CRANS-MONTANALa Sixième Dérision, pastiche de «La Sixième Dimension», bimestriel du Haut- Plateau, utilise l'humour comme arme de dérision massive.
Après la disparition du journal satirique «Bibi-Fric-Hautain» il y a quinze ans, la station de Crans-Montana est restée longtemps orpheline de la gaudriole carnavalesque. L'attente est terminée! Une équipe de joyeux drilles a pris la relève et a pastiché «Sixième Dimension», le bimestriel indépendant édité par les six communes du Haut-Plateau, Crans-Montana Tourisme et Crans-Montana-Aminona remontées mécaniques S.A.
Pour la deuxième année d'affilée est sorti de presse «La Sixième Dérision», une revue pleine de blagues, abondamment illustrée, qui donne dans la satire, la grivoiserie, la gauloiserie et le pamphlet.
Quelle est la réaction de la journaliste Danielle Emery-Mayor? «En tant que rédactrice en chef de «La Sixième Dimension», j'ai trouvé qu'appeler le journal satirique «La Sixième Dérision» ne manquait pas d'humour! Le titre était déjà un bon début... J'ai évidemment accepté d'annoncer sa parution dans nos colonnes. Un peu d'humour, même si parfois il est grinçant, ne peut pas nous faire de mal, pourvu qu'il ne blesse pas et ne porte pas atteinte à la vie privée. J'avoue avoir bien ri en lisant l'éditorial de «La Sixième Dérision» et, surtout, en parcourant les affiches de films customisées à la sauce locale, de même que la rubrique des sosies.»
Ce magazine est né de la rencontre de six copains emmenés par le rédacteur en chef autoproclamé répondant au pseudonyme de Léon Kohler (Lé en colère). «On se réunit une fois par mois pour le préparer, collecter les blagues et les petites histoires locales. L'effet de groupe joue un rôle important. Chaque fois que l'un d'entre nous avance un gag, les autres en rajoutent !»
Cette année, les premiers 1000 exemplaires se sont vendus en quelques jours. Une réédition est prévue pour cette fin de semaine. Les blagues et les parodies ciblent les personnalités et les citoyens de toutes les communes. Cependant, comme nous l'a fait remarquer un touriste: «Il faut être de l'endroit pour bien comprendre les histoires!» La revue fait une large place à l'image truquée.
Que risquent les initiateurs? «L'an dernier, une autorité communale voulait nous tirer «les oreilles», mais ses collègues du conseil avaient trouvé le witz si épatant qu'il n'a pas osé», affirme Léon Kohler. «L'équipe rédactionnelle se protège.
D'abord, nous avons demandé une autorisation au secrétariat de l'association des communes (ACCM), autorisation qui ne nous est pas parvenue, le secrétariat n'ayant jamais répondu... Ensuite, nous soumettons nos textes à un juriste et à un journaliste. Ça nous tranquillise !»
Cible favorite, Gaston Barras jubile du fait que ce journal tourne en dérision le nouveau logo de Crans-Montana «CM» qui se lit «CU». «Je suis heureux que d'autres personnes réagissent. Ce logo nous ridiculise! Bien sûr, je provoque la colère de tous ceux qui le soutiennent! D'ailleurs, si la peine de mort existait encore, il y aurait longtemps que l'on m'aurait coupé la tête!»
Figure incontournable du Haut-Plateau, il réagit bien aux gags le concernant. «C'est normal! Quand on réussit, on s'intéresse à vous!»
L'équipe rédactionnelle travaille gracieusement. «L'an passé, le bénéfice s'est élevé à 2000 francs, montant que nous avons remis à parts égales au mouvement juniors du FC Montana et au Festival de jazz d'Icogne. Cette année, nous le verserons à une autre commune.» Suite en pages 29, 30, 31
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