Le 14 octobre prochain, l'électorat valaisan renouvelle les exécutifs des 141 communes du canton. Si l'élection est déjà jouée dans une trentaine de communes, c'est dans les villes que la bataille fait plutôt rage.
L'électorat valaisan renouvelle le 14 octobre prochain les exécutifs des 141 communes du canton, soit un millier de sièges brigués par quelque 1300 candidates et candidats. Mais plusieurs communes peinent à trouver des intéressés.
L'élection est déjà jouée, ou presque, dans une trentaine de communes, surtout haut-valaisannes. Le nombre de candidats y est égal au nombre de siège à pourvoir, voire inférieur pour une dizaine d'entre elles. Une élection complémentaire doit alors avoir lieu.
Un facteur de fusion
Les élections complémentaires se déroulent au scrutin majoritaire, quel que soit le mode de scrutin ordinaire de la commune. Chaque citoyenne et citoyen est éligible, explique Maurice Chevrier, chef du service de l'intérieur de l'Etat du Valais.
Ce déficit démocratique concerne les communes les plus petites. Il a tendance à augmenter et pourrait devenir un facteur de fusion de communes, constate M. Chevrier. Souvent, l'ingratitude est le seul salaire d'un élu dans une petite localité, estime-t-il.
Champs de bataille urbains
A l'opposé, la bataille fait plutôt rage dans les villes. C'est aussi sur ce terrain-là que les partis politiques nourrissent le plus d'ambitions. Surtout que les scrutins des villes est un meilleur indicateur dans l'optique des élections cantonales du printemps 2013.
Les enjeux semblent globalement plus importants pour la droite que pour la gauche. Le PS entend surtout maintenir l'acquis, même s'il espère quelques sièges supplémentaires dans certaines communes de moindre importance.
Le PDC espère se remettre en selle après une série de revers électoraux. Il y a quatre ans, le parti avait perdu les présidences des villes de Sierre et de Sion au profit du PLR. L'an dernier, il a perdu un siège au conseil national. Et nombre d'observateurs annoncent déjà la perte de la majorité absolue au Grand Conseil en 2013.
Montrer ses muscles
Le PLR et l'UDC espèrent profiter de la fragilité toujours plus grande du PDC, avec en toile de fond la bagarre pour un fauteuil à l'exécutif cantonal au printemps prochain. Les deux partis doivent marquer des points et tout se jouera dans les exécutifs des villes.
Le PLR, qui détient les présidences de Sierre, Sion, Martigny et Saint-Maurice, quatre des cinq villes du Valais romand, veut ajouter Monthey à son tableau de chasse. Le PLR entend démontrer qu'il est un vrai parti de gouvernement et qu'il a sa place à l'exécutif cantonal.
En progression constante sur le plan cantonal (2 sièges en 2001, 6 en 2005 et 12 en 2009), l'UDC est à la peine dans les exécutifs communaux. Le parti agrarien, qui a recueilli 17% des suffrages aux élections fédérales 2011, occupe 1% des sièges des exécutifs communaux et uniquement dans de petites communes. Avec des visées sur le gouvernement cantonal, l'UDC doit démontrer sa capacité à être acceptée dans des exécutifs importants.
Les élections communales s'inscrivent ainsi comme le prélude du match électoral cantonal de 2013. Les commentaires sont éloquents, puisqu'il n'en est aucun qui évoque l'échéance électorale du 14 octobre sans parler de la composition du Conseil d'Etat l'an prochain.
Source: ATS

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