MIGRATIONL'Etat a demandé à un scientifique de réaliser un véritable cours pour les migrants arrivant en Valais. Ce nouvel outil a été présenté hier aux responsables de l'accueil des étrangers.
«L'intégration des étrangers ne se fait pas en un jour, mais est un processus qui commence dès l'arrivée en Suisse et, si elle est réussie, doit aboutir à la naturalisation», a déclaré hier Françoise Gianadda, devant un parterre de quelque 90 responsables communaux et associatifs de l'intégration.
La cheffe du Service des migrations a présenté un nouvel outil pour faciliter cette immersion en terres helvétiques. Il s'agit d'un véritable cours d'intégration, destiné aux migrants. Il a été conçu spécialement pour le Valais par Gaëtan Clavien, collaborateur scientifique à l'Université de Genève.
Le Somalien qui arrive en Valais ne sait pas forcément lire un horaire de transports publics. Il ne connaît pas non plus le fonctionnement de notre système scolaire, ni quels sont les jours fériés de son canton d'adoption et encore moins la manière dont les autochtones rédigent un curriculum vitae. La diffusion de ces notions pratiques fait partie du cours d'intégration, tout comme la présentation de la géographie et de l'histoire valaisanne et suisse, ainsi que de nombreuses informations de base, comme celles qui concernent le fonctionnement des assurances sociales, du système de santé ou encore les valeurs démocratiques ayant cours dans notre pays.
Pour le conseiller d'Etat Jean-René Fournier, ce nouveau cours «permettra aux migrants d'apprendre à connaître et respecter les valeurs sur lesquelles nous ne sommes pas près de transiger».
Le nouveau cours s'inscrit dans un processus d'intégration que décrit Françoise Gianadda: «A son arrivée en Suisse, le migrant reçoit un fascicule de bienvenue, il est invité ensuite à une réunion d'information dans sa langue, destinée à l'informer sur le pays d'accueil et son fonctionnement. Puis le cours d'intégration, lié aux cours de langues, lui permettra d'approfondir les connaissances nécessaires pour participer pleinement à la société d'accueil.»
Le cours d'intégration constitue un outil supplémentaire mis à la disposition des organismes qui s'occupent déjà aujourd'hui des migrants, notamment les communes, les organisateurs de cours de langues ainsi que les communautés étrangères.
Le Valais ne veut pas en rester là en matière de gestion des migrations. Françoise Gianadda déclare «qu'il s'agit maintenant d'enclencher la deuxième en matière d'intégration». Pour elle, pas question de mener une politique alibi. «Nous avons des objectifs positifs et visons à l'obtention de résultats.» Ainsi, en plus du cours d'intégration, d'autres démarches sont en route.
Françoise Gianadda évoque la création d'un cours de civilité dans le cadre du cursus scolaire, un principe accepté par le Conseil d'Etat. «Il ne s'agit pas d'un cours supplémentaire, mais d'une formation qui devrait pouvoir se donner dans le cadre du programme scolaire.» Ce cours aurait pour but de transmettre la notion de «vivre ensemble». Donné dans le cadre de l'école, il aurait l'avantage de toucher aussi bien les populations migrantes que les jeunes Suisses.
Un autre objectif est poursuivi à terme. Il s'agit de modifier certains comportements des adultes. Françoise Gianadda évoque l'exemple de femmes migrantes quasiment enfermées chez elles, avec une télévision parabolique qui leur permet de visionner séries et films de leur pays d'origine, histoire de rester totalement immergées dans leur culture. «Si on n'arrive pas à briser ce cercle, la loi fédérale prévoit des conventions qui permettent à des familles d'entrer dans un processus d'intégration.» Une convention qui peut prévoir, par exemple, que le mari accepte que son épouse suive des cours de français.
La journée d'information d'hier a été l'occasion pour Fabienne Bernard, présidente de la Commission cantonale consultative des étrangers, de rendre hommage à Françoise Gianadda, qui prendra prochainement sa retraite. Elle l'a présentée comme quelqu'un d'humain et d'ouvert, très éloignée de l'image qui en est souvent donnée dans le grand public.
c'est marron comme aime que le valais pense a ce projet de cours alors que je l'ai déjà fait à neuchatel en 2004, donc c'est pas l'eteanger qui est en retard et passe son temps a regarder les séries de son pays mais plutot le canton qui n'a rien a proposer de vouveau pour ses citoyens que de parler et donner une mauvaise image de l'étranger
c'est à cette initiative là que je pensais !
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