12.09.2012, 17:13 - Monde
Actualisé le 12.09.12, 17:21
Une mosquée de Limoges profanée à coups d'excréments
france
Une attaque contre la religion est une attaque contre la république a tonné le ministre de l'Intérieur français Manuel Valls.
Crédit: KEYSTONE
Des inconnus ont bombardé les portes d'une mosquée à Limoges, en France, avec des excréments dans la nuit de mardi à mercredi.
Les portes d'une mosquée à Limoges, en France, ont été profanées avec des excréments dans la nuit de mardi à mercredi. Cet acte a soulevé l'indignation du gouvernement et des représentants de la communauté musulmane.
Selon les enquêteurs, la police a découvert ces dégradations au petit matin, vers 06H30, à la suite de l'appel d'un usager de la mosquée située dans le nord de la ville. Sur place, les policiers ont découvert "des déjections déposées et jetées sur l'encadrement de la porte de l'édifice".
"La scène a été rapidement nettoyée", a-t-on ajouté de même source en soulignant que la Sûreté départementale s'était vu confier une enquête pour "dégradations".
Il s'agit de la seconde profanation en moins de deux mois de la mosquée de Limoges : deux tags néonazis avaient été découverts fin juillet sur la double porte d'entrée.
Les enquêteurs n'écartent aucune piste y compris celle d'un acte isolé sans caractère islamophobe, bien que la mosquée, dotée d'un minaret, apparaisse clairement comme un lieu de culte musulman.
Valls condamne
Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a condamné cette profanation "avec la plus grande fermeté" rappelant que "s'attaquer à une religion, c'est s'attaquer à la République".
Notant une "remontée de la mécanique islamophobe depuis la fin juillet", le recteur de la Mosquée de Paris Dalil Boubakeur a dénoncé ce qu'il a estimé être "plus qu'une profanation". "C'est une souillure, on a cherché à rendre la mosquée impure", a-t-il dit.
Mohamed Moussaoui, président du Conseil français du culte musulman (CFCM), instance représentative de l'islam auprès des pouvoirs publics, a appelé les musulmans de France à "la vigilance", mais aussi à garder "la sérénité face à la multiplication de ces actes de provocation lâches et méprisables".
"Très inquiet face à la recrudescence des actes contre les lieux de culte, le président de l'Observatoire contre l'islamophobie Abdallah Zekri a souhaité que "les communes prennent le problème au sérieux et mettent des caméras devant les mosquées, comme c'est le cas pour les synagogues".
Source: ATS
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