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12.09.2012, 14:24 - Valais
Actualisé le 12.09.12, 14:29

15 mois avec sursis pour Bernard Geiger

Bernard Geiger (à droite) à son arrivée au Palais de Justice mercredi à Sion.
Crédit: Sacha BITTEL

Mercredi, devant le Tribunal cantonal à Sion, le Ministère public et la partie civile ont demandé la confirmation de la peine prononcée en juillet 2011 contre Bernard Geiger. Soit quinze mois de prison pour l'ancien commandant et 180 jours- amende pour sa femme, les deux peines étant assorties d'un sursis pendant deux ans.

Condamnés en première instance il y a un an par le Tribunal de district de Sion pour abus de confiance et respectivement participation à abus de confiance, l'ancien commandant de la police cantonale Bernard Geiger et son épouse étaient rejugés à leur demande mercredi par le Tribunal cantonal. Les avocats de la défense ont demandé l'acquittement de leurs clients, alors que le procureur général du canton Jean-Pierre Gross et la partie civile ont demandé la confirmation de la peine prononcée en juillet 2011. Soit quinze mois de prison pour l'ancien commandant et 180 jours- amende pour sa femme, les deux peines étant assorties d'un sursis pendant deux ans.

Devant le tribunal présidé par Françoise Balmer-Fitoussi, accompagnée des juges Jean-Pierre Derivaz, Stéphane Spahr, accusation et défense sont remontés jusqu'en 1995, lorsque Bernard Geiger reçoit procuration de ses beaux-parents de solder des comptes bancaires leur appartenant et contenant 260'000 francs non déclarés au fisc. Pour le procureur Gross, c'est sur le conseil scélérat de Bernard Geiger que son beau-père cache l'argent au fisc. L'accusé se serait par la suite approprié cet argent par des transferts d'argent.

Selon le Ministère public, la procuration signée par le beau-père et autorisant Bernard Geiger à transférer l'argent avait pour but de cacher cette somme au fisc, mais aussi au reste de la famille, pour s’en accaparer. Pour la défense, il s'agit au contraire d'une donation destinée à remercier une de ses trois filles, épouse de Bernard Geiger, qui avait travaillé bien plus longtemps que ces sœurs dans le domaine agricole familial. La défense estime par ailleurs que les faits sont prescrits.

Par Gilles BERREAU



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