RÉDACTEUR EN CHEF ADJOINT
La proposition du Conseil fédéral de supprimer la valeur locative et conséquemment de biffer aussi les déductions fiscales liées aux intérêts hypothécaires n'est pas une bonne nouvelle pour nombre de Valaisans propriétaires de leur logement principal. En effet, le Valais est connu pour ses estimations «raisonnables» de la valeur locative, comme le demande d'ailleurs la législation cantonale. Cette valeur locative est ainsi chez nous nettement plus basse que dans les autres cantons où elle correspond la plupart du temps à 100% de la valeur du marché. Conséquence, pour de nombreux propriétaires, les déductions fiscales équivalant aux intérêts passifs sont nettement plus élevées que la valeur locative. Car les gens n'ont souvent pas les moyens financiers suffisants pour faire diminuer rapidement leur dette. Ils gardent ainsi des charges hypothécaires assez lourdes longtemps après l'achat ou la construction de leur logement. Avec la mesure voulue par le Conseil fédéral, ils vont de facto subir une augmentation d'impôt car la déduction des intérêts passifs serait dégressive et donc limitée dans le temps pour les personnes qui acquièrent leur premier logement.
Autre proposition fédérale: un nouvel impôt cantonal sur les résidences secondaires non ou peu louées. Cet impôt qui en remplacerait d'autres va embrouiller les esprits au moment de voter la nouvelle loi cantonale sur le tourisme...
Quelle décision mal à propos que celle-là !!! Voulant priviliégier l'équité fiscale entre locataires et propriétaires, le Conseil Fédéral amène une pierre supplémentaire à l'édifice de la discrimination fiscale. Comment peut-on dès lors encore s'étonner de la faible proportion de citoyens suisses propriétaires de leur logement dans notre pays. Nos 7 sages seraient-ils donc tous locataires ? Quant au nouvel impôt sur les résidences secondaires, il va sans dire qu'il est de mauvais aloi dans notre canton et qu'il va dans le même sens que la farfelue et inappropriée "Lex Cina"....
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