Jeux olympiques d'hiver 2026
 30.07.2017, 17:00  

"Il n'y a pas de mauvaises surprises dans le dossier de Sion 2026", selon Jean-Philippe Rochat

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Jean-Philippe Rochat,  président de Sion 2026,  aborde la suite du processus avec sérénité.

 30.07.2017, 17:00   "Il n'y a pas de mauvaises surprises dans le dossier de Sion 2026", selon Jean-Philippe Rochat

JO 2026 - Alors que l'échéance pour rendre le dossier de candidature de Sion 2026 au Conseil fédéral arrive ce lundi 31 juillet, le président Jean-Philippe Rochat dresse les contours d'un projet qu'il juge "solide" et évoque les prochaines échéances.

Le dossier de candidature de Sion 2026 sera entre les mains du Conseil fédéral cette semaine. Alors que le délai était fixé à ce lundi 31 juillet, une présentation orale aux instances fédérales est prévue ce mercredi et le dossier écrit sera lui rendu vendredi. Le processus de candidature entre donc dans sa phase politique et sera suspendu à la décision de soutien, ou non, du Conseil fédéral attendue pour la fin septembre....

Le dossier de candidature de Sion 2026 sera entre les mains du Conseil fédéral cette semaine. Alors que le délai était fixé à ce lundi 31 juillet, une présentation orale aux instances fédérales est prévue ce mercredi et le dossier écrit sera lui rendu vendredi. Le processus de candidature entre donc dans sa phase politique et sera suspendu à la décision de soutien, ou non, du Conseil fédéral attendue pour la fin septembre. Sans pouvoir encore dévoiler les détails du dossier – celui-ci étant soumis à l’examen des autorités – le président de Sion 2026 Jean-Philippe Rochat évoque une «candidature solide» qui ne s’écarte pas des contours initiaux.

Jean-Philippe Rochat, ce dossier était très attendu notamment du point de vue financier. Quels montants faudra-t-il engager pour Sion 2026?
Tous les points de notre étude de faisabilité montrent que les chiffres articulés jusqu’ici étaient correctement évalués. (ndlr : le budget opérationnel de Sion 2026 se monte à 1,6 milliards.) Nous avons été très prudents sur les recettes éventuelles notamment en raison de l’abandon du village olympique de Collombey qui devait rapporter un certain nombre de produits immobiliers. Il y a passablement de constructions temporaires sur lesquelles nous devons compter mais nous sommes dans la fourchette annoncée et nous allons désormais voir ce qu’en pense la Confédération. Il n’y a pas de mauvaises surprises. Dès le 16 août, la ville de Sion, les cantons et Berne ont coordonné des rendez-vous sur ce sujet.

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Mais avez-vous formulé une demande précise de contributions publiques ?
Ce sera à la Confédération de dire à quelle hauteur elle entend s’engager et si elle prend en considération ou non les frais de sécurité hors des sites. Mais si cela devait rester dans la fourchette évoquée de 800 millions à 1 milliard, ce serait pleinement en phase avec nos attentes. Je dois d’ailleurs rappeler que notre budget est nettement inférieur à celui de la candidature grisonne de 2022 – estimée à plus de 3,5 milliards – et pour laquelle la Confédération s’était engagée à hauteur d’1 milliard. Nous réfléchissons également à investir dans une fondation pour garantir l’utilisation post-olympique des sites. (ndlr: sur le modèle de Salt Lake City.)

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L’abandon du village olympique de Collombey était un changement important, quelles sont les autres options?
Le village principal, de taille réduite, sera à Sion et des hébergements olympiques sont prévus à Lausanne, Berne et dans la vallée de Conches ainsi qu’à proximité immédiate de sites. Le dossier laisse plusieurs options possibles.

Qu’en dit le Comité International Olympique (CIO), c’est une solution faisable?
Absolument. C’est d’ailleurs l’autre point positif qui a évolué ces dernières semaines. Les contacts avec le CIO sont de plus en plus étroits et celui-ci a manifesté son envie de s’impliquer plus fortement avec les villes candidates. Tous les contacts que nous avons avec eux jusqu’à aujourd’hui montrent d’ailleurs que notre dossier tient la route et qu’il est jugé crédible.

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Outre le village olympique, il y a donc toujours deux infrastructures sportives à construire soit un tremplin de saut à ski et un anneau de glace. Qu’en dit le dossier ?
La patinoire de vitesse fait également l’objet de plusieurs options puisque son coût serait relativement élevé. Nous songeons donc à une infrastructure en plein air ou, si cela ne devait pas être possible, d’occuper un site existant à l’étranger. Là encore, le CIO nous a confirmé que c’était une éventualité possible. A ce propos, le CIO a décidé de son processus pour les candidatures de 2026 et il accompagnera les villes dès le mois de septembre pendant une année contre six mois auparavant.

Et qu’est-ce que cela change concrètement ?
La phase de candidature internationale ne durera qu’une année au lieu de deux, soit d’octobre à 2018 à octobre 2019. Cela rend ce processus moins onéreux. Et il se pourrait que le CIO décide déjà lors de sa session de Buenos Aires en octobre 2018 des villes qui participeront à cette phase finale, après les avoir accompagnées durant une année.

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Mais cela est-il compatible avec le calendrier politique suisse qui, on le rappelle, ne prévoit pas de décision finale aux chambres avant décembre 2018. Et ce, sans parler d’un référendum qui doit encore être fixé?
Dans un monde idéal il faudrait effectivement avoir les décisions politiques avant cette échéance mais ce ne sera pas possible. Selon les dernières discussions, le Conseil national se penchera sur l’objet en septembre 2018 et le Conseil des Etats en novembre. Par ailleurs, la date du 25 novembre 2018 a été arrêtée pour d’éventuels référendums dans les cantons concernés. L’avantage, c’est que la période d’incertitude avant de débuter une éventuelle campagne internationale ne durera que deux mois.

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Un dernier mot sur les adversaires de Sion 2026. Après Stockholm, c’est Calgary qui semble faire un pas de retrait pour des motifs financiers. Ce n’est pas rassurant ?
Très honnêtement, les montants articulés du côté de Calgary sont très élevés et je ne sais pas précisément à quoi ils se réfèrent et s’ils concernent des investissements externes aux Jeux Olympiques. Mais en comparaison avec le dossier d’Innsbruck qui est le concurrent sur lequel nous avons le plus d’informations, son budget est chiffré à 1,3 milliard et les sites sont nettement plus dispersés. La région votera le 15 octobre de cette année et nous aurons un signal clair.


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