De nombreux soucis retardent le chantier de l'A9. Ils ont été évoqués ce mercredi lors de l’analyse des comptes du Département des transports.
«L’A9 devrait être rebaptisée l’autoroute du désir», selon Charles-Albert Gillioz (PLR). «Selon mon estimation, l’achèvement de l’A9 interviendra en 2025 seulement», selon le député chrétien-social du Haut Georges Schnydrig, alors que la version officielle donnait jusqu’à maintenant la date de 2019 comme point final du chantier autoroutier dans le Haut-Valais.
Ce mercredi, lors de l’analyse des comptes du Département des transports, les députés n’ont pas caché leur agacement face à cette attente.
Un chantier sans chef
«C’est vrai que sur un tel dossier, il y a énormément de problèmes», a reconnu le conseiller d’Etat Jacques Melly. Un de ces problèmes: il n’y a plus de chef de l’Office de construction des routes nationales! Le dernier titulaire de cette fonction ne se sentait pas à l’aise à ce poste. Il a préféré partir.
Le chef du Département des transports ne cache pas que le poste est difficile à repourvoir, puisqu’il exige d’avoir des compétences à la fois technique, de manager avec un mandat limité à une dizaine d’années. «En Valais, nous n’avons trouvé personne», a déclaré le conseiller d’Etat. Une nouvelle mise au concours a donc été publiée. Les offres de service sont attendues, ou plutôt espérées, d’ici au 29 juin.
Des ennuis à la pelle
De nombreux autres soucis sont survenus sur l’A9. Le projet général doit être remis à jour pour Finges. Pour le tunnel de Viège, une opposition à l’attribution d’un mandat retarde le projet de 12 à 16 mois.
Mercredi, devant le Grand Conseil, Jacques Melly n’a pas voulu être plus précis. Il a annoncé qu’une information générale sera donnée avant la fin juin pour l’ensemble du projet de l’A9.
Par Jean-Yves GABBUD

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