TechnologieLe snowboarder qui s'est égaré en forêt lundi à Verbier a pu être localisé et sauvé grâce aux indications fournies par l'application GPS de son téléphone. Un deuxième surfeur avait malheureusement été retrouvé mort.
Téléphone portable, Twitter, iPhone, Google Maps, forfait de ski mains-libres. C’est ce concentré de technologie qui, lundi dernier, a aidé les sauveteurs à retrouver un snowboarder irlandais de 29 qui s’était égaré en forêt, en dehors du domaine skiable de Verbier. Un incident dramatique, puisqu’un autre surfeur qui l’accompagnait a trouvé la mort.
Les Britanniques, tous deux âgés de 29 ans, faisaient partie d’un groupe d’entrepreneurs actifs dans le domaine des nouvelles technologies, en vacances à Verbier. Ils ont perdu leur groupe de vue en raison du brouillard, avant de s’égarer en forêt et de s’éloigner l’un de l’autre.
L’Irlandais a pu contacter ses amis par téléphone, qui lui ont indiqué le numéro des secours, le 144. «Il ne savait vraiment pas où il était et ses premières indications n’ont pas envoyé les sauveteurs au bon endroit», explique Vincent Favre, porte-parole de la police cantonale valaisanne.
L’homme s’est alors servi de l’application Google Maps, installée sur son iPhone, pour envoyer ses coordonnées GPS aux secours, détaille le journal anglais The Guardian sur son site internet guardian.co.uk. «Ces coordonnées n’étaient pas très précises, à 500 mètres près, mais les sauveteurs sont tombés sur des traces qui ont permis de localiser le snowboarder.» Le système mains-libres de l’abonnement de ski a aussi aidé les secours, en permettant de localiser son dernier passage à une installation des remontées mécaniques.
Le réseau Twitter a pour sa part permis de retrouver le numéro de portable du deuxième surfeur, malheureusement décédé lorsqu’il a été retrouvé. Les membres du groupe, qui ne connaissaient pas son numéro ont posté un message sur Twitter. Une heure plus tard, grâce au fonctionnement «viral» de Twitter, le numéro en question avait été déniché et transmis aux secours, rapporte le Guardian. Trop tard pour l’infortuné sportif. Mais pour le quotidien anglais, cet événement met en évidence les possibilités offertes par ces nouvelles technologies. Soit pour venir en aide à des personnes en cas d’urgence, soit pour les avertir d’un danger. Le site social de «microblogging» a par exemple servi à suivre le parcours d’ouragans ou d’incendies aux États-Unis, grâce aux observations transmises en temps réel par les abonnés à ce service gratuit.
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