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SIERRE - UNIVERSITé 74-62Au terme d'un match intense et coloré, les Valaisannes ont cueilli leur troisième succès dans la série, synonyme de titre de championnes de Suisse. Le premier de leur histoire.
Sierre a tutoyé les étoiles et décroché la lune. En s'offrant le scalpe de Neuchâtel pour la troisième fois en quatre matches, les Valaisannes ont mis fin hier soir à une palpitante finale de championnat et ont conquis, au nez et à la barbe du favori, le titre de championnes de Suisse. Le premier pour le club de la cité du Soleil, un Soleil «jaune et rouge» qui brille désormais au sommet de la hiérarchie helvétique. Les Sierroises ramènent le titre en Valais quatre ans après le sacre des Martigneraines d'Eric Bally. «C'est magique», soufflait Maria Villarroel, l'exemplaire capitaine de Sierre. «Nous nous sommes battus pour aller chercher ce trophée, nous y avons toujours cru, même si beaucoup nous donnaient perdant», complétait un Romain Gaspoz ivre de bonheur.
Le nouveau champion de Suisse a donc rempli son contrat, tenu son pari, relevé son défi. Les vaincus ont eux raté leur sortie à l'image d'une Sophie Charlier transparente. Mais ils ont tout de même réussi leur saison, avec un seizième de finale sur la scène européenne, une coupe de Suisse et une coupe de la ligue en poche. Alors, tout le monde est-il content? Pas tout à fait. «Je suis évidemment déçu de finir comme ça. Certaines filles n'étaient pas dans le coup, alors qu'à Sierre tout le monde a répondu présent», regrettait Thibaut Petit, l'entraîneur Neuchâtelois.
Hier soir, une seule véritable question taraudait les esprits d'avant-match: quelle serait la capacité de réaction individuelle et collective des Neuchâteloises? La réponse tomba rapidement. D'entrée de partie, les visiteuses ont pris le taureau par les cornes, affichant leurs intentions offensives dès les premières minutes. «Notre adversaire nous a donné beaucoup de fil à retordre aujourd'hui (ndlr: hier), comme dans toute la série d'ailleurs. Mais nous avons su accepter les moments difficiles», soulignait Romain Gaspoz.
Quelque peu asphyxié en début de match, Sierre trouvera son second souffle dans le deuxième quart. Pour ne plus rien lâcher. 38-31 à la 21e, 57-49 à la 28e, les Valaisannes ont souvent pris les devants, mais ont dû attendre le dernier «dix» pour enfin asseoir leur succès. «Physiquement, les Sierroises nous ont dominés. Elles étaient tout simplement plus solides et ont mérité leur victoire sur l'ensemble de la finale», reconnaissait Thibaut Petit.
Pièce maîtresse de l'échiquier sierrois hier soir, Maria Villaroel a mis à elle seule l'adversaire en échec et mat. La Vénézuélienne était tout simplement irrésistible. Tout comme la Canadienne Rhona MacKenzie avant sa sortie pour cinq fautes. On a aussi beaucoup aimé la maîtrise de Katrien Vercauteren à la distribution. Bref, les joueuses de la cité du Soleil ont toutes sorti le match qu'il fallait. Un titre de champion, ça se mérite. «On parlait souvent du collectif de Neuchâtel. Mais ce soir (ndlr: hier), c'est le nôtre que l'on a le plus vu», poursuivait Romain Gaspoz. Vu et surtout apprécié.
Au fil des rencontres, Sierre a donc gagné en liant et en solidarité, qualités jusque-là réservées aux Universitaires. Une progression qui ne pouvait que déboucher sur la récompense ultime. Après leur victoire en coupe de Suisse récoltée il y a deux ans, les Valaisannes réinscrivent leur nom au palmarès du basket suisse. En lettres majuscules.
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Rédaction sportive