FC Sion
 19.05.2017, 00:01  

Une marche de Genève à Sion pour une Coupe

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Lucette et ses amis ont vécu une belle aventure au début des années 80.

 19.05.2017, 00:01   Une marche de Genève à Sion pour une Coupe

FOOTBALL - Lucette Sora Rudaz a honoré un pari fou après une victoire du FC Sion en finale. Avec passion et courage.

L’évocation du FC Sion branche tout de suite Lucette Sora Rudaz sur le moment le plus fort de sa vie de supportrice. La date précise lui échappe. «C’était au début des années 1980, nous avions fait le pari de nous déplacer à pied de Genève à Sion si l’équipe gagnait la Coupe. Elle l’a fait et nous avons tenu...

L’évocation du FC Sion branche tout de suite Lucette Sora Rudaz sur le moment le plus fort de sa vie de supportrice. La date précise lui échappe. «C’était au début des années 1980, nous avions fait le pari de nous déplacer à pied de Genève à Sion si l’équipe gagnait la Coupe. Elle l’a fait et nous avons tenu parole, se souvient la résidente genevoise. Le projet initial rassemblait douze personnes, un groupe qui suivait le FC soit en se rendant au stade, soit à la télévision, mais les désistements ont été assez nombreux. Nous nous sommes retrouvés à quatre au départ, équipés de sacs à dos.» Le périple s’effectue sur les rives suisses du lac Léman. «Il n’était pas question de passer par la France, c’était une affaire nationale. L’objectif était de parcourir vingt-cinq à trente kilomètres tous les jours. Nous balisions le trajet pour que mon mari nous retrouve. Il nous rejoignait en voiture, il assurait le ravitaillement et il filait devant pour réserver une chambre dans un hôtel ou dans une auberge pour la nuit. Le premier jour nous sous sommes arrêtés à Nyon.» La Chalaisarde d’origine vit au bout du lac depuis 1973. «Nous tenions un restaurant. Cela m’avait donné la liberté de prendre les jours de congé nécessaires. Mon mari, en début de journée, et le personnel assurait les services. Les clients suivaient notre progression sur une carte où l’on plantait des épingles au terme de chaque étape.» Sa mémoire n’a pas retenu la durée exacte de la balade pédestre. «Tout était clair entre nous. Si quelqu’un flanchait, nous aurions tous renoncé à terminer la marche.» Le courage et l’endurance les conduisent jusqu’à Sion. «C’était génial. La femme de Tchettchet, Michel Follonier, nous a réservé un superbe accueil aux Mayennets, leur restaurant de l’époque.» La nonagénaire n’a jamais adopté le grenat servettien malgré ses quarante de vie genevoise. «Oh non, surtout pas. Je suis toujours les matchs du FC Sion, mais je ne peux plus me déplacer. J’ai des neveux en Valais, mais ils ne sont pas très foot.» Très engagé dans la vie sportive locale, Stéphane occupe quand même la présidence du football club Chalais. stéphane fournier


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