan. «Elle implique un changement. Sa racine grecque induit un dénouement, la fin de quelque chose, mais aussi le début d’une autre.» Tout comme le festival qui va opérer sa mue.
Réorganiser la rencontre
Samedi, les allées du collège de St-Maurice, où se déroulent presque toutes les conférences, étaient bien peu fréquentées. Vendredi, elles étaient remplies d'élèves des collèges de Sion, St-Maurice et d'un lycée vaudois.
Pour l’organisateur, inviter les jeunes est intéressant, mais nécessite une meilleure organisation. «La prochaine fois, j’aimerais les répartir sur différents jours. Nous allons de toute manière repenser la manifestation. Je réfléchis d’ailleurs à lier une prochaine édition avec les 1500 ans de l’Abbaye.»
Le Parvis, c’est fini
Si un point fait cependant de l’ombre à ce tableau, ce sont les credos de la place du Parvis. «Nous invitons des personnalités afin d’offrir des témoignages. Après sept ans, nous avons bientôt fait le tour», rigole Guy Mettan. «La formule s’épuise et il est très difficile d’y attirer du monde. Je pense donc la supprimer à l’avenir.»
Pourtant, juste après cette confidence, plus d’une vingtaine de personnes se sont réunies sur la place pour écouter l’écrivain valaisan Jérôme Meisoz. Sa mise en scène étonnante a plu aux, peut-être, derniers spectateurs de la place du Parvis.
Par YANNICK RUPPEN

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