BudgetLa crise économique joue un mauvais tour à l’archéologie valaisanne. Le service cantonal a dépassé son budget pour 2009 en raison d’une activité soutenue dans la construction, et la commission des finances du Grand Conseil est opposée à la rallonge demandée.
La crise économique joue un mauvais tour à l’archéologie valaisanne. Le service cantonal a dépassé son budget pour 2009 en raison d’une activité soutenue dans la construction, et la commission des finances du Grand Conseil est opposée à la rallonge demandée.
L’archéologie réclame 600’000 francs supplémentaires. En juin déjà, le budget de 1,45 million de francs était dépassé de 320’000 francs. La commission des finances conteste dans son rapport la nécessité de ce crédit supplémentaire.
«Le service doit adapter les priorités en fonction des budgets alloués», écrit la commission des finances. Mais l’activité de l’archéologie est étroitement liée à l’activité dans le secteur de la construction, rétorque le service. Plus il y a de chantiers de construction, plus les interventions sont nombreuses.
En moyenne, les archéologues évaluent une centaine de chantiers par année. Une trentaine d’entre eux présentent des résultats positifs et une quinzaine font l’objets de fouilles, précise le chef du service des bâtiments, monuments et archéologie Olivier Galletti.
Le budget s’est avéré insuffisant au cours des trois dernières années. Il a manqué 200’000 francs en 2006, le même montant l’année suivante et 640’000 francs l’an dernier. Cette année la rallonge requise concerne une fouille spécifique et importante à Sion.
La commission ne veut pas plier. Le budget 2010 de l’archéologie a augmenté de 500’000 francs alors même qu’une baisse du nombre d’autorisations de construire est prévue. Il y aura en conséquence une diminution des interventions archéologiques, estime la commission.
Le Grand Conseil débattra de la question mardi prochain. Olivier Galletti conserve bon espoir que le parlement accepte le crédit. L’Etat a d’ailleurs des obligations en matière de sauvegarde du patrimoine, argumente le gouvernement dans son message. (ats)
Retour à l'index