Climat: septembre 2020, le mois de septembre le plus chaud jamais enregistré

Les températures enregistrées dépassent de presque 1,3 degré celles de l’ère préindustrielle. L’année 2020 pourrait ainsi se placer comme année la plus chaude au monde.
07 oct. 2020, 08:37
/ Màj. le 07 oct. 2020 à 10:56
En Angleterre, ils étaient nombreux à profiter du beau temps à la mi-septembre (archive).

Septembre 2020 a été le mois de septembre le plus chaud jamais enregistré dans le monde, selon le service européen Copernicus sur le changement climatique. 2020 pourrait même détrôner 2016 comme année la plus chaude.

La période de douze mois allant d’octobre 2019 à septembre 2020 se situe à 1,28°C au-dessus des températures de l’ère préindustrielle. Alors que les cinq dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées, ce chiffre rapproche dangereusement la planète du plafond fixé par l’Accord de Paris.

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Le pacte, conclu en 2015 par près de 200 Etats qui se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, vise à contenir le réchauffement sous 1,5°C, ou au pire 2°C, pour limiter les impacts dévastateurs des tempêtes, sécheresses et autres canicules déjà à l’oeuvre.

Mais alors que la planète s’est déjà réchauffée de plus de 1°C, elle gagne encore en moyenne 0,2°C par décennie depuis la fin des années 1970, insiste Copernicus dans son bilan climatique mensuel. Et 2020 ne risque pas d’inverser la tendance, avec déjà les mois de janvier, mai et juin les plus chauds.

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«Au niveau mondial, septembre 2020 a été 0,05°C au-dessus de septembre 2019, jusqu’alors le plus chaud jamais enregistré», indique le service européen. Soit 0,63°C au-dessus de la moyenne de la période 1981-2020.

Les températures ont été particulièrement élevées en Sibérie, poursuivant une vague de chaleur commencée au printemps qui a favorisé des incendies spectaculaires.

Chaleur arctique

La chaleur a été également plus importante que la normale sur l’océan Arctique dans son ensemble, indique le service, qui rappelle que la banquise d’été en Arctique a fondu cette année jusqu’à la deuxième superficie la plus petite jamais enregistrée (après 2012).

 

 

«La combinaison en 2020 de températures record et d’une banquise d’été à un niveau bas souligne l’importance d’améliorer la surveillance dans une région qui se réchauffe plus vite que n’importe où ailleurs dans le reste du monde», a commenté Carlo Buontempo, directeur du service européen sur le changement climatique.

Le Grand nord n’a pas été le seul concerné. Ainsi, l’Amérique du Nord a connu un mois de septembre particulièrement chaud, avec notamment 49°C enregistrés au début du mois dans le comté de Los Angeles, dans une Californie ravagée par les incendies.