ANNIVERSAIREOrganisée à Martigny pour marquer les 20 ans de la signature de la Convention des droits de l'enfant, Enfan'phare a été une belle réussite. Sur toute la ligne!
Certes, le grand public ne s'est pas vraiment précipité au CERM vendredi soir pour se mêler aux nombreux invités et politiques accourus à Martigny pour participer à la partie officielle de la commémoration des 20 ans de la Convention des droits de l'enfant. N'empêche qu'à l'heure du bilan, pas question de faire la fine bouche, tant du côté des organisateurs que des visiteurs ou des institutions partenaires.
Coorganisatrice de cet anniversaire empreint d'émotions et de convivialité aux côtés de l'Institut international des droits de l'enfant (IDE), de la Maison de Terre des hommes Valais, de l'Institut Saint-Raphaël, de l'Association François-Xavier Bagnoud et de la Fondation Sarah Oberson, la Fondation Moi pour toit n'a ainsi pas regretté une seconde d'avoir animé le village d'Enfan'phare avec 53 autres institutions qui oeuvrent pour et avec des enfants dans ce pays. Comme en atteste le fondateur et président de Moi pour toit, Christian Michellod. «Vendredi, j'ai pu rencontrer des gens qui connaissaient déjà la fondation.» Samedi, ces contacts se sont encore diversifiés avec des personnes qui avaient entendu parler de Moi pour toit et qui voulaient en savoir plus. A l'image d'Abdel Philippe, 22 ans. «Moi? Je suis né avec Moi pour toit. Quand j'étais gamin, je courais avec la main sur le coeur.»
Christian Michellod a aussi pu nouer des contacts avec d'autres jeunes âgés de 18 à 27 ans et qui cherchent à s'engager bénévolement à l'étranger. «Il y a aussi eu des surprises, comme la visite d'Alvaro Dominguez, joueur colombien du FC Sion, qui va en principe visiter la fondation à Pereira en Colombie lors de ses vacances de Noël prochain.» Et les enfants dans tout cela? «Il y a eu contact à travers des parents qui voulaient leur expliquer ce que c'était Moi pour toit. Et avec des enfants qui avaient gagné à la loterie et qui, du même coup, pour certains, demandaient en quoi consistait la fondation.»
Papa Christian confie que c'est la première fois qu'autant d'organisations se retrouvaient côte à côte. «Cela sans esprit de concurrence. Parce qu'il était interdit de faire de la vente et que ce n'était pas un souk. Chacun était sur pied d'égalité. Le seul motif étant de réunir, une fois, l'ensemble des acteurs qui travaillent en faveur des droits de l'enfant, ici ou ailleurs.» Cette bonne idée lui a donc plu. Au point de souhaiter qu'elle soit reconduite chaque année? «Non. 20 ans, ça se fête. 21 ans, aussi, mais il est impossible d'imaginer un événement annuel sous cette forme, même si l'on doit penser tous les jours et toutes les années aux enfants et à leurs droits.» A ses yeux, une organisation aussi lourde ne peut en effet se mettre en place que pour les millésimes marquants. «Il ne faut pas oublier que chaque organisation travaille au quotidien pour elle-même, vu les besoins. A l'image de Moi pour toit qui doit trouver 3000 francs par jour, et sans aucun employé salarié pour ce job. Donc du bénévolat à 100% à côté d'un travail à plein temps.»
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