ULI WINDISCH professeur en sociologie, communication et médias à l'Université de Genève
Beaucoup de choses ont été dites sur le ministre allemand Steinbrück, mais pas assez sur le fait qu'il s'agit en fait d'un idéologue socialiste typique. Il ne faut jamais oublier que les socialistes comme les communistes veulent changer l'homme et la société, de manière plus ou moins radicale. Or, on devrait maintenant savoir à quoi mène cette volonté aveugle et fanatique de vouloir révolutionner radicalement l'homme et la société. On ne le rappellera jamais assez: 50, 100 millions de morts. Le vaccin n'a-t-il pas été suffisamment puissant pour que l'on soit enfin guéri de cette illusion meurtrière?
Donc, que fait-on quand on n'arrive pas à changer l'homme et la société autant qu'on le voudrait? Plutôt que de passer à l'autocritique, on s'en prend aux Autres; c'est en eux que réside le mal, parfois le mal absolu, que l'on a si souvent cherché à annihiler. Accuser les Autres et généraliser: deux mécanismes idéologiques de base. Le démagogue en chef s'en prend à LA Suisse, Aux Suisses, qui deviennent en plus des criminels puisque l'évasion fiscale est devenue «criminelle». Jamais on n'admet la faillite de sa propre incompétence et de certaines illusions socialistes (certaines formes de la social-démocratie réformiste ont connu des succès et j'ai voté pour certains de leurs représentants).
Le déficit de l'Allemagne est-il de 80 milliards? On dira que la Suisse lui est redevable de 100 milliards! Il fait bon taper sur la petite Suisse, mais sur les pratiques scandaleuses anglaises et américaines on se tait. A la plus vile démagogie s'ajoutent la peur et la lâcheté.
Nous n'allons pas nous abaisser à la même démagogie et vulgarité, en rappelant «Aux» Allemands qu'ils ont l'habitude de s'en prendre aux Autres et aux minorités jusqu'à les exterminer par millions et qu'ils se sont acharnés à construire des camps de concentration et des fours crématoires de plus en plus «performants» pour éliminer de plus en plus de Juifs et de plus en plus vite. Ou encore que Hitler était socialiste avant de devenir nazi.
Mais si le socialisme revient à tabler sur les bas instincts, il faut espérer que le pic à glace électoral le frappera.
En attendant on peut toujours recommander de ne plus voter pour les socialistes et les Verts qui ne sont pas capables de défendre fermement notre pays, pays qui n'est certes pas parfait mais qui a constamment le souci de s'autocorriger plutôt que d'accuser les Autres?
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