L'équipe suisse de football a entamé hier soir sa campagne de qualification pour le prochain championnat d'Europe qui se disputera en 2012 en Ukraine et en Pologne. Quelle aura été l'attitude de la Nati face à l'Angleterre? Peu importe, le résultat qui m'intéresse ici, c'est celui que les joueurs ont obtenu lundi autour de la table des négociations face aux dirigeants du foot national. Un résultat à six chiffres, qui n'a plus grand-chose à voir avec le jeu.
100 000 francs. C'est le montant de la prime maximale que Frei, Benaglio, Grichting et consorts pourront toucher en cas de qualification. 100 000 francs pour huit rencontres, ça met la partie (90 minutes tout de même...) à 12 500 francs, soit 138,88 francs la minute ou encore 8333 francs l'heure.
En clair: non contents d'être déjà - largement - salariés par leurs clubs respectifs, non contents de se faire chouchouter aux frais de la princesse durant plusieurs jours précédent le match et parfois même après, non contents de bénéficier d'une vitrine internationale pour faire fructifier leur image, ces braves garçons réclament un bonus à la performance.
C'est quand même formidable que joueurs et dirigeants puissent consacrer les dernières heures avant le début d'une grande compétition à se chamailler sur le nombre de zéros après la virgule. Je les imaginais plutôt s'entraînant... Mais bon, si les joueurs font preuve d'autant de détermination et de culot sur le terrain, je ne me fais aucun souci pour la qualification.
Vu le résultat, c’est pas l’argent qui motive nos gars sur le terrain cordialement
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