L'équipe valaisanne peut signer demain le meilleur début de championnat de son histoire en Super League. Vilmos Vanczak parle de l'apport du champion du monde.
Vilmos Vanczak cherche toujours le chemin des filets. Il n'a pas encore fait mouche depuis le début du championnat. L'abstinence involontaire du défenseur, promu buteur providentiel lors du dernier exercice, n'empêche pas Sion d'ambitionner le meilleur début de championnat de son histoire en Super League.
En accueillant Bâle demain soir au stade de Tourbillon, l'équipe valaisanne visera une quatrième victoire de rang pour autant de journées disputées. "Notre état d'esprit fait la différence par rapport aux années précédentes", explique Vanczak. "Tout le monde s'investit totalement pour récupérer le ballon lorsque nous l'avons perdu. Nous savons que si nous défendons bien, nous aurons la possibilité de marquer. Le coach ne cesse pas de le répéter depuis le début de la préparation."
Présent depuis l'été 2007, le Hongrois est l'un des plus anciens pensionnaires du onze valaisan. Seul Arnaud Bühler revendique un bail en continu d'une durée supérieure. "Gen narino (ndlr. Gattuso) contribue aussi grandement à ce changement. Il joue un rôle essentiel dans notre progression. Evoluer avec l'un des meilleurs joueurs du monde dans son équipe donne plus de confiance. Je me sens plus solide, plus sûre dans ma tête. Et si un joueur de cette dimension te dit quelque chose ou demande un effort supplémentaire sur le terrain, tu l'écoutes. Je ne suis pas le seul concerné par cette évolution. Tout le groupe le respecte."
Vanczak attend son heure
Sion peut reléguer le champion en titre à sept unités en cas de victoire demain. "Je n'aime pas parler de match décisif, de titre possible ou d'autres éléments de ce genre", modère Vanczak. "Nous avons su prendre les échéances les unes après les autres depuis la première journée. Ne changeons rien. Cette confrontation est un peu plus importante que les trois premières parce que notre adversaire est l'équipe qui a dominé la dernière saison. Le battre signifiera que nous avons les moyens pour évoluer à son niveau aujourd'hui. Ce sera aussi un signal pour les autres." Vanczak attend de débloquer un compteur qu'il avait fixé à neuf buts au cours du dernier exercice de Super League, dont sept au cours du premier tour. "Entre une équipe qui gagne et des buts pour moi, je préfère la première option. Mais si j'ai le choix, je prends les deux. Ça viendra, je vais marquer."
Le credo de Fournier
Si Vanczak et ses coéquipiers s'avisaient de se projeter au-delà de l'échéance du week-end, Sébastien Fournier les replacerait immédiatement sur la case départ. "Que les gens attribuent une grande signification à ce match contre Bâle ou qu'ils se livrent à toutes sortes de spéculations ne me dérange pas. Pour moi, il s'agit de la quatrième journée du championnat. C'est tout. Notre objectif est de nous concentrer sur les éléments que nous pouvons influencer, soit le jeu sur la pelouse. Les membres de l'encadrement et moi y avons travaillé durant toute la semaine." Que l'adversaire soit champion en titre ou non, le Nendard tient sa ligne.
Par Stéphane FOURNIER

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