VoileNormalement, la Coupe de l'America est un moment fort qui vient conclure plusieurs années de préparation. La 33e édition du plus vieux trophée sportif du monde, qui opposera dès lundi à Valence Alinghi à BMW Oracle, n'est pas du même acabit. Querelle entre defender et challenger oblige.
Toujours attaqué en justice par le défi américain au sujet de la "nationalité" de ses voiles, le syndicat genevois défendra son aiguière d'argent avec une menace planant au-dessus de sa tête.
Car, même en cas de victoire, la Cour de l'Etat de New York pourrait, par la suite, inverser la décision sportive.
La 33e Coupe de l'America se disputera sous protêt américain. Compte tenu du fait que le litige judiciaire entre Alinghi et Oracle dure depuis l'été 2007, le nom du vainqueur définitif pourrait bien être incertain longtemps encore, même si la justice a assuré statuer dans l'affaire le 25 février.
Avant d'envisager ce scénario - qui fera la part belle aux avocats -, les deux équipages devront en découdre sur l'eau, au large de la Darsena de Valence. Enfin ! L'enjeu est de taille: quel ego milliardaire l'emportera, celui d'Ernesto Bertarelli, le fondateur d'Alinghi, ou celui de Larry Ellison, le patron d'Oracle ?
Autre regard, mêmes dichotomies. Le savoir-faire helvétique face à la technologie US. Catamaran versus trimaran. Voile souple contre aile rigide. A Valence, les opposés chercheront à se mettre d'accord. Une fois n'est pas coutume.
Match dans le match, Ernesto Bertarelli luttera contre une organisation dirigée par Russell Coutts, de retour dans une compétition où il était persona non grata en 2007, après s'être fait virer par le defender genevois. Et le Néo-Zélandais, vainqueur de l'aiguière en 2003 aux côtés de Bertarelli et de bon nombre de marins d'Alinghi, ne manquera pas une telle opportunité de régler ses comptes. Bertarelli va par ailleurs barrer conjointement Alinghi avec Loïck Peyron. "C'est un honneur pour moi de partager la barre" avec Peyron, a déclaré Berterelli, précisant que "dans certaines conditions il va plus vite, dans d'autres je me débrouille".
Difficile alors d'imaginer que le match se déroule sans passion, sans controverse, sans esclandre. Même son format - au meilleur des trois régates - est fait pour que la pression soit à son maximum dès les premiers bords.
L'incapacité du defender et du challenger de trouver un accord a toutefois une autre conséquence regrettable: les parcours, pré-déterminés, ne laisse que peu de place au match racing, subtil mélange de tactique, d'audace et d'opportunisme qui a fait la gloire de la Cup.
Dès lundi, si le vent le permet, il s'agira d'aller vite. Très vite. La première et l'éventuelle troisième régates (lundi 8 et vendredi 12) consisteront en un simple aller-retour, tandis que la deuxième (mercredi 10) aura lieu sur un triangle équilatéral. La rumeur veut qu'Alinghi 5 soit plus performant en petit temps, alors qu'USA 17 serait très rapide par vent soutenu (on parle d'une pointe de vitesse de 40 noeuds, soit 74 km/h atteinte à l'entraînement). Coutts a estimé que le duel allait être très serré entre les deux monstres des mers: "c'est 50/50 à mon avis et, avec du petit temps, Alinghi peut gagner, sinon c'est nous avec de la brise".
Le vent, justement, sera un facteur clé. Ne serait-ce que pour le tenue des régates. Alinghi a récemment perdu son dernier combat concernant le réglement, lui qui voulait imposer une limite maximale de 15 noeuds pour régater. La décision se fera finalement, au jour le jour, sur décision du jury de course. Voilà encore une énième possibilité pour les deux rivaux de prolonger la dispute. Mais sur l'eau, cette fois-ci...
Symboles parfaits du gigantisme dispendieux qui a opposé technologiquement Alinghi et BMW Oracle, les deux bateaux qui vont s’affronter dès lundi à Valence, pour la 33e Coupe de l’America, sont de vrais chefs-d’oeuvre. Détails de ces monstres des mers aussi sophistiqués que des Formules 1.
ALINGHI 5
USA 17
ALINGHI (defender)
BMW ORACLE (challenger)
le gros problème est le suivant:à quel cabinet d'avocats attribuer la coupe ??? Il est regrettable d'en arriver là, une régatte se gagne sur l'eau,à la force des bras,en tactique et bien sur en thecnologie, le reste c'est de la foutaise et combat de fric.Alinghi avait proposer un minimum de vent c'est le réglement (qui peut être changé par le détenteur)les autres n'ont qu'à gagner pour le changer, ce que n'ont pas oublié de faire les américains en leur temps, américain soit dit en passant qui deviennent bien petit à mes yeux de jours en jours avec leur façon de procédurier à outrance et ce n'est pas qu'en régattes. Je serai quand même devant l'écran pour voir la PATEE que và leur mettre Alinghi
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