DU CONCRETMase lance la première école de la forêt virtuelle alors que les communes partenaires ont porté sur les fonts baptismaux la nouvelle Association Biosphère Val d’Hérens. Nouvelle étape.
Vous souhaitez évaluer la hauteur d'un arbre, apprendre à connaître son âge ou déterminer un chant d'oiseau? Tout cela - et bien davantage - est désormais possible dans le terrain grâce à la toute nouvelle école de la forêt virtuelle lancée par la commune de Mase. Son nom: Sylvagora.
Concrètement, les visiteurs expérimentent des activités à la fois éducatives et ludiques sur un parcours didactique créé le long du bisse de Tsa Crêta. Grâce à la collaboration de l'Institut Icare à Sierre, l'école de la forêt utilise la technologie des data-matrix et celle des téléphones portables pour véhiculer l'information. C'est simple comme bonjour. Vous photographiez avec votre téléphone un code- barres placé sur une borne et obtenez les données recherchées.
Le visiteur peut expérimenter des devinettes, répondre à des quiz, se familiariser avec la vie du bostryche ou différencier les modes de reproduction de l'épicéa et du mélèze. Les premiers développements portent sur quatre postes d'observation qui sont dédiés à l'orientation en forêt, à la reconnaissance des espèces, à l'évaluation de la hauteur d'un arbre ou à l'identification des dangers et des ennemis de la couverture arboricole. «Un total de 13 postes est prévu d'ici à l'an prochain», explique Gloria Locatelli, de la HES du bois à Zollikofen. «Ils traiteront de la reconnaissance des fleurs et de la faune, des fonctions et de l'histoire de la forêt, de l'eau ou de la reproduction des végétaux.» L'application, disponible pour l'instant que sur les iPhones, sera téléchargeable sur l'internet dès la mi-novembre. Les contenus, eux, seront lisibles uniquement sur place. «Basé sur des technologies de pointe, le concept est évolutif», se réjouit le président de Mase, Eric Balet.
Le produit s'adresse tant aux familles qu'aux écoliers, étudiants et experts. Pour mener à bien le projet, Mase a obtenu le soutien des milieux économique, écologique et de l'instruction publique avec, notamment, l'aide précieuse d'instituteurs de l'école du Sacré-Coeur à Sion. «Les enfants sont davantage sensibilisés aux racines carrées qu'aux racines...», plaisante le professeur Dominique Bétrisey qui a conduit une classe pilote sur le site.
Reste que cette sensibilisation entre de plain-pied dans les objectifs de l'Association Biosphère Val d'Hérens qui a été portée hier sur les fonts baptismaux.
La commune ne va d'ailleurs pas s'arrêter en si bon chemin. Elle prévoit de construire un bâtiment qui a d'ores et déjà été accepté dans le cadre des mesures de stabilisation conjoncturelle lancé cet été par la Confédération.
Devisée à un demi-million de francs, cette nouvelle structure abritera un centre d'exposition, des salles de classes ou de formation et des laboratoires d'expérimentation. Ce projet sera soumis à l'assemblée primaire de décembre et fera l'objet d'un concours d'architecture.
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