MARIE-THéRèSE PORCHETLa dame débarque en Romandie avec son nouveau spectacle «Super Porchet». Elle lance sa tournée à Sion, ce soir et demain soir.
«Seize hommes derrière moi, en même temps, c'est pas si souvent.» C'est ainsi que Joseph Gorgoni, alias Marie-Thérèse Porchet née Bertholet, présente les seize musiciens du brass band qui l'accompagnent sur scène pour son nouveau spectacle «Super Porchet». Le coup d'envoi de ce nouvel opus sera donné ce soir à Sion, avant une grande tournée dans toute la Romandie. «Nous aimons bien commencer par le public valaisan; il est chaleureux», souligne, entre deux réajustements pendant la répétition générale, le metteur en scène Pierre Naftule.
Aux Valaisans, donc, l'honneur de découvrir le nouveau show de Mme Porchet. Et, cette année, la blonde dame n'a pas fait les choses en petit. Outre les seize musiciens de brass band qui l'accompagnent, Marie-Thérèse chante et danse avec une énergie égale pendant tout le spectacle. Elle s'essaie même à des imitations de Claude François, Sylvie Vartan, Mireille Mathieu, Charles Trenet ou encore Michael Jackson - sa prestation sur «Billy Jean» vaut le détour. Que Yann Lambiel se rassure, lance-t-elle cependant sur scène, elle ne veut pas lui faire d'ombre. Et pourtant. Elle s'y prend plutôt bien. L'humoriste valaisan peut commencer à s'inquiéter...
La première image du spectacle donne le ton. Marie-Thérèse Porchet apparaît rugissante dans un cercle, comme le tigre illustrant le célèbre logo de la Metro Goldwin-Mayer. Elle brille de mille feux dans son costume bleu roi et ses boucles d'oreilles argentées. Telle la reine du monde.
Mais, sous ce luxe apparent, la crise est bel et bien là. Et Marie-Thérèse devra tout de suite affronter la furie des musiciens de son big band qui ne sont plus payés depuis des mois. Ils décident donc de faire la grève. «C'est qui la patronne ici?» s'énerve alors la dame qui tente tant bien que mal de maîtriser les seize hommes plutôt remontés. Puis elle entonne: «Comme d'habitude, je sens que tout le monde m'en veut.» Mais qu'importe. Mme Porchet a des ressources. Elle fait appel à un banquier et résout momentanément la situation. Même si les musiciens jouent un instant «comme une fanfare, puisqu'ils sont payés comme une fanfare». Sur scène défileront aussi d'autres personnages, comme Nicolas Sarkozy, Brigitte Bardot - «Vous ne trouvez pas que ça sent le pipi?» demandera d'ailleurs Mme Porchet à l'arrivée de BB -, ou encore les représentants d'Henri Dès et Alain Morisod.
Non, décidément, la crise ne semble pas avoir d'emprise sur la dame. Elle continue à pétiller et à balancer son popotin avec bonheur. Même la grippe A n'éteindra pas sa flamme. «Oh Tami, oh Tami, Tamiflu...» chante Marie-Thérèse sur l'air de «Mamy Blue». Et puis, pour se détendre, rien ne vaut une bonne revue de presse. La dame ne s'en prive pas et tacle les journalistes, mais aussi les gens-dont-on-parle dans les médias. Elle ose même donner une pichenette au héros suisse du tennis. «Tiens, là, on annonce que Roger Federer a eu deux filles. C'est bien la preuve que, même hors terrain, il peut faire une double faute!» Touché.
Rythmé et drôle, le nouveau spectacle de Marie-Thérèse Porchet n'a rien à envier aux précédents. Encore une fois, Joseph Gorgoni assure. Et devrait passer entre les gouttes de la crise.
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