Touristes attendus plus nombreux pour la saison hivernale

Cet hiver, le nombre de voyageurs qui choisissent une destination suisse devrait connaître une embellie, particulièrement grâce au vaccin. Une immunisation élevée pourrait assurer une reprise rapide des marchés lointains.
26 oct. 2021, 14:00
/ Màj. le 26 oct. 2021 à 14:00
Cet hiver, les voyageurs devraient être plus nombreux, de Suisse comme des pays étrangers voisins, indique mardi le KOF (illustration).

Le tourisme se remet doucement de la crise brutale infligée par la pandémie de coronavirus. Cet hiver, les voyageurs devraient être plus nombreux, de Suisse comme des pays étrangers voisins, indique mardi le Centre d’études conjoncturelles (KOF) de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ).

Les visiteurs en provenance de pays lointains manquent toujours à l’appel, mais une reprise s’est amorcée à la fin de l’été avec le retour de quelques Européens. Les autochtones restent toutefois «le pilier le plus important de l’industrie du tourisme» écrit le KOF.

Effet de rattrapage

L’été dernier, les nuitées ont été inférieures de 21% au niveau d’avant-crise, grâce au fort soutien de la clientèle helvétique. La demande de l’étranger, même si elle s’améliore, est quant à elle restée à 60% en moyenne de son niveau d’avant la pandémie depuis juillet. 

Bien que les touristes nationaux soient susceptibles de choisir de plus en plus des destinations étrangères pour leurs vacances d’hiver, le KOF s’attend à ce que leurs nuitées soient «nettement plus nombreuses que l’hiver dernier». Le KOF défend son optimisme en raison d’un effet de rattrapage par rapport à l’hiver dernier et de l’avancée des campagnes de vaccination, qui devraient éviter de nouveaux confinements.

Les régions alpines mieux que les villes

La vaccination joue en effet un rôle clé dans la reprise. Le nombre de nuitées des hôtes en provenance des Emirats arabes unis, qui présente un taux de vaccination complète de 85% de la population âgée de douze ans et plus, a ainsi dépassé le niveau d’avant-crise l’été dernier, de bon augure pour la suite. 

Les régions alpines devraient mieux s’en sortir que les villes, alors que le tourisme urbain souffre du déclin du tourisme d’affaires et du manque de touristes non européens.