VOTATION CANTONALEEn acceptant à une écrasante majorité la nouvelle loi sur la santé – 75,2% de «oui»! – le peuple valaisan a définitivement chassé la cigarette des établissements publics du canton.
A partir du 1er juillet prochain, la fumée sera bannie des établissements publics valaisans! Avec 75,2% de «oui» contre 24,8% de «non», le peuple s'est en effet très clairement prononcé en faveur de la nouvelle loi sur la santé qui propose notamment d'interdire la cigarette de bistrot. Une clause restrictive qu'avait tenté de contester le référendum lancé contre la loi du 14 février 2008 sur la santé. Référendum qui visait uniquement les dispositions tentant de régler le problème de la fumée passive.
Les opposants avaient ainsi également contesté l'interdiction de la publicité pour le tabac sur le domaine et dans les lieux publics, sur le domaine privé visible du domaine public, dans les salles de cinéma et lors de manifestations culturelles et sportives. Sans cependant parvenir à semer le doute parmi les citoyens valaisans. Surtout pas dans le Bas-Valais qui a apporté le soutien le plus fort à cette nouvelle loi sur la santé avec 79% de «oui» contre 21% de «non».
Le succès de ce texte défendu avec fermeté par Thomas Burgener est à peine plus faible dans le Valais central (78,4% contre 21,8%). Par contre, les réticences les plus fortes se sont fait jour dans la partie germanophone du canton qui dit «oui» mais à 67,4% seulement.
Pas étonnant dès lors que les deux seules communes à avoir refusé cet objet soient celles de Niederwald (55% de «non») et de Fieschertal (51,2% de refus).
Hormis la problématique de la fumée passive, les autres dispositions de la loi n'étaient par contre pas contestées par le comité référendaire.
Il est vrai que ce texte recherche «le meilleur équilibre entre les aspects humains, les possibilités thérapeutiques, les exigences éthiques, juridiques et économiques; la priorité accordée à la qualité des soins et à la sécurité des patients».
Selon le Conseil d'Etat, cette loi se veut particulièrement novatrice en matière de déclaration et de gestion des incidents dans les établissements sanitaires. «Le renforcement du financement d'un nouveau concept de service médical de garde plus performant» était également un autre enjeu lié à cette votation.
Tout comme un soutien accru aux programmes de promotion de la santé et de prévention, par exemple dans le domaine de la santé mentale et de l'assistance à apporter aux personnes souffrant de maladies psychiques ou confrontées à des souffrances existentielles pouvant conduire au suicide.
Ce texte entérine également dans la loi l'interdiction de toute exploitation commerciale de l'assistance au suicide et l'interdiction de dépôt ou de dispersion de cendres d'êtres humains à des fins commerciales en dehors des lieux fixés par l'autorité communale.
Si l'objectif de l'Etat est faire diminuer les coûts de la santé en interdisant aux citoyens de se la foutre en l'air en fumant ou en respirant la fumée des autres, pourquoi ne pas tout simplement fermer les fabriques de cigarettes ? L'interdire dans les lieux publics n'est qu'une demi-mesure. Je crois que si tous les fumeurs (dont j'en fait partie) faisaient la grève de la clope pendant 2 semaines l'Etat perdrait ennormément de revenus. Et du point de vue santé, celui qui fait 30 à 45' de bouchon dans une grande localité, avec tous les filtres que possède une voiture moderne, ne me dites pas qu'il ne respire que du thyn et de la lavande... Mais pour en revenir au tabac, et aux lieux publics, le choix devrait revenir au tenanciers. Bistrot fumeur ou non fumeur. Je suis le premier convaincu que chacun va y trouver son compte et sa clientèle qui appréciera soit l'une ou soit l'autre des options. Ma liberté individuelle s'arrête là ou je commence à empièter sur la liberté d'autrui. Que le fumeur respecte le non fumeur et reciproquement...
Une telle loi appliquée depuis bientôt un an a vidé les bistrots de quartier et rayé de la carte plus de la moitié des estaminets des zones rurales, il est vrai qu'en plus nous connaissons en plus une crise économique sans précédent. Mais le café est avant tout un lieu de convivialité, un endroit où les plus "anciens" aiment à se retrouver et discuter autour d'un verre et fumer tranquillement une cigarette, bref passer un peu de bon temps avant ou après une journée de travail. La Suisse respectueuse de la vie privée de ses citoyens veut aujourd'hui emboiter le pas des nombreux pays de l'UE, le résultat des urnes étant sans équivoque vous ne pouvez qu'accepter cela, cependant en continuant ainsi allez vous bientôt travailler 35 heures par semaine, allez vous régulariser tous les sans papiers ? Votre pays pour lequel j'ai la plus grande admiration devrait continuer à cultiver ses particularismes qui lui ont si bien réussi. Mais qe quoi se mêle un ressortissant de l'UE et français de surcroit ?
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