RÉCOMPENSEChroniqueur au «Nouvelliste», Pascal Décaillet est sacré journaliste romand 2007; notre rédacteur Vincent Fragnière, lui, est nominé dans la catégorie «Enquête».
On connaissait le «Schweizer Journalist». Le prix existe désormais dans sa version romande. Il a récompensé hier dans un grand hôtel genevois notre confrère Pascal Décaillet. «Ce choix s'est imposé tout naturellement, il honore un professionnel accompli», soulignera à propos du récipiendaire le rédacteur en chef du «Matin» invité par le jury de jouer les laudateurs de service. D'ailleurs, Peter Rothenbuhler n'a pas eu à se forcer pour dire tout le bien que la profession pensait de l'ex-animateur de Forum «le meilleur d'entre nous, qui incarne parfaitement ce métier pour le pratiquer tous les jours». Et qui depuis une année et demie bientôt trace sa propre route, entre télévison et radio privée, mais aussi presse écrite, «Le Nouvelliste» en particulier.
Pascal Décaillet, 49 ans dont vingt-deux de journalisme, est un familier des distinctions. Le «Schweizer Journalist, édition 2005», déjà c'était lui. Le Prix suisse des médias 2002, encore lui pour un reportage consacré à la tuerie de Nanterre.
Sur Léman bleu
Ici, c'est pour l'année 2007. A quel titre? «Depuis quinze mois, j'anime notamment cinq fois par semaine «Genève à chaud» sur Léman Bleu, la télé genevoise.» Tout le gratin politique du pays a défilé sur son plateau. «Trente fois les conseillers fédéraux», note notre interlocuteur qui sait compter. La dernière en date? «Micheline Calmy-Rey, une fidèle de l'émission, comme Pascal Couchepin.»
A l'évidence, cet autre Pascal est un journaliste comblé. «Même si ce métier ne rend pas forcément heureux, mais le bonheur n'est pas essentiel, la gloire oui», lance-t-il, pince-sans-rire, comme un avertissement à celles et ceux qui voudraient faire profession de journaliste.
L'indépendance a son prix. «Je travaille quatorze heures par jour, bien davantage qu'avant, lorsque j'étais salarié à la SSR.»
C'est pourtant à l'un de ses compagnons de route, le regretté Frank Musy, que Pascal Décaillet a dédié son prix, «lui qui m'a donné l'amour de ce métier».
Vive le dessin de presse!
Deux mots des autres catégories. Le journalisme d'enquête consacre pour cette première édition - on la doit en passant à Victoria Marchand, rédactrice en chef de Com.in - la presse régionale puisque le lauréat autant que ses deux dauphins en sont des purs «produits» (voir le palmarès). Quant à la classe «Editorial», elle fait la part belle au dessin de presse, plus fort que le mot, cette année du moins. Chappatte du «Temps» et Mix et Remix de «L'Hebdo» encadrent le plumitif Pierre Veya, du «Temps» lui aussi.
Le mot de la fin pour Titus Plattner qui reçoit la palme des «Nouveaux médias». C'est que le Sédunois de «L'Hebdo» est à l'origine d'un blog à succès qui racontait comment les candidats parlementaires vivaient dans leur intimité la campagne fédérale 2007.
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