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SIERRE-NEUCHâTELTous deux prétendants au titre de champion, Sierre et Neuchâtel s'affrontent cet après-midi (17 h 30). Les deux coaches, Romain Gaspoz et Thibaut Petit, s'attendent à une partie digne de la coupe d'Europe.
Le basket féminin sera à l'honneur cet après-midi à Sierre. Tous les regards seront en effet tournés du côté de la salle omnisports, où s'affronteront deux des meilleures équipes du championnat, sur le coup de 17 h 30. Les joueuses de la cité du soleil ne reçoivent ni plus ni moins qu'Université Neuchâtel, leader invaincu cette saison et participant à la coupe d'Europe.
Malgré une défaite mercredi contre les Hongroises de Szeged, les protégées de Thibaut Petit occupent la deuxième place de leur groupe. Elles se présentent donc à
Sierre en pleine confiance, mais peut-être un peu émoussées physiquement. La troupe de Romain Gaspoz saura-t-elle en profiter? Pourra-t-elle surtout gommer le revers
subi en ouverture de saison à Troistorrents? En cas de victoire, les Valaisannes rejoindraient les Chorgues et leur adversaire du jour en tête du classement. Une occasion à ne pas laisser passer. Le point de la situation, avec les deux entraîneurs.
Comment s'est passé votre début de championnat?
Romain Gaspoz, entraîneur de Sierre: Hormis le faux pas à Troistorrents lors de la première journée, je suis satisfait de ce que nous avons montré. Nous sommes bien rentrés dans tous les matches et progres-
sons jour après jour.
ThibautPetit, entraîneur de Neuchâtel: Le championnat n'est pasnotre priorité pour le moment. Malgré tout,
avec six victoires en six rencontres, tout se passe bien, même si nous ne présentons pas des prestations de grande qualité.
Votre équipe a-t-elle trouvé son rythme de croisière?
R. G.: Pas encore. Nous devons nous améliorer dans le secteur intérieur où nous manquons de régularité. Nous devons aussi travailler les automatismes et trouver les bonnes passes. C'est une question de temps.
T. P.: Loin de là. Notre préparation a été retardée car j'étais avec l'équipe nationale de Belgique jusqu'au 14 septembre (ndlr: il est entraîneur-assistant). Nous devons encore progresser dans de nombreux domaines pour atteindre un meilleur niveau de jeu.
Comment avez-vous préparé le match de cet après-midi?
R. G.: Nous savons qu'un gros match nous attend, mais nous ne nous mettons pas de pression pour autant. Nous continuons à travailler comme nous l'avons toujours fait jusqu'ici.
T. P.: A l'heure actuelle, nous sommes focalisés sur la coupe d'Europe. Par conséquent, nous n'avons rien préparé de spécial pour la rencontre d'aujourd'hui. Cependant, nous sommes impatients d'en découdre avec un adversaire qui possède le niveau européen.
Que pensez-vous de votre adversaire?
R. G.: Neuchâtel ne joue pas un basket physique, mais possède une vraie intelligence de jeu et un collectif très fort. En plus, cette équipe est habituée à un rythme élevé avec la coupe d'Europe. Pour l'emporter, il faudra se montrer à la hauteur physiquement.
T. P.: Je n'ai pas vu jouer Sierre cette saison. Je me suis néanmoins renseigné dans la presse. On connaît les qualités de cette équipe, qui peut s'appuyer sur plusieurs joueuses expérimentées et très physiques. On sait aussi que les objectifs du club sont très élevés. Je m'attends à une partie digne d'un match de coupe d'Europe. C'est magnifique de pouvoir vivre cela en Suisse.
Neuchâtel dispute la coupe d'Europe. Est-ce un avantage ou un désavantage?
R. G.: Il n'y a jamais de bon moment pour affronter la meilleure équipe du pays. Malgré tout, je préfère les défier aujourd'hui qu'en début de saison. Avec la coupe d'Europe, Neuchâtel vit un challenge supplémentaire et se dépense beaucoup.
T. P.: Il n'est pas évident d'évoluer sur tous les tableaux. Les préparations et les voyages sont usants. Heureusement, les filles qui jouent moins en coupe d'Europe nous aident beaucoup en championnat. Quoiqu'il en soit, c'est une chance de pouvoir disputer cette compétition internationale. Mercredi soir encore, 1200 spectateurs sont venus nous encourager. On savoure ces moments.
Comment serait vécue une défaite cet après-midi?
R. G.: Pour certains, une nouvelle défaite contre un concurrent direct serait mal perçue. Je ne le vois pas comme ça. Bien sûr, nos ambitions sont élevées, et battre Neuchâtel fait toujours bien sur la carte de visite. Mais la saison est encore longue et notre marge de progression importante. Le but reste d'être au top pour les play-offs.
T. P.: Nous n'avons aucune pression quant au résultat. Pour nous, le principal consiste à préparer le match de mercredi prochain en Suède. Evidemment, une victoire reste toujours bonne à prendre.
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Rédaction sportive