FC Sion
 17.01.2017, 00:01  

Les têtes pensantes du milieu

Abonnés
chargement
Pour la première fois, Grégory Karlen et Vincent Sierro vivent un stage de préparation avec le statut de titulaires potentiels.

 17.01.2017, 00:01   Les têtes pensantes du milieu

FC SION - Grégory Karlen et Vincent Sierro animent le jeu du FC Sion en ligne médiane et consacrent leur temps libre à des études universitaires en économie.

Grégory Karlen et Vincent Sierro nourrissent des faux airs de jumeaux. Si la ressemblance physique se ferait à l’insu de leur plein gré, les points communs sont nombreux entre les deux joueurs du FC Sion. Même classe d’âge, 1995 avec un jour de naissance fixé au 30 janvier pour le premier et au 8 octobre pour le cadet, même...

Grégory Karlen et Vincent Sierro nourrissent des faux airs de jumeaux. Si la ressemblance physique se ferait à l’insu de leur plein gré, les points communs sont nombreux entre les deux joueurs du FC Sion. Même classe d’âge, 1995 avec un jour de naissance fixé au 30 janvier pour le premier et au 8 octobre pour le cadet, même poste sur le terrain, au côté de Veroljub Salatic en ligne médiane depuis l’arrivée de Peter Zeidler à la tête de l’équipe valaisanne, et même filière de formation hors des pelouses de football, celle d’études universitaires à distance en économie. Pour la première fois de leur carrière, ils vivent un stage de préparation avec le statut de titulaires potentiels pour le deuxième tour. Les deux Valaisans évoquent tous ces thèmes entre deux séances d’entraînement à La Manga.

Comment Grégory Karlen et Vincent Sierro vivent le camp d’entraînement 2016 du FC Sion?

Karlen: Tout se passe bien, aucun bobo. Nous travaillons bien avec les nombreux jeunes qui intègrent le groupe.

Sierro: Une douleur m’embête au tendon d’Achille gauche, j’espère qu’elle ne s’éternisera pas. C’est un pépin de reprise.

La présence de nombreux jeunes comme Bertelli, Toma, Da Costa ou Pinga vous fait-elle ressentir plus vieux?

Karlen: Non, absolument pas. On peut dire que nous sommes un peu entre deux âges. Plus sérieusement, nous évoluons simplement avec un effectif très jeune sur ce stage. Ils commencent comme nous l’avons fait un jour avec l’équipe première. Nous devons nous engager comme eux.

Sierro: Nous avons encore de la marge par rapport aux plus anciens du groupe ce qui nous permet de ne pas nous sentir vieux. Nous avons simplement une petite différence avec eux par rapport à notre vécu dans le groupe, mais nous avons aussi encore beaucoup de choses à apprendre. Nous ne pouvons pas nous reposer sur notre vécu.

Leur présence montre-t-elle que votre statut a changé et que vous avez franchi un palier?

Karlen: On peut le voir de ce point de vue, mais je préfère ne pas m’enflammer. Le football exige une remise en question permanente. Elle doit être encore plus importante à ce niveau de compétition qu’à tous les autres stades que j’ai connus.

Sierro: Je relativise comme Greg cette acquisition d’un nouveau statut dans l’équipe. Il y a un an et demi, je comptais une apparition en Super League. Dire que je possède un statut supérieur avec une quarantaine matchs en plus demeure prématuré. J’ai gagné en expérience.

L’an dernier, à la même période, vous participiez au camp d’hiver du FC Sion à San Pedro qui se situe à vingt kilomètres. Peut-on comparer les deux expériences?

Karlen: Non, ce stage est un très mauvais souvenir. J’avais fait un camp d’athlétisme. Je revenais de blessure et j’avais effectué toute la préparation à part de l’équipe. C’était dur de courir autour du terrain ou de se retrouver en salle de musculation pendant que les copains touchaient le ballon.

Sierro: J’étais arrivé au camp de San Pedro avec la frustration de ne pas avoir eu beaucoup de temps de jeu. Le stage était l’occasion pour moi de saisir ma chance. Le contexte est totalement différent cette année. J’ai des minutes de jeu et je veux confirmer.

L’Espagne est-elle une destination de rêve pour vous?

Karlen: Oui parce que le soleil est aussi présent qu’en Valais. Blague à part, le championnat recense les meilleures équipes du monde avec Barcelone et le Real Madrid. Le jeu privilégie le ballon. Un foot qui nous convient bien avec Vincent.

Sierro: La réponse de Greg résume tout. L’Espagne, c’est le jeu au sol, le ballon qui court, c’est magnifique. En plus, je suis fan du Real.

La Liga vous tenterait-elle?

Karlen: Elle serait bien pour nos caractéristiques. L’Angleterre et son championnat de folie est aussi une destination de rêve.

Sierro: La Liga et sa passion pour le jeu attirent tous les joueurs, l’Angleterre aussi. La Bundesliga et ses stades pleins permet aussi de vivre des expériences incroyables.

Messi ou Ronaldo?

Karlen: Messi parce qu’il a le génie du foot. Nous avons la chance de voir un joueur capable d’évoluer avec facilité contre n’importe quelle équipe. Il réussit des choses sur le terrain que personne d’autre ne fait en donnant l’impression d’une facilité incroyable.

Sierro: Je préfère ne pas choisir. Ce sont deux génies du foot, l’un dans le talent et l’autre dans le travail.

Les joueurs du FC Sion bénéficient dimanche d’une journée de liberté pour la première fois du stage en Espagne. Le golf du Club La Manga leur tendait les cannes sous les fenêtres de leur chambre. «Toute ma famille s’y est mise, mais je n’ai pas croché», avoue Vincent Sierro. «J’ai pris les polycopiés des cours d’économie avec moi parce qu’un examen m’attend au retour», ajoute Grégory Karlen.

La paire de demis suit une formation universitaire à distance. L’année dernière à San Pedro, partager la même chambre leur avait permis de réviser ensemble l’épreuve programmée à l’issue du stage de préparation. «L’examen porte plus sur la théorie cette fois. Nous avons moins besoin de travailler ensemble les exercices.»

Grégory Karlen réserve une partie de la soirée «après 19 h 30 pour les études». «Nous déconnectons du foot comme ça, explique Vincent Sierro. Mais il n’est pas toujours facile de s’y mettre.»

Dimanche, la Premier League a mis à mal les volontés de se montrer studieux. Le double derby entre les villes de Liverpool et de Manchester figurait au programme. Coup d’envoi avec Everton contre Manchester City à 14 h 30, heure espagnole, puis Manchester United contre Liverpool à 17 heures. «J’ai fait une très longue pause», confesse Vincent Sierro. «J’ai suivi Manchester United, c’est mon club», lâche Grégory Karlen. sf


Vous avez lu gratuitement
une partie de l'article.

Pour lire la suite :

Profitez de notre offre numérique dès Fr 2.- le 1er mois
et bénéficiez d'un accès complet à tous nos contenus

Je profite de l'offre !
Top