SYMPOSIUM INTERNATIONAL DU TOURISMELe Valais a profité de la 12e édition de la manifestation pour se présenter dans la grande station française.
Chamonix accueille la 12e édition du Symposium international du tourisme, ITS, après Zermatt l'an dernier. L'occasion pour le Valais du tourisme hivernal de se profiler hors de ses frontières à travers une grande opération marketing auprès de décideurs de la branche. En effet, comme chaque année, l'ITS a reçu des personnalités de premier plan. Les intervenants peuvent justifier d'une expérience de plusieurs décennies à la tête de grandes stations ou d'importantes compagnies du secteur, voire de banques impliquées dans le financement du tourisme tant sur le plan immobilier que celui de la construction et de la rénovation des installations de remontées mécaniques. Valais Tourisme se devait de profiter de cette occasion pour faire connaître ses atouts particuliers. Opération réussie. Deux salles du centre de congrès Le Majestic arboraient les couleurs valaisannes tout au long des trois jours du symposium. Prospectus et dépliants vantaient notre offre. Au-delà de cette image certes importante, les promoteurs valaisans ont particulièrement profité de la journée de mardi, qu'ils parrainaient, pour nouer des liens et partager des expériences avec des responsables au plus haut niveau de toutes les branches touristiques.
Atout important du symposium, la possibilité de comparer les modèles d'affaires mais aussi les résultats que ceux-ci génèrent. Comme les années précédentes, cette 12e édition a vu des spécialistes venus de toute la planète évoquer leur conception du tourisme, en grande partie hivernal, mais aussi annuel.
Nouveauté en 2010, les conséquences de la crise et les différents moyens mis en oeuvre pour les contrer. Si, dans le détail, il existe quelques différences entre l'Amérique du Nord, le Japon et l'Europe, dans les grandes lignes, les réflexions se rejoignent.
Dans ce domaine l'innovation, bien sûr, doit jouer un rôle important. Le symposium présente d'ailleurs chaque année des nouveautés appelées à améliorer le confort du touriste tant sur les pistes que sur le plan des réservations ou autres facilités pratiques. Les professionnels y trouvent aussi leur compte en termes de communication de leur offre. Autre élément important, la rénovation des remontées mécaniques pour ne pas suivre l'exemple du Japon qui n'a rien fait depuis trente ans et dont le nombre de journées-skieur a chuté de moitié ces dernières années.
Le symposium permet aussi aux professionnels du tourisme de prendre connaissance des résultats de la concurrence, de les comparer avec les siens et d'essayer de comprendre les raisons des succès et des échecs. De tous ces chiffres, il ressort une grande tendance: les lits froids freinent le développement touristique. Tous les intervenants préconisent leur diminution. Et de citer l'exemple de la France dont le tourisme hivernal a connu une forte croissance depuis l'instauration d'un système de logements de vacances subventionnés à condition que les propriétaires les louent un certain nombre de semaines par année. Autre chiffre remarquable, celui de l'Autriche qui ne compte que 15% de résidences secondaires contre 50% en Suisse. Chez notre voisin, le ski a connu un développement beaucoup plus rapide que chez nous.
La Chine, la Corée du Sud, l'Inde, voilà l'eldorado dans lequel les acteurs du tourisme européen veulent puiser les clients de demain. Certes, ces pays comptent des bassins de population immenses et chaque année, un nombre plus important de leurs ressortissants accède aux moyens financiers qui leur ouvrent la porte du ski. Mais, ces pays construisent aussi des stations. Et, certaines d'entre elles n'ont rien à envier aux nôtres si l'on exclut les destinations de prestige ou qui disposent d'atouts paysagers ou climatiques uniques. Seule solution pour attirer cette nouvelle clientèle, un service adapté à leur culture, à leurs habitudes.
Les jeunes skient moins chez nous qu'il y a quelques années. Le nombre de leçons de ski diminue. D'ici à une décennie, cela se traduira par un déficit de clientèle. De plus, la génération des «baby boomers», qui compte de nombreux skieurs, commence à abandonner ce sport pour des raisons d'âge. La constatation touche aussi l'Amérique du Nord. Cette tendance a encore été aggravée par la crise, mais a commencé avant elle. Elle constitue la principale source d'inquiétude des dirigeants de stations de ski, avant le réchauffement climatique.
«Si nous n'agissons pas, dans dix ans, nous aurons perdu la moitié des journées-skieur actuelles. Les problèmes climatiques, eux, ne surgiront pas avant une vingtaine d'années», explique Michael Berry, président de la National Ski Areas Association, USA. Donc, quel que soit le modèle de gestion des stations, le travail des responsables doit avant tout porter sur la conquête d'une nouvelle clientèle. Les intervenants du symposium proposent diverses pistes: événements exceptionnels dans les lieux de villégiature, aide des collectivités publiques, mais, surtout, offre adaptée aux exigences du XXIe siècle, qui ne sont plus les mêmes qu'il y a dix ans ou plus. Et, là, pas de mystère, il faut rénover ou changer les vieilles installations.
Je me réfère à votre article : La Chine, la Corée du Sud, l'Inde, voilà l'eldorado dans lequel les acteurs du tourisme européen veulent puiser les clients de demain. Je relève un oubli : la RUSSIE - Cette clientèle est passablement présente à CHAMONIX -
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