éCOLESL'écrivain libre penseur demande au canton d'appliquer la décision de la Cour européenne des droits de l'homme.
Alors que la Cour européenne des droits de l'homme vient de déclarer illégale la présence de crucifix dans les écoles publiques italiennes, l'écrivain et pamphlétaire Narcisse Praz demande au Département valaisan de l'éducation quelles mesures il entend prendre en vue de l'application de cette décision.
Narcisse Praz, qui collabore au «Libre-penseur», périodique romand laïque et indépendant, estime que «la Suisse ne saurait se soustraire à pareille sentence». Et qu'il est «un fait indéniable que les mentalités et les moeurs des habitants de ce canton ont marqué depuis une trentaine d'années une évolution spectaculaire vers une moindre dépendance face au fait religieux. L'application de la sentence de la Cour européenne des droits de l'homme ne saurait heurter l'immense majorité de la population. L'association de la Libre Pensée à laquelle j'appartiens attend avec sérénité une réponse positive.»
En charge du département concerné, le conseiller d'Etat Claude Roch déclarait récemment son opposition à la suppression des croix où elles existent. «Si une telle demande me parvient, je prendrai position contre», a-t-il déclaré au «Temps». Pour Claude Roch, «un crucifix accroché au mur d'une salle de classe n'enfreint en rien, à mon sens, la liberté de croyance d'un élève non catholique».
En Suisse, la justice s'est déjà prononcée sur le sujet par sa plus haute instance, suite à la requête d'un instituteur tessinois ne voulant pas de crucifix dans sa classe. En 1990, le Tribunal fédéral lui a donné raison, estimant que la présence d'un crucifix sur le mur d'une salle de classe viole le principe de neutralité confessionnelle.
Selon nos informations, cet arrêt du TF ne s'applique pas automatiquement. Impossible donc de s'y référer pour demander à Claude Roch de faire enlever tous les crucifix de nos écoles. Dans le cadre d'une éventuelle action en justice devant un tribunal, ne pourraient s'y référer que des personnes directement concernées. Par exemple un instituteur ou des parents d'élèves.
Pour l'instant, les crucifix figurent toujours en bonne place dans nombre de nos écoles. En Valais, le sujet ne pose pas de problème. Lors de la réforme scolaire E2000, le Parti socialiste avait plaidé pour la suppression des signes religieux ostentatoires, mais aujourd'hui, il dit ne pas vouloir en faire un cheval de bataille. Mieux: les Jeunes socialistes du Valais romand se sont désolidarisés récemment de leur comité national qui venait de réclamer la suppression des crucifix à l'école au nom de la stricte séparation Eglise-Etat.
Sur le site du «Nouvelliste», 68,8% des 545 internautes s'étant prononcés hier en milieu d'après-midi ont répondu non à la question de notre sondage: «Faut-il interdire les crucifix dans les écoles publiques valaisannes?»
je me demande si il ni a pas plus importnt que de retirer quelques crois des classe d'école. Je ne sais pas moi, la précarité par exemple ou l'éducation des jeunes délinquant. Décidéement la connerie de certain fait couler beaucoup trop d'encre, vieve l'écologie.
Tout ce bruit en écho à la votation du 29 novembre ! Il vient pour troubler la paix confessionnelle, des esprits qui vivent en bonne intelligence quel que soit leur mode de vie et de pensées. Il faudra alors aussi enlever les croix aux croisements de nos chemins de campagne ou sur nos collines. Obliger ceux qui la portent par conviction, à porter des cols roulés toute l'année. Interdire aux manequins de les porter comme bijou dans les défilés. M. Praz est libre de penser. Il n'est pas la conscience des autres.
la pensée de Narcisse Praz appartient encore aux querelles du 19e siècle. Le véritable enjeu aujourd'hui n'est plus celui de la laïcité ou de la religion, mais celui de savoir quelle religion - autrement dit quelle vision de Dieu et de la personne humaine, homme et femme, voulons-nous. Le 21e siècle sera nécessairement religieux, tous les conflits de notre temps le montre. Les italiens l'ont bien compris qui vont désobéir à la cour européenne qui ne peut, par une décision technocratique, renverser la culture et la civilisation. Nous devons bâtir un monde hunaniste et le juridisme de Strassbourg tue cet humanisme.
Le dernier anarchiste du valais qui en appelle à la plus haute instance juridique européenne, l'image pourrait prêter à sourire. Son arrogance et son assurance lui font dire qu'il "attend avec sérénité une réponse positive" (en faveur de l'interdiction). Néanmoins qu'il sache que l'attendront également ceux qui veillent à la tradition, les gardiens fidèles du conservatisme intransigeant qui n'accepteront jamais que le troubadour de Beuson vienne nier au Valais son histoire et ses racines!
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