Le complexe immobilier projeté par le groupe russe Mirax à Aminona ne bénéfice pas du soutien des organisations de protection de la nature. Même si, à la veille d’une présentation à la population de Mollens, le groupe insinue le contraire.
Dans son invitation à découvrir la nouvelle maquette du projet, Mirax indique que cette dernière a été «modifiée par rapport aux désirs des associations opposées au projet». Le WWF, la Fondation suisse pour la protection et l’aménagement du paysage, ainsi que Patrimoine Suisse démentent, aujourd'hui dans un communiqué.
En août dernier, les organisations ont informé la commune et le groupe Mirax «que le dossier était lacunaire». Notamment en ce qui concerne la circulation motorisée, la consommation d’eau et l’utilisation parcimonieuse de l’énergie.
«En réponse à nos remarques, la société Mirax n’a apporté que des promesses, sans formuler aucune proposition, ni garantie. Elle n’a apporté aucune étude permettant de croire qu’elle est disposée à apporter les améliorations écologiques importantes que nous demandons», poursuivent les organisations.
Le projet immobilier projeté par Mirax à Aminona, près de Crans- Montana, se compose de cinq tours avec quelque 220 appartements luxueux, d’un complexe hôtelier de 500 chambres environ et de 35 à 45 chalets. Cela représente 1600 lits touristiques supplémentaires pour la région.
Ce projet est «une question de survie pour Aminona», a dit à plusieurs reprises Stéphane Pont. Il est censé apporter à la station le développement soci-économique attendu depuis plus de trente ans.
Mollens compte aussi sur la réalisation du complexe pour renouveler la vétuste télécabine de la station, dont la concession arrive à échéance en 2012. L’ensemble du projet est devisé, selon les derniers chiffres diffusés, à quelque 500 millions de francs. ats
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