Après le vote, divisé, du PDC sur la LAT, la section du Valais romand envisage de faire sécession.
«Décision a été prise d’insérer à l’ordre du jour du prochain Congrès du PDC du Valais romand un point lié à la redéfinition des relations entre le PDC du Valais romand et le PDC suisse», indique le PDC VR dans un communiqué qui fait suite au conseil extraordinaire qu’a tenu son conseil de parti mercredi soir.
Que faut-il entendre par là? «Nous remettons carrément en question notre appartenance au PDC suisse», précise Michel Rothen, le président du PDC VR. Le débat aura lieu lors du congrès de septembre. Le député sédunois ne cache pas l’ambiance qui règne parmi ses troupes: «Nous sommes furax!» En cause, bien sûr, l’attitude des conseillers nationaux PDC qui n’ont été qu’une poignée à refuser la révision de la loi sur l’aménagement du territoire (LAT).
Situation cocasse
La situation est cocasse. Le PDC VR critique le PDC suisse présidé par un Valaisan. «J’ai une certaine compréhension pour cette réaction. Après le vote sur la LAT, j’étais le premier fâché», déclare Christophe Darbellay. Présent au conseil de parti, il relativise toutefois l’importance de la crise. «Pour l’immense majorité des personnes présentes, il est nécessaire de remettre les pendules à l’heure après Weber et la LAT. C’est légitime. Ce genre de crise arrive dans les meilleures familles.»
Il remet, lui aussi, les pendules à l’heure. «Il faut aussi se rappeler que le PDC a fait son travail contre l’initiative Weber. L’analyse Vox montre que les PDC ont dit clairement non. Pour la LAT, Doris Leuthard était contre le dézonage. Cette idée est venue du PLR.» Tout en reconnaissant que son groupe, après s’être opposé dans un premier temps, c’est prononcé en faveur de la révision de la LAT.
Par Jean-Yves GABBUD

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