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30.03.2012, 19:56
Actualisé le 30.03.12, 20:04

Fuite de gaz: la torchère brûle toujours en mer du Nord

Total a mis en oeuvre deux interventions "en parallèle" pour stopper la fuite de gaz sur sa plate-forme du champ d'Elgin en mer du Nord. Le groupe s'exprimait pour la première fois dans le cadre d'une conférence de presse à Aberdeen, en Ecosse, cinq jours après l'incident.

Dans le premier scénario, Total veut injecter des boues à haute densité, si les conditions de sécurité permettent d'approcher les lieux. A défaut, deux puits de dérivation seront forés pour soulager la pression du gaz et permettre l'injection des boues pour sceller le puits.

La fuite prend son origine environ 1500 mètres au-dessus du réservoir principal en activité, à 4000 m de profondeur, a-t-il précisé. Le gaz à haute pression s'échappe à hauteur de la plate-forme.

Eteindre la torchère

Le danger serait que ce gaz entre en contact avec la torchère qui brûle le gaz résiduel resté dans la plate-forme après son arrêt. Total espère que la torchère s'éteindra spontanément. Les vols de surveillance effectués jeudi ont montré un affaiblissement de la flamme, a estimé la compagnie.

Le ministère britannique de l'Energie a estimé que l'extinction de la torchère était "une priorité" pour Total. "Tant qu'elle brûle, la torchère pose un risque (...)", a-t-il résumé.

Le groupe Total a révélé vendredi que les premiers problèmes sur le puits G4 de la plate-forme avaient été décelés le 25 février déjà. Le groupe a alors injecté des boues pour étouffer le gaz. "Pendant ce processus, nous avons observé une forte augmentation de la pression suivie d'expulsion de boues et de gaz", a-t-il dit.

Greenpeace se mobilise

L'organisation écologiste Greenpeace a annoncé vendredi qu'elle comptait envoyer samedi un navire de recherches sur la plate-forme en mer du Nord où le groupe pétrolier français Total tente de colmater une fuite de gaz. Pour Greenpeace, Total pèche par manque de transparence.

"Elle mettra à disposition du matériel vidéo et photo", a précisé l'ONG. "Les experts de Greenpeace à bord procèderont à des mesures atmosphériques pour documenter le degré de pollution".