L'institution d'un avocat des animaux part d'une bonne intention, mais l'initiative de la Protection suisse des animaux suscite le malaise. S'il va de soi que la société a la responsabilité d'empêcher les mauvais traitements contre les animaux, cela ne signifie pas pour autant que ceux-ci doivent être traités comme des êtres humains. Le Code civil reconnaît que les animaux ne sont pas des choses, mais ils ne sont pas non plus des personnes. Sinon, nous ne nous permettrions pas de nous en offrir une tranche pour notre dîner! En créant un avocat des animaux, on cède à la confusion des genres.
La sensibilité croissante à la protection des animaux est un phénomène lié à l'urbanisation de notre société. Rempart contre la solitude ou dernier lien avec une nature idéalisée, l'animal répond à des besoins affectifs. Cette évolution a été prise en compte par le législateur. Preuve en est l'ordonnance sur la protection des animaux qui exige un compagnon pour les perruches ou les cochons d'Inde. Il y a cependant des limites à ne pas dépasser. Seuls les activistes de la cause animale refusent d'accepter que l'homme ait plus de droits que l'animal. L'homme n'est pas un mammifère comme les autres. C'est un mammifère qui est conscient de sa condition et c'est aussi un prédateur. La nature est ainsi faite que le carnivore chasse l'herbivore. L'homme n'empêche le loup d'approcher de ses agneaux que pour mieux les réserver à son seul usage.
Entièrement d'accord avec lilith. D'abord qui affirme que l'homme a + de droits que l'animal. Lui-même...il s'autoproclame roi de l'univers....et la détruit....car incapable de penser à autre chose qu'au profit. Belle leçon de morale !!!
L'homme a peut-être plus de droits que l'animal, mais le seul droit inaliénable à toute espèce est le droit à la vie ne vous en déplaise. Le problème c'est que l'homme s'est donné TOUS les droits dont celui de détruire sans limite le monde dans lequel il vit et tous ceux le qui partagent. "Produire" des animaux, c'est-à-dire des êtres sensibles, comme de vulgaires produits de consommation n'a rien de naturel et évoquer la nature dans un monde totalement dénaturé est pour le moins inapproprié. Et quand on voit l'évolution de l'humanité, on est en droit de se demander qui est le plus conscient de sa condition.
Retour à l'index