ÉVÉNEMENTDimanche prochain, les cyclistes et autres amateurs de rollers seront les rois d'une route sans circulation motorisée entre Sion et Sierre.
A vos vélos, patins à roulettes et autres trottinettes pour être sacrés rois du macadam! Dimanche prochain entre Sion et Sierre, la route sera sans voiture ni danger! Grâce à la troisième édition du slowUp. Une manifestation organisée par la Fondation pour le développement durable des régions de montagne et qui respire la santé. Cheffe de projet pour cette FDDM qui fête cette année ses 10 ans d'existence et responsable de la bonne marche de cette journée sans circulation motorisée, Marianne Bruchez lève le voile sur les préparatifs de ce rendez-vous à ne manquer sous aucun prétexte. Interview.
Combien de personnes collaborent à l'organisation de ce 3e slowUp?
Nous pouvons nous appuyer sur une équipe de 150 personnes environ, dont 85 hommes qui nous sont fournis par la Protection civile cantonale. A ces bénévoles qui dépendent directement du comité d'organisation, il convient d'ajouter encore une cinquantaine de personnes qui travailleront dans les divers stands de restauration, mais pour leur compte.
Travaillez-vous beaucoup avec des partenaires locaux?
Oui, une des priorités du comité d'organisation présidé par Charles Gobelet est justement la collaboration avec ces partenaires-là, avec lesquels nous avons des intérêts communs.
Des exemples?
Ce sont les patrouilles cyclistes effectuées par les différentes polices; une campagne de promotion du casque par la SUVA; une bourse aux vélos proposée par la police de Sierre et le TCS; des prêts de vélos par Valais roule; la promotion des transports publics grâce aux partenariats avec RegionAlps et CarPostal; un autre partenariat avec Procap pour rendre accessible la manifestation aux personnes à mobilité réduite ou encore toutes ces aires d'animation qui offriront une intéressante plate-forme aux communes, aux produits locaux ou aux sociétés.
Quels changements ont été réalisés par rapport à 2008?
Comme cette dernière édition avait fonctionné à la satisfaction quasi générale, nous avons pu nous contenter de procéder par petites touches. Notamment au niveau des aires d'animation.
Vous sentez-vous suffisamment soutenus par les politiques?
Oui, sans aucun doute. Financièrement tout d'abord. Les subventions accordées tant par le canton que par les communes de Sierre et de Sion nous offrent une marge de manoeuvre très appréciable. Et puis, il y a l'engagement ô combien important des hommes de la Protection civile. Sans eux, il nous serait difficile d'offrir de tels gages de sécurité. Le conseiller d'Etat Jean-René Fournier nous avait donné un sacré coup de pouce en nous assurant la collaboration de la PC. J'espère qu'Esther Waeber-Kalbermatten continuera dans la même voie.
Quelles améliorations rêvez-vous d'apporter à la manifestation?
Notre principal souci concerne la fluidité du trafic. En cas de beau temps et de forte affluence, il ne sera pas possible d'éviter que des bouchons se forment à certaines heures chaudes et sur certains secteurs en forme de goulet. A l'avenir, si le succès de ce slowUp se confirme, il nous faudra imaginer d'autres solutions. Mais les routes ne sont pas extensibles et la police cantonale est forcément obligée de maintenir un axe de circulation ouvert au trafic motorisé...
N'est-ce pas utopique de croire qu'une seule journée sans voiture - qui plus est sur un secteur limité entre Sierre et Sion - puisse contribuer à faire bouger les mentalités et les habitudes?
Nous sommes bien conscients qu'il reste beaucoup à faire pour rendre la mobilité plus écologique. Mais nous sommes aussi persuadés qu'une action - même ponctuelle, comme l'est le slowUp - peut contribuer à promouvoir le bon réflexe. L'an passé, plusieurs participants nous ont avoué avoir retrouvé goût aux balades à deux roues après avoir dépoussiéré leur vélo à l'occasion de cette journée. C'est déjà ça de pris...
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