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vendredi 10 février 2012

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C’est l’heure, soyons constructifs!

Stupéfaite de «l’électrochoc» que les adhérents à l’initiative populaire Weber pour le sauvetage du sol suisse disent souhaiter, je préfère le chemin de l’équilibre emprunté par un certain Al Gore il y a une quinzaine d’années, lequel a insufflé à bon nombre de personnes l’intérêt pour le développement durable.
En Suisse, pays qui se démarque par l’innovation et la qualité, le tourisme est une tradition et un axe phare de l’économie dans les régions alpines. La Suisse a besoin de développement durable, responsable et constructif.
Dernièrement, lors d’une conférence dans le val de Bagnes, je suis restée perplexe lorsqu’une participante anglophone a affirmé son désamour pour le mot développement dans la terminologie du développement durable, alors qu’il est à la base même de la vie humaine, de la vie tout court.
Aimons la nature mais soyons constructifs et rejetons l’initiative Weber pour nous concentrer sur le développement positif de notre pays et de notre environnement. Oui, la nature a le vent en poupe, non seulement dans les milieux écolos, mais aussi dans le tourisme, le tourisme rural en particulier. Maîtrisons le développement de nos constructions, rendons-les durables, «éco-logiques» et «naturfreundlich» pour nos hôtes et nous-mêmes ainsi que pour les générations futures, avec une orientation vers le progrès énergétique, la qualité de vie et la qualité architecturale. Faisons-le avec efficacité autant pour les hébergements touristiques que pour l’habitat individuel et collectif, les zones urbaines et les centres commerciaux (dont la multiplication fulgurante inquiète au plus haut niveau) et favorisons une consommation responsable du territoire suisse.
D’ailleurs, sans avoir attendu M. Weber, plusieurs communes concernées de toutes les régions du Valais sont en train de relever ce défi en appliquant déjà des mesures et en recherchant des solutions intelligentes pour un secteur de la construction et du tourisme qui pèsent des dizaines de milliers d’emplois en Suisse.
Je suis tentée de dire que limiter les résidences secondaires à 20% du parc des logements de chaque commune serait aussi inapproprié qu’imposer un quota de 20 hôtels en ville de Genève, Bâle ou Zurich qui en comptent chacune plus d’une centaine. Dans cette (il)logique, il vaudrait alors mieux imposer aux dix loups que compte notre pays un quota maximum de 20 moutons «dévorables » par année !
Nous sommes l’un des pays au monde qui soigne et respecte le plus son environnement et qui connaît un aménagement du territoire révisé contraignant.
Le moment est venu de faire preuve de savoir vivre, d’esprit constructif dans le bon sens du terme.
Votons NON à l’initiative Weber!
Malvine Moulin, présidente de Touruval ,PDC Vollèges
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