CHABLAISPour le président du Conseil du Léman Pascal Broulis, les Chablais valaisan, vaudois et français ne doivent faire plus qu'un dans différents domaines.
Président du Gouvernement vaudois, le grand argentier du canton voisin est aussi le président en fonction du Conseil du Léman. Il était récemment au Bouveret pour présenter un projet de coordination de tous les projets de transports autour du Léman. Ce schéma offre une vision globale de la croissance du bassin lémanique à l'horizon 2020. Comment le chef de cette institution de coopération transfrontalière, qui regroupe les Départements français de l'Ain, de la Haute-Savoie et les cantons suisses de Vaud, Valais et Genève, voit-il l'avenir du Chablais ? Entretien express avec le ministre vaudois.
Pascal Broulis, quel sera le rôle du Chablais dans le développement des infrastructures qui devra accompagner la croissance démographique de cette région?
C'est une région qui possède un fort potentiel. D'ailleurs, le Conseil d'Etat vaudois y est attentif. Après avoir soutenu la Broye avec le gymnase intercantonal, l'hôpital et les moyens de communication, ici, il faudra gommer le Chablais français, le valaisan et le vaudois, car il s'agit d'une seule et même région.
Ce Chablais ne pourra se faire qu'avec des projets concrets et pas seulement avec les belles paroles que l'on entend régulièrement, notamment au Conseil du Léman. Que doit-il se passer dans les dix ans à venir pour que ce Chablais devienne une réalité tangible?
Il y a trois choses concrètes que je vois se réaliser d'ici à dix ans: l'hôpital unique, les transports et la formation. D'ici à 2012 - 2013, la région vivra l'avènement d'un hôpital de Rennaz, avec 1200 à 1300 collaborateurs. C'est un gros investissement de 250 millions de francs. Mais c'est aussi beaucoup de monde qui va devoir se déplacer.
Les patients de Rennaz viendront de Vaud, Valais et pourquoi pas de France?
En effet. On le voit à Genève, des patients français se font soigner chez nous, car les assurances autorisent les frontaliers à le faire. Ici dans le Chablais, ce sera la même logique, car on ne peut pas accorder cette possibilité aux Savoyards d'un côté du lac et ne pas faire de même ici.
Vous avez aussi parlé transports. Le Chablais ne va-t-il pas jouer un rôle clé dans ce domaine?
Il faudra investir selon les attentes de la population. Cela peut être le train, des routes, des améliorations ponctuelles çà et là.
Troisième axe, la formation. Les trois Chablais peuvent-ils développer des synergies?
C'est un gros dossier. Inévitablement, des besoins de formation commune vont apparaître aussi avec la France, tout comme de part et d'autre de la frontière Vaud - Valais, comme c'est déjà le cas avec des élèves vaudois qui sont formés chez vous.
Là encore, une solution: La Savoie intégrée à la Suisse. Et tous les problèmes sont résolus.
Pas "Chablais français", mais Chablais savoyard, svp! Vivement que la Savoie devienne un canton suisse!
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