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04.10.2012, 00:01 - Hockey sur glace
Actualisé le 04.10.12, 07:20

Le mythe Kovalev au Forum

Alexei Kovalev à l'entraînement sous le chandail du prestigieux Canadien de Montréal. KEYSTONE

Légende du hockey mondial, le Russe s'entraîne à Martigny

Ils sont tous là, les joueurs du HC Red Ice, au stand Moi pour Toit de la Foire du Valais. Alignés sagement, prêts à signer des autographes, voilà qu'un dernier joueur vient se joindre à eux. Et pas n'importe lequel. Alexei Kovalev, pour la version anglaise, Alekseï Kovaliov, si l'on veut être plus exact. Un monstre. Une légende. 187 centimètres pour 101 kilogrammes, 39 ans. "Regarde ses mains" entend-on à nos côtés. C'est vrai qu'elles sont impressionnantes et qu'une baffe de sa part ne ferait de bien à personne. Son seul palmarès, aussi, et surtout, est renversant. Son CV est inégalable. 1425 matchs de NHL pour 1124 points, vainqueur de l'or olympique en 1992, de la Coupe Stanley en 1994, médaillé de bonze des mondiaux en 2005, capitaine de l'équipe olympique de Russie en 2006 à Turin. Et les exemples pourraient se poursuivre tant son les références parlent en sa faveur. Bref, vous l'aurez sans aucun doute compris. C'est une véritable légende vivante qui a débarqué à Martigny. Et dire que Docteur Kovalev, tel qu'il est surnommé, prendra place dans les vestiaires du côté du Forum pour se maintenir en forme, les dirigeants n'ayant pas pu le mettre sous contrat, faute d'argent évidemment. Avec un but bien précis. Décrocher un nouveau contrat en NHL.

Alekseï Kovaliov, vous êtes un mythe du hockey. Com ment un joueur de votre trempe est-il arrivé à Martigny?

Mon but est de signer un nouveau contrat en NHL. Dans cette optique, je suis obligé de poursuivre mon entraînement. Je devais donc trouver un club qui accepte que je puisse me maintenir en forme. Je n'ai pas vraiment trouvé d'opportunité en LNA. Je connaissais Genève-Servette, mais ce club m'a dit qu'il était déjà au complet. Voilà pourquoi je suis venu ici. Je m'y maintiendrai en forme mais prodiguerai aussi des conseils à mes camarades.

Connaissiez-vous des dirigeants, entraîneurs ou autres membres formant le staff de Red Ice?

Non, pas avant cet été. Enfin oui, je les connaissais de nom, évidemment. Mais pas personnellement. Je connaissais par contre la région. Je suis déjà venu en Valais plusieurs fois dans les cadre de camps d'entraînements et autres préparations. Mais l'origine de l'entraîneur ici à Red Ice n'a joué aucune influence. Il y a d'excellents entraîneurs d'origines très diverses, qu'ils soient russes, canadiens, suédois, suisses.

Aujourd'hui, vous recherchez donc un nouveau contrat, est-ce bien exact?

Oui, c'est cela. Je sors d'une saison délicate en KHL avec l'Atlant Mytichtchi où j'ai disputé 22 matchs pour six points. Ca n'a pas vraiment été comme je le souhaitais. Aujourd'hui, je veux retrouver du travail en NHL. De toute manière, je préfère la NHL à la KHL. J'ai reçu des invitations pour des camps d'entraînements de la part de plusieurs clubs. Mais à cause du lock-out, je n'ai pas pu me rendre directement en Amérique du Nord. Je m'y rendrai par étape et suis donc ici pour me maintenir en forme. D'après ce que j'ai entendu, la situation du lock-out ne devrait pas évoluer avant mi-novembre.

Vous sentez-vous encore prêt pour jouer toute une saison, voire plusieurs saisons en NHL?

Oui, et c'est pour cette raison que je dois rester en forme. Je veux encore jouer. Tel est en tout les cas mon souhait. Et j'espère vraiment retrouver de l'embauche en NHL et y disputer le plus de rencontres possibles. Puis nous verrons ce qui arrivera.

Passer de l'autre côté de la bande et devenir entraîneur, cela vous plairait?

Je vous mentirais si je vous disais que je n'y ai jamais pensé. Mais je le répète, aujourd'hui, je veux encore jouer.

Connaissiez-vous le championnat de Suisse avant d'arriver ici?

Oui, bien sûr. Savez-vous que je suis même de près ce championnat qui, selon moi, possède un excellent niveau de jeu? Je le suis depuis une quinzaine d'années et le connais surtout, il faut l'avouer, grâce aux joueurs qui ont quitté ce pays pour traverser l'Atlantique et évoluer en NHL.

Par GREGORY CASSAZ



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