Foire du Valais 2017
 06.10.2017, 09:17

Vivre tue: le retour sur la semaine de Stéphanie Germanier

Abonnés
chargement
Stéphanie Germanier, journaliste au "Nouvelliste".

 06.10.2017, 09:17 Vivre tue: le retour sur la semaine de Stéphanie Germanier

Il y en a qui ont levé le poing parce que l’affiche de la Foire faisait de l’humour avec Fidel Castro. D’autres ont toussoté à la lecture d’une double page enfumée par deux passionnés de cigares. Nous n’avons pas encore reçu de courrier rapport à une indigestion de foie gras étalé sur 3500 caractères, mais certains ont déjà mal...

Il y en a qui ont levé le poing parce que l’affiche de la Foire faisait de l’humour avec Fidel Castro. D’autres ont toussoté à la lecture d’une double page enfumée par deux passionnés de cigares. Nous n’avons pas encore reçu de courrier rapport à une indigestion de foie gras étalé sur 3500 caractères, mais certains ont déjà mal dégluti en lisant le pompette parcours d’un foireur embrumé dans un grand format.

Penser qu’on peut rire d’un révolutionnaire, c’est mal. Fumer, c’est pas bien. Manger du foie gras, c’est moche et abuser de l’alcool n’a jamais rendu qui que ce soit meilleur. 

A se demander s’il ne faudrait pas interdire la Foire du Valais. En tout cas en cette période d’annonce de la hausse des coûts de la Santé. On pourrait répondre oui, si le Groupe Mutuel et son millier d’employés de Martigny, qui nous serinent qu’on pourrait payer moins si on vivait mieux, ne prolongeaient pas la vie de la manifestation en y laissant leur salaire de septembre. 

Autre parade qui pourrait traverser les esprits détoxifiés: maintenir la Foire mais interdire aux médias de tartiner sur les plaisirs de la bouche par éthique préventive et orthodoxie comportementale. Mesurette sans effet… Car il y en aurait malgré tout pour trouver injuste de tuer des vachettes pour en faire des fauteuils ou aberrant de faire la démonstration de la vigueur d’un robot ménager avec des concombres non bios.

Ultime solution alors, laisser la Foire faire la foire, mais ne pas y aller. C’est sûrement l’option retenue par les râleurs. Des absents qui, à distance, peuvent pester comme s’ils y étaient contre les volutes qui empestent et qui ont des hauts le cœur à la pensée du gras d’un foie tout en se félicitant d’épargner le leur en sirotant du thé vert sur leur sofa en coton Fairtrade. 

Vivre tue. Alors autant se laisser vivre. Personnellement. Mutuellement. De temps en temps. En attendant.


Vous avez lu gratuitement
une partie de l'article.

Pour lire la suite :

Profitez de notre offre numérique dès Fr 2.- le 1er mois
et bénéficiez d'un accès complet à tous nos contenus

Je profite de l'offre !
Top