Santé
 20.09.2017, 20:00  

Marcher jusqu'à l'école, le pied

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Les enfants ont beaucoup de plaisir à se rendre à pied à l'école avec le pedibus.

 20.09.2017, 20:00   Marcher jusqu'à l'école, le pied

écoliers - Se déplacer à pied jusqu'à l'école, c'est bon pour la santé et la sécurité des enfants. Petite piqûre de rappel à deux jours de la Journée internationale à pied à l'école.

Se rendre à l’école à pied, c’est bon pour la santé, mais aussi pour la sécurité. C’est du moins le message que souhaite passer la police cantonale auprès des enfants et de leurs parents à la veille de la Journée internationale à pied à l’école.

«Moins il y a de circulation autour des établissements scolaires, moins il y a de dangers», souligne Mathieu Vouillamoz, responsable de la prévention et de l’éducation routière à la police cantonale.

Bon pour la santé et le moral

De nombreux enfants se rendent déjà à pied à l’école au quotidien. Souvent, les parents s’organisent entre eux et se relaient pour les accompagner. Depuis plusieurs années, le Pédibus, qui est une campagne de l’ATE (association transports et environnement), est venu renforcer ce système et officialiser certaines lignes jusqu’alors officieuses.

A noter d’ailleurs que le Pédibus célèbrera la Journée internationale à pied à l’école demain à l’école des Collines à Sion. Une fête qui, l’an dernier, avait débouché sur la création d’une ligne officielle de Pédibus à Monthey. «Des parents ont rejoint l’équipe qui s’occupait déjà de la ligne inofficielle. Ils ont pu se répartir les trajets et se décharger un peu», explique Jannick Badoux, coordinatrice du Pédibus en Valais.

Du côté des enfants, c’est la joie. «Ils sont très enthousiastes et heureux de pouvoir se rendre à l’école à pied.  Ils aiment découvrir l’environnement qui les entoure. Ils sont entre copains et s’amusent. Les enfants que j’accompagne ont même rebaptisé toutes les rues où nous passons», note Jannick Badoux.

Marcher, c’est aussi bénéfique pour la santé. «L’OMS invite les enfants à bouger  au moins soixante minutes par jour. En faisant les trajets à pied, ils ont déjà réalisé une bonne partie de cette recommandation», continue-t-elle.

«Les enfants arrivent aussi plus éveillés et se concentrent mieux en classe. C’est du moins le retour que me donnent les enseignants. Ils disent voir une différence avec les enfants qui arrivent en voiture.»

La marche aide aussi à prévenir la survenue de nombreuses maladies chroniques. Elle participe au développement des capacités cardiaques, pulmonaires et musculaires. Elle aide également à maintenir un poids de forme. Marcher permet de libérer le trop-plein d’énergie et apaise. Aussi, l’activité physique est très bénéfique pour la santé physique et mentale des enfants et des adolescents.

Et par mauvais temps?

Sur le papier, ça a l’air sympa, mais comment cela se passe-t-il quand il pleut ou quand il neige? «Cela freine de nombreux parents, c’est vrai. Pourtant, je dis toujours qu’il n’y a pas de mauvais temps, mais uniquement de mauvais équipements. Les enfants qui portent des bottes de pluie et des vêtements adaptés ne seront pas tout mouillés. Ils sont ravis de pouvoir jouer dehors par mauvais temps.

Reste qu’il faut bien sûr se référer au bon sens. Si à l’heure du départ, un orage éclate et qu’il pleut des cordes, il est toujours possible de se concerter entre parents pour annuler le trajet et d’amener les enfants en voiture», note Jannick Badoux.

Enfin, côté sécurité, les adultes pourront apprendre les bons comportements aux petits aux abords de la route. La police recommande d’accompagner les enfants jusqu’à l’âge de 7 ans. L’adulte doit parcourir plusieurs fois le trajet avec l’enfant dans un premier temps et lui montrer les  endroits dangereux. Avant de s’engager sur la route, il faut s’arrêter, regarder des deux côtés, écouter puis traverser d’un pas décidé.

 

Plus d’infos sous

Le site du Pedibus

Le site de la police cantonale valaisanne

Créer une ligne de Pédibus

En Valais, on compte 16 lignes officielles de Pédibus. «Il existe toutefois plein de lignes inofficielles. De nombreux parents s’arrangent entre eux pour accompagner les enfants à pied sans pour autant créer une ligne Pédibus», explique Jannick Badoux.

«Souvent, ils imaginent que c’est contraignant de mettre en place une ligne. Ce n’est pourtant pas le cas. A partir d’un trajet organisé par semaine, on peut le faire. Nous mettons à disposition du matériel comme des gilets ou des autocollants réfléchissants.

Je réponds volontiers aux parents pour les informer et les accompagner dans la création d’une ligne. Dans un premier temps, il faut que les parents discutent, se regroupent et s’organisent. Ensuite, ils pourront choisir l’itinéraire le plus sûr pour les enfants. Ils définissent des horaires et souvent créent un groupe WhatsApp pour gérer la ligne, les absences ou les imprévus», continue Jannick Badoux.

Plus d’infos: www.pedibus.ch/pedibus/lancement


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