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28.04.2012, 18:04 - Cyclisme
Actualisé le 28.04.12, 18:29

Tschopp à l'attaque

Le Suisse Johanne Tschopp, de l'équipe BMC racing, lors du Tour de Romandie 2012.
Crédit: KEYSTONE

Johann Tschopp, parti très tôt en échappée, a compté encore deux minutes d'avance sur le peloton à Veysonnaz. Avant de rentrer dans le rang.

Johann Tschopp et Steve Morabito avaient annoncé la couleur. Ils allaient passer à l'offensive. Les deux Valaisans ont tenu parole puisque le Chorgue a été le premier à se glisser dans l'échappée matinale. Celle-ci reprise, c'est Johann Tschopp qui a faussé compagnie au peloton en compagnie de cinq autres coureurs, après 18 kilomètres de course. "C'est un départ d'étape qui me convenait, en montée", explique le Miégeois. "Je pensais qu'on serait davantage dans l'échappée. Pour nous, avec ce vent souvent de face, ce n'était pas facile. Mais à Veysonnaz, quand j'ai vu qu'on avait encore deux minutes d'avance, je me suis dit qu'il y avait un joli coup à jouer quand bien même je ne me suis pas enflammer non plus."

Malheureusement, l'écart a rapidement fondu. Au pied de la dernière bosse, les trois derniers échappés se sont fait reprendre par le peloton. "Il aurait fallu une dernière montée et que ça s'arrête là", regrette-t-il. "Cette longue descente sur Vex, puis celle sur Bramois avant dix kilomètres encore de plaine, c'était trop. Mais je ne suis pas déçu. L'objectif, c'est d'avoir un BMC à l'avant et de tenter de déstabiliser les Sky. Pour moi, c'était assez fort de rentrer en Valais en étant en tête. J'ai vécu une belle journée. Et je me suis encore rassuré quant à ma condition. J'ai fait beaucoup de dénivelés ces dernières semaines. Dans l'optique du Giro et de la troisième semaine, très difficile, c'est vraiment de bon augure."

De son côté, Steve Morabito n'a donc pas pu faire la course en tête. "Non, on n'a pas voulu me faire ce cadeau-là", sourit-il. "Mais ce qui comptait, c'était d'avoir un coureur de l'équipe à l'avant. L'objectif, c'était aussi de travailler les automatismes dans l'optique du Tour de France. Moralement, on a accusé le coup lorsqu'on a perdu Tejay Van Garderen (ndlr.: il a dû abandonner après une chute dans le col des Mosses). A partir de là, on s'est concentré sur Cadel Evans. Dans la descente sur Bramois, je me suis retrouvé dans un petit groupe à l'avant. Cadel Evans était un peu retardé. Je n'ai donc pas roulé. Les consignes étaient bien de protéger notre leader. De toute façon, le trou n'était pas si important. A la fin, nous avons essayé de placer Cadel Evans pour le sprint parce qu'il aime bien ce type d'arrivée. Là encore, c'était un bon exercice dans l'optique du Tour de France."

Douzième au général, à 23 secondes de Luis Leon Sanchez, nouveau leader, Steve Morabito peut toujours envisager un top 10, son objectif initial. "Je ne sais pas, j'ai fait quand même pas mal d'efforts depuis le début de la semaine même si je me sens un peu mieux chaque jour. C'est aujourd'hui que j'avais la meilleure "patte". Mais je ne sais pas ce que va donner le chrono parce que j'ai roulé pour mes leaders. Ce n'est pas comme si je m'étais préservé pour ce dernier contre-la-montre. On verra, je ne suis plus si frais que ça."

Au général, Johann Tschopp a reculé au 58e rang à plus de sept minutes. Il a logiquement payé ses efforts, lui qui a roulé plus de cent kilomètres à l'avant.

Par Christophe SPAHR



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