Suivez en direct toute l'actualité du hockey valaisan
ISRAëL - SUISSE 2-2Le sélectionneur parle des faiblesses de son équipe qui galvaude un avantage de deux buts. Il souligne aussi l'importance de ce point pris à l'extérieur.
Les traits d'Ottmar Hitzfeld ne trahissent aucun sentiment. Ni irritation ni déception. Douze heures après la parité concédée contre Israël (2-2), il parle sereinement de son premier match officiel à la direction de l'équipe nationale. Le bonhomme a vécu d'autres batailles. A San Siro, à Old Trafford ou à Bernabeu.
Des lieux bien plus prestigieux que le stade Ramat Gan de Tel-Aviv où il a vu les Suisses lâcher définitivement dans le temps additionnel un avantage de deux buts. «Des fautes défensives et une erreur de placement sur le côté droit ont précipité notre perte sur le deuxième but», analyse-t-il. «J'ai dit aux joueurs: nous sommes coupables, apprenons de nos erreurs. La punition est dure, mais c'est le football.» Le volet négatif se referme. «Nous obtenons malgré tout un point important contre un concurrent direct. Israël a prouvé sa force à domicile lors des éliminatoires des compétitions précédentes.»
La soirée lui a réservé un deuxième désagrément chiffré. «Je n'apprécie pas la victoire de la Lettonie en Moldavie. Un match nul aurait été préférable.» Empêcheurs de jouer en rond de l'Allemagne lors de l'Euro 2004 au Portugal, les Lettons adorent ce rôle de trouble-fête. Hitzfeld s'en méfie. «Même s'ils demeurent la quatrième équipe du groupe dans la hiérarchie», modère-t-il.
Le bilan de santé à l'atterrissage à Zurich réjouit. Les Suisses n'ont pas de bobos à déclarer. Les ligaments croisés du genou gauche de Tranquillo Barnetta avaient cédé après un attentat d'Arfek lors de l'expédition précédente en 2004. «Les joueurs se sont battus, ils ont été à la limite de leurs forces. Ce match nous a coûté beaucoup d'énergie», poursuit Hitzfeld. Son équipe enchaîne contre le Luxembourg mercredi à Zurich. «Plusieurs éléments ont laissé des kilos dans cette fournaise. Ces conditions ne sont pas une excuse, mais elles restent très particulières.» Les litres de sueur dépensés ne mettent pas en péril la supériorité des Helvètes face aux Luxembourgeois. Les bleus colorent plus le mental que les jambes. «Les joueurs ont ressenti une grande déception, mais le moral n'est pas affecté», assure le sélectionneur. «Nous restons en bonne position dans la course à la qualification. La Suisse sera devant au final.»
Un journaliste tessinois voit dans l'élan offensif de Ludovic Magnin le principal fauteur de troubles de la dernière demi-heure. «Les buts sont venus des deux côtés», plaide Hitzfeld. «Je suis content de Magnin. N'oubliez pas qu'il affrontait Benayoun, c'était l'un des devoirs les plus difficiles. Il faut également voir qui se trouve devant le défenseur pour doubler quand il est constamment confronté à des duels un contre un avec son attaquant.» Le nom du transparent Barnetta reste sous-entendu. La question suivante oblige la précision. «Il lui manque du rythme, deux mois de jeu sans blessure, pour retrouver le vrai Barnetta.» Ce constat amènera-t-il des changements contre les Luxembourgeois? «En parler précisément est prématuré. Mais je pense apporter quelques modifications. Nous disposons de très bons joueurs sur le banc. La concurrence et les changements stimulent un groupe», conclut Ottmar Hitzfeld.
Retour à l'index
Ces dépêches-nouvelles sont uniquement destinées à un usage personnel. Toute reproduction, publication, archivage dans une banque de données, utilisation à des fins commerciales ainsi que transmission de celles-ci à des tiers n'est pas autorisées. news: ATS / photo: Keystone
Rédaction sportive