Le Valais est le canton qui a enregistré la baisse la plus marquée du taux de chômage sur le plan suisse. Malgré tout, les effets de l’initiative Weber pourrait bien, déjà, se faire sentir.
En mai, le chômage a reculé en Valais par rapport au mois d’avril pour s’établir à 3,7%. Le canton, avec un recul de 0,4 point, a même enregistré la plus forte baisse du pays. Il se retrouve avec 5060 demandeurs d’emploi, ce qui constitue un recul de 513 en un mois.
Hausse sur un an
Malgré tout, les premiers effets de l’initiative Weber pourrait bien, déjà, se faire sentir. Paradoxe? En apparence seulement. Les comparaisons d’un mois à l’autre ne sont pas très parlantes en Valais, puisque l’emploi connaît de fortes variations saisonnières qui se répètent d’année en année.
Si pour mai, on note une amélioration en comparaison mensuelle, par rapport au même mois de l’année passée, la situation s’est péjorée avec un taux de 3,7% contre 3,3% en mai 2011. La différence est de 483 emplois. C’est la construction, avec 223 chômeurs en plus qu’il y a une année, qui est le secteur le plus touché.
«Dans le Valais Central et le Bas-Valais, le taux de chômage est plus élevé qu’en mai 2011, en raison notamment d’une reprise d’activité plus lente que d’habitude dans le secteur de la construction. Selon le dernier indicateur économique de la Banque Cantonale Valaisanne, les réserves de travail valaisannes dans le secteur de la construction se situent à un niveau inférieur de 8% à celui de l’année précédente, raison pour laquelle les entreprises hésitent à (ré)engager du personnel», explique le Service de l’industrie, du commerce et du travail dans son communiqué mensuel.
C’est là un phénomène qui s’observe également sur le plan suisse, ce qui tendrait à indiquer une tendance conjoncturelle. Mais pas seulement.
Les entreprises doutent
Peter Kalbermatten, le chef du Service de l’industrie, du commerce et du travail, commente: «La conjoncture baisse un peu. Il y a peut-être aussi l’effet de l’initiative Weber. C’est difficile à l’affirmer avec exactitude, mais certaines entreprises doutent, c’est certain. Il y a un flou juridique qui entoure l’entrée en vigueur de la lex Weber.
Et il y a les oppositions systématiques aux nouvelles constructions qui freinent certainement la demande. On peut dire que l’initiative Weber a un effet mental. Cela reste à confirmer ces prochains mois. Nous aurons un premier indice en juin et on verra plus clair d’ici octobre.»
Par Jean-Yves GABBUD

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