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	<title>News - Prix Sommet 2011</title>
	<link>http://www.lenouvelliste.ch/fr/dossiers/prix-sommet-2011/</link>
	<description>News</description>
	<language>fr</language>
	<pubDate>2013-05-26T05:09:52+02:00</pubDate>
	<lastBuildDate>2013-05-26T05:09:52+02:00</lastBuildDate>
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	<managingEditor>info@iomedia.ch (Le Nouvelliste)</managingEditor>
	<webMaster>info@iomedia.ch (Le Nouvelliste)</webMaster>

			<item>
			<title><![CDATA[La 26e édition, placée sous le thème des successions, consacre le passage de témoin de la famille Mathier.]]></title>
			<link><![CDATA[http://www.lenouvelliste.ch/fr/dossiers/prix-sommet-2011/la-26e-edition-placee-sous-le-theme-des-successions-consacre-le-passage-de-temoin-de-la-famille-mathier-1314-207109]]></link>
			<description><![CDATA[<p><div class="encadre" id="encadre1">
	<p>&nbsp;</p>
	<h2>
		La grande ann&eacute;e du vigneron</h2>
	<p>&nbsp;</p>
	<p>JULIEN WICKY</p>
	<p><i>&quot;C&#39;est la victoire de toute une gestion familiale.&quot;</i> Diego Mathier, &agrave; la t&ecirc;te de l&#39;entreprise Adrian &amp; Diego Mathier Nouveau Salquenen S.A., s&#39;est vu remettre hier soir &agrave; la halle polyvalente de Conthey, le Prix Sommet Valais d&#39;une valeur de 10 000 francs.</p>
	<p>Pour cette 26e &eacute;dition, les candidats ont &eacute;t&eacute; jug&eacute;s sur la qualit&eacute; de la succession au sein de la soci&eacute;t&eacute;. L&#39;entreprise viticole ajoute donc une autre prestigieuse r&eacute;compense &agrave; sa collection. Diego Mathier vient en effet de c&eacute;l&eacute;brer son deuxi&egrave;me titre de Meilleur vigneron de l&#39;ann&eacute;e 2010, au Grand Prix des vins suisses. Face &agrave; cinq autres soci&eacute;t&eacute;s concurrentes, le Haut-Valaisan re&ccedil;oit une nouvelle couronne de lauriers. Apr&egrave;s les nombreuses m&eacute;dailles pour ses vins et maintenant la reconnaissance de la meilleure succession, que lui souhaiter de plus? <i>&quot;Nous ne nous sommes jamais attendus &agrave; tout &ccedil;a. Aujourd&#39;hui, la gestion de notre entreprise peut &ecirc;tre compar&eacute;e &agrave; nos crus d&#39;excellence.</i> &quot;</p>
	<p>&nbsp;</p>
	<h2>
		&quot;Une &eacute;tape admirablement pr&eacute;par&eacute;e&quot;</h2>
	<p>&nbsp;</p>
	<p>Adrian &amp; Diego Mathier Nouveau Salquenen S.A. fait partie des 4% d&#39;entreprises suisses enti&egrave;rement familiales, de sa fondation jusqu&#39;&agrave; aujourd&#39;hui. Quatre g&eacute;n&eacute;rations se sont succ&eacute;d&eacute; depuis 1930.</p>
	<p>Y a-t-il une recette magique? <i>&quot;Je ne crois pas qu&#39;il y en ait une. Mon p&egrave;re Adrian m&#39;a admirablement pr&eacute;par&eacute; le terrain. Il a su se retirer au bon moment, &agrave; 59 ans. Il m&#39;a laiss&eacute; les r&ecirc;nes mais est toujours rest&eacute; disponible, pour n&#39;importe quel conseil, sans jamais s&#39;imposer&quot;</i> , explique Diego Mathier.</p>
	<p>Le vigneron n&#39;a pas l&eacute;sin&eacute; sur les m&eacute;taphores pour comparer la succession et son travail du terroir.</p>
	<p><i>&quot;Ce n&#39;est pas seulement la r&eacute;ussite d&#39;une succession familiale de p&egrave;re en fils, c&#39;est le succ&egrave;s de toute l&#39;&eacute;quipe, de la vigne jusqu&#39;au verre. C&#39;est un bel assemblage.&quot;</i></p>
	<p>Et de rajouter, &agrave; propos de l&#39;organisation du Prix Sommet 2011: &quot; <i>C&#39;est la levure indig&egrave;ne qui assure la r&eacute;ussite des mill&eacute;simes valaisans.&quot;</i></p>
	<p>&nbsp;</p>
	<h2>
		La passion de la terre</h2>
	<p>&nbsp;</p>
	<p>Pour d&eacute;terminer lequel des trois fr&egrave;res allait reprendre l&#39;entreprise, leur p&egrave;re avait fix&eacute; toute une s&eacute;rie de crit&egrave;res. <i> &quot;Je l&#39;ai remise &agrave; Diego parce qu&#39;il &eacute;tait le seul &agrave; vouloir notamment s&#39;&eacute;tablir ici, sur ces terres&quot;,</i> explique Adrian. L&#39;amour et le travail du terroir chez les Mathier ne se limitent pas &agrave; l&#39;histoire de l&#39;entreprise. On retrouve les premi&egrave;res traces agricoles de la famille en 1387, dans les registres d&#39;histoire de la r&eacute;gion.</p>
	<p>Aujourd&#39;hui, les trente hectares de vigne dont la soci&eacute;t&eacute; est propri&eacute;taire, les vendanges achet&eacute;es aupr&egrave;s de 300 producteurs r&eacute;partis de Saillon &agrave; Lo&egrave;che ont d&eacute;pass&eacute; le succ&egrave;s local et national. <i>&quot;Nous exportons aussi en Chine et aux &Eacute;tats-Unis. Nous vinifions des produits d&#39;exception &agrave; des prix plus que concurrentiels</i> &quot;, explique Diego.</p>
	<p>&nbsp;</p>
	<h2>
		La famille avant tout</h2>
	<p>&nbsp;</p>
	<p>Le Prix Sommet remis hier en t&eacute;moigne: la formule familiale est gagnante.</p>
	<p>Au-del&agrave; des multiples m&eacute;dailles et troph&eacute;es auxquels ce dernier vient s&#39;ajouter, les chiffres prouvent le succ&egrave;s; la soci&eacute;t&eacute; a progress&eacute; de 35% depuis la reprise par la quatri&egrave;me g&eacute;n&eacute;ration. <i>&quot;C&#39;est la preuve de la justesse des choix de ma famille. Nous esp&eacute;rons continuer sur cette voie avec mon &eacute;pouse Nadia&quot;, </i> a-t-il encore d&eacute;clar&eacute;. Reste &agrave; se demander laquelle des cinq filles de Diego Mathier lui succ&eacute;dera le moment venu.</p>
</div></p>]]></description>
			<pubDate>2011-12-02T00:02:00+01:00</pubDate>
			<guid>http://www.lenouvelliste.ch/fr/dossiers/prix-sommet-2011/la-26e-edition-placee-sous-le-theme-des-successions-consacre-le-passage-de-temoin-de-la-famille-mathier-1314-207109</guid>
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			</item>
			<item>
			<title><![CDATA[ADRIAN MATHIER NOUVEAU SALQUENEN S.A.]]></title>
			<link><![CDATA[http://www.lenouvelliste.ch/fr/economie/adrian-mathier-nouveau-salquenen-sa-480-60022]]></link>
			<description><![CDATA[<p><strong>Diego Mathier succède à son père Adrian à la tête de la prestigieuse maison de vins.</strong></p><p><p><strong>&laquo;Il faut que les actionnaires travaillent dans l&rsquo;entreprise&raquo;</strong></p>
<p>La raison sociale n&rsquo;a pas chang&eacute; mais c&rsquo;est Diego qui dirige la maison depuis maintenant dix ans. Son p&egrave;re Adrian a quitt&eacute; l&rsquo;entreprise il y a six ans lui laissant son nom et l&rsquo;esprit qu&rsquo;il a su lui inculquer sans plus intervenir le moins du monde dans l&rsquo;op&eacute;rationnel. &laquo;Sauf si mon fils me demande un conseil. Mais, cela doit venir de lui et n&rsquo;arrive pas souvent&raquo;, pr&eacute;cise Adrian Mathier &eacute;chaud&eacute; par les tristes exp&eacute;riences v&eacute;cues dans la viticulture valaisanne o&ugrave; l&rsquo;anc&ecirc;tre ne l&acirc;chait rien emp&ecirc;chant toute restructuration, mettant finalement l&rsquo;entreprise en danger.</p>
<p>Dans la famille Mathier, on ne s&rsquo;accroche pas. Le p&egrave;re d&rsquo;Adrian, par exemple, a remis son affaire &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 59 ans. Son fils a suivi l&rsquo;exemple et le passage &agrave; la quatri&egrave;me g&eacute;n&eacute;ration a pu se faire d&egrave;s que les trois fils eurent termin&eacute; leur formation.&nbsp;&nbsp;</p>
<p><strong>Un r&egrave;glement strict</strong></p>
<p>&laquo;Pour qu&rsquo;une entreprise de notre taille fonctionne bien, il faut que les actionnaires y travaillent.&raquo; Toute la famille Mathier se dit parfaitement en accord avec cette vision. Mais, lorsque trois enfants peuvent reprendre l&rsquo;affaire se pose la question du choix. Les Mathier ont d&eacute;cid&eacute; en commun d&rsquo;&eacute;tablir une s&eacute;rie de r&egrave;gles pour assurer la meilleure succession possible. Chacun a particip&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;laboration de la charte sans avis ext&eacute;rieur autre que celui de la famille. Au final, Diego a le mieux rempli les clauses fix&eacute;es et a succ&eacute;d&eacute; &agrave; son p&egrave;re. &laquo;Nous avions tous trois les comp&eacute;tences de reprendre la soci&eacute;t&eacute;. Mais, je pense avoir fait preuve de plus de souplesse, de plus de volont&eacute;, ce qui explique ma position actuelle&raquo;, explique-t-il.</p>
<p><strong>Vente &agrave; l&rsquo;interne</strong></p>
<p>Diego Mathier fonde une holding en 2004 qui va se charger de l&rsquo;achat de l&rsquo;entreprise. Celui-ci se r&egrave;gle totalement &agrave; l&rsquo;interne sans recours &agrave; des pr&ecirc;ts bancaires. La fiduciaire de la maison s&rsquo;occupe du c&ocirc;t&eacute; administratif. L&rsquo;argent du rachat proviendra des gains de la soci&eacute;t&eacute; au fil des ann&eacute;es. &laquo;Depuis la reprise, le march&eacute; a chang&eacute;. J&rsquo;ai d&ucirc;&nbsp; y adapter nos structures. Heureusement que nous avons connu dix bonnes ann&eacute;es de suite sur le plan de la qualit&eacute; du raisin, un param&egrave;tre essentiel pour nous qui ne produisons que des vins haut de gamme. Cela a permis &agrave; Adrian Mathier S.A. de cro&icirc;tre de 35% depuis que j&rsquo;en ai pris la direction&raquo;, se r&eacute;jouit Diego Mathier.</p>
<p>&laquo;Jamais je n&rsquo;aurais voulu que ma maison se fonde dans une grande structure ou disparaisse comme d&rsquo;autres en Valais au moment de la succession. Notre mani&egrave;re de proc&eacute;der, de conserver le pouvoir au sein de la famille&nbsp; sauve l&rsquo;esprit de l&rsquo;entreprise et garantit la poursuite de son r&ocirc;le social. Des producteurs nous livrent fid&egrave;lement depuis des g&eacute;n&eacute;rations, sans contrat, en toute confiance. Impossible pour moi de casser des rapports pareils&raquo;, lance Adrian Mathier, plus attach&eacute; &agrave; la charge &eacute;motionnelle de la remise de sa soci&eacute;t&eacute; qu&rsquo;au c&ocirc;t&eacute; mat&eacute;riel.</p>
<p><strong>Une belle maison</strong></p>
<p>Ce succ&egrave;s s&rsquo;explique aussi par la qualit&eacute; de l&rsquo;outil de travail repris par Diego Mathier, une affaire florissante qui dispose de trente hectares de vigne en propre et ach&egrave;te la vendange de 300 producteurs qui travaillent d&rsquo;excellents parchets de Saillon &agrave; Lo&egrave;che. Cela associ&eacute; &agrave; une philosophie d&rsquo;entreprise familiale lui a permis d&rsquo;affronter une situation difficile entre co&ucirc;ts de production &eacute;lev&eacute;s, ouverture des march&eacute;s et surproduction au moment de la reprise. &laquo;J&rsquo;ai toujours eu confiance, je n&rsquo;ai jamais eu peur que mon fils &eacute;choue. C&rsquo;est pour cela aussi que j&rsquo;ai quitt&eacute; mon commerce sans le moindre regret sans la moindre amertume. Et cela dure depuis six ans&raquo;, pr&eacute;cise Adrian Mathier qui ajoute&nbsp;:&nbsp;&laquo;Je reviens de temps en temps pour rencontrer d&rsquo;anciens fournisseurs &agrave; l&rsquo;heure des vendanges. Mais, je vois bien que chez eux aussi les g&eacute;n&eacute;rations ont pass&eacute;. De quoi me conforter dans ma retraite lacustre.&raquo;</p>
<p>&laquo;Je tire mon chapeau &agrave; mon p&egrave;re d&rsquo;avoir su partir. Comme lui, je n&rsquo;ai jamais dout&eacute; de la p&eacute;rennit&eacute; de l&rsquo;entreprise m&ecirc;me si ce n&rsquo;est pas simple de reprendre une affaire florissante puisque l&rsquo;on risque de faire moins bien. Mais je n&rsquo;ai jamais fait de complexes et la client&egrave;le m&rsquo;a suivi&raquo;, conclut Diego Mathier.</p></p>]]></description>
			<pubDate>2011-11-18T09:51:47+01:00</pubDate>
			<guid>http://www.lenouvelliste.ch/fr/economie/adrian-mathier-nouveau-salquenen-sa-480-60022</guid>
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			</item>
			<item>
			<title><![CDATA[SAMETEC S.A.]]></title>
			<link><![CDATA[http://www.lenouvelliste.ch/fr/economie/sametec-sa-480-60009]]></link>
			<description><![CDATA[<p><strong>Jean-Michel Nanchen tenait à la pérennité de sa société. Une garantie offerte par le repreneur Grégoire Iten.</strong></p><p><p><strong>&laquo;Les interlocuteurs doivent d&rsquo;abord penser &agrave; l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de l&rsquo;entreprise&raquo;</strong></p>
<p>Jean-Michel Nanchen a fond&eacute; Sametec S.A. et l&rsquo;a dirig&eacute;e pendant vingt-sept ans. Cette soci&eacute;t&eacute; s&eacute;dunoise de taille modeste joue cependant dans la cour des grands puisqu&rsquo;elle fournit tant le secteur de&nbsp; l&rsquo;alimentation, que le ferroviaire pour ne citer que deux de ses sp&eacute;cialit&eacute;s. Cette confiance de l&rsquo;industrie de pointe, elle la doit &agrave; un personnel&nbsp; tr&egrave;s bien form&eacute;, &agrave; un parc de machines sans cesse modernis&eacute;. Mais aussi &agrave; un &eacute;tat d&rsquo;esprit qui place la qualit&eacute; au premier rang des pr&eacute;occupations tant des collaborateurs que de la direction. Quand on remet une telle entreprise, c&rsquo;est aussi cette philosophie qu&rsquo;il faut un peu quitter.</p>
<p><strong>Une longue pr&eacute;paration</strong></p>
<p>&laquo;J&rsquo;ai commenc&eacute; &agrave; penser &agrave; ma succession vers 2003. J&rsquo;avais alors 60 ans. Plusieurs options se pr&eacute;sentaient. Une transmission dans le cadre familial n&rsquo;a pas pu se r&eacute;aliser. Mon fils poss&eacute;dait sa propre soci&eacute;t&eacute; dont la gestion occupait tout son temps. Ma fille ne s&rsquo;y int&eacute;ressait pas.&nbsp; J&rsquo;aurais pu vendre &agrave; des investisseurs. Certains ont pris contact avec moi mais j&rsquo;ai vite compris qu&rsquo;ils visaient avant tout &agrave; gagner de l&rsquo;argent m&ecirc;me au d&eacute;triment de la p&eacute;rennit&eacute; de Sametec s&rsquo;il le fallait. J&rsquo;ai donc port&eacute; mon choix sur une personne qui voulait privil&eacute;gier l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t&nbsp; de l&rsquo;entreprise&raquo;, r&eacute;sume Jean-Michel Nanchen.</p>
<p><strong>Histoire d&rsquo;une rencontre</strong></p>
<p>Cette personne, le fondateur de Sametec&nbsp; l&rsquo;a connue quelques ann&eacute;es auparavant. Ils ont collabor&eacute; &agrave; divers projet et appris &agrave; s&rsquo;appr&eacute;cier mutuellement. Ils partagent d&rsquo;ailleurs r&eacute;guli&egrave;rement l&rsquo;ap&eacute;ritif&nbsp; mais sans jamais parler succession. &laquo;Je pensais que cela &eacute;tait r&eacute;gl&eacute; &agrave; l&rsquo;interne&raquo;, pr&eacute;cise le repreneur Gr&eacute;goire Iten. Sans arri&egrave;re-pens&eacute;e, celui-ci &eacute;voque un jour avec Jean-Michel Nanchen son envie de relever de nouveaux d&eacute;fis. Le patron de Sametec&nbsp; sait alors qu&rsquo;il a trouv&eacute; le successeur dont il r&ecirc;ve: &laquo;Nous partageons la&nbsp; m&ecirc;me vision du monde du travail, une production de tr&egrave;s haute qualit&eacute; doubl&eacute;e d&rsquo;un grand respect de l&rsquo;humain.&raquo; Gr&eacute;goire Iten, ing&eacute;nieur dipl&ocirc;m&eacute; de l&rsquo;Ecole polytechnique f&eacute;d&eacute;rale de Lausanne et d&eacute;tenteur d&rsquo;un MBA, rejoint donc la soci&eacute;t&eacute; en 2007 avant d&rsquo;en reprendre les r&ecirc;nes en 2008: &laquo;J&rsquo;ai pu me rendre compte de la situation de l&rsquo;int&eacute;rieur. J&rsquo;ai fait mon choix en toute connaissance de cause. Si la transmission ne s&rsquo;&eacute;tait pas faite entre nous, cela n&rsquo;aurait pas chang&eacute; nos bonnes relations.&raquo;</p>
<p><strong>L&rsquo;aide du CCF</strong></p>
<p>Une fois la d&eacute;cision prise, les deux hommes ont fait &eacute;valuer la soci&eacute;t&eacute; par la fiduciaire pour fixer le prix d&rsquo;achat. Ils ont ensuite &eacute;tabli un business plan et cherch&eacute; des sources de financement. Gr&eacute;goire Iten: &laquo;A chaque &eacute;tape du processus, nous pouvions l&rsquo;interrompre en cas de d&eacute;saccord. Finalement, j&rsquo;ai pu me lancer gr&acirc;ce en premier lieu avec de l&rsquo;argent familial mais aussi avec &agrave; l&rsquo;aide du Centre de comp&eacute;tences financi&egrave;res qui a jou&eacute; un r&ocirc;le important tant sur le plan financier que par ses conseils. Pour le reste, j&rsquo;ai obtenu des avances bancaires m&ecirc;me si j&rsquo;ai d&eacute;sol&eacute; les pr&ecirc;teurs en raison d&#39;une certaine prudence puisque je ne visais pas forte une croissance de Sametec dans les premi&egrave;res ann&eacute;es.&raquo; Toujours cette fa&ccedil;on de pr&eacute;f&eacute;rer la qualit&eacute; &agrave; la qualit&eacute;.</p>
<p>Pour que le passage du t&eacute;moin ait leu dans les meilleures conditions, l&rsquo;ancien patron a offert son temps gratuitement pendant quelques mois pour mettre le nouveau sur les rails. Ils ont rendu visite ensemble tant aux fournisseurs qu&rsquo;aux clients. Les uns et les autres ont garanti leur fid&eacute;lit&eacute; au repreneur au vu de son souci de la p&eacute;rennit&eacute; des qualit&eacute;s de Sametec. Preuve de l&rsquo;attachement du fondateur, Jean-Michel Nanchen a &eacute;t&eacute; le premier &agrave; travailler &agrave; la remise en &eacute;tat des locaux de Sametec apr&egrave;s le grave incendie qui les a durement endommag&eacute;s il y a quelques semaines.&nbsp;</p></p>]]></description>
			<pubDate>2011-11-18T07:37:00+01:00</pubDate>
			<guid>http://www.lenouvelliste.ch/fr/economie/sametec-sa-480-60009</guid>
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			</item>
			<item>
			<title><![CDATA[KÜNZLE FIDUCIAIRE ET GERANCE S.A. MONTHEY]]></title>
			<link><![CDATA[http://www.lenouvelliste.ch/fr/economie/kunzle-fiduciaire-et-gerance-sa-monthey-480-60008]]></link>
			<description><![CDATA[<p><strong>Les cadres de la société achètent successivement l'entier du capital-actions au patron fondateur René Künzle.</strong></p><p><p><strong>&laquo;Une succession r&eacute;ussie garantit l&rsquo;&acirc;me de l&rsquo;entreprise&raquo; </strong></p>
<p>&laquo;Il faut savoir tourner la page.&raquo; Par cette petite phrase, Ren&eacute; K&uuml;nzle r&eacute;sume le long processus de pr&eacute;paration, de confiance mais aussi de renoncement qui a pr&eacute;sid&eacute; &agrave; la remise de sa fiduciaire &agrave; ses cadres. Selon lui, le bien-&ecirc;tre de celui qui passe le t&eacute;moin compte moins que la prosp&eacute;rit&eacute; de ceux qui le re&ccedil;oivent. &laquo;Je n&rsquo;avais pas de descendants int&eacute;ress&eacute;s par l&rsquo;affaire. Bien s&ucirc;r, plusieurs autres solutions existaient, notamment la vente &agrave; un grand groupe qui aurait signifi&eacute; la fin de l&rsquo;ind&eacute;pendance. Mais au moment de quitter une entreprise qui fut ma vie pendant tant d&rsquo;ann&eacute;es, l&rsquo;argent n&rsquo;a pas pass&eacute; au premier plan. J&rsquo;ai donc privil&eacute;gi&eacute; la vente &agrave; l&rsquo;interne certes moins r&eacute;mun&eacute;ratrice mais tellement plus en accord avec ma vision des choses. Ma r&eacute;putation sur la place de Monthey m&rsquo;importe plus que quelques milliers de francs&raquo;, explique-t-il.&nbsp;</p>
<p>Et la page, Ren&eacute; K&uuml;nzle l&rsquo;a bien tourn&eacute;e comme l&rsquo;affirme l&rsquo;un des repreneurs, Beno&icirc;t Fellay: &laquo;Nous avons sign&eacute; une convention avec notre ancien patron qui pr&eacute;voyait notamment qu&rsquo;il&nbsp; travaillerait &agrave; 50% pendant cinq ans avant de quitter d&eacute;finitivement le navire. Il l&rsquo;a respect&eacute;e &agrave; la lettre &agrave; tel point que nous ne l&rsquo;avons m&ecirc;me pas revu pendant six mois apr&egrave;s son arr&ecirc;t d&eacute;finitif.&raquo; &laquo;&nbsp;Je ne m&rsquo;ennuie pas. Je g&egrave;re encore d&rsquo;autres soci&eacute;t&eacute;s depuis chez moi mais j&rsquo;ai cess&eacute; toute activit&eacute; en relation avec K&uuml;nzle S.A., tant sur le plan op&eacute;rationnel qu&rsquo;administratif&raquo;, explique Ren&eacute; K&uuml;nzle.</p>
<p><strong>Succession longuement m&ucirc;rie</strong></p>
<p>Ren&eacute; K&uuml;nzle fonde la fiduciaire qui porte son nom en 1968. Il travaille d&rsquo;abord &agrave; son domicile avec son &eacute;pouse. L&rsquo;entreprise cro&icirc;t rapidement et s&rsquo;installe en ville de Monthey o&ugrave; elle finit par acheter ses locaux actuels dans l&rsquo;immeuble Le Market, au moment de sa construction.&nbsp; D&egrave;s 1982, Ren&eacute; K&uuml;nzle songe &agrave; sa succession. Il int&eacute;resse deux cadres qui pourraient reprendre sa place. Les al&eacute;as de la vie font que ceux-ci quittent la soci&eacute;t&eacute; et revendent leurs parts &agrave; deux autres jeunes cadres en 1988. &laquo;Cet &eacute;chec m&rsquo;a prouv&eacute; que je n&rsquo;avais pas commenc&eacute; &agrave; me pr&eacute;parer trop t&ocirc;t.&nbsp; Il me restait assez d&rsquo;&eacute;nergie pour reprendre le processus&raquo;, explique Ren&eacute; K&uuml;nzle. D&egrave;s 1998, commence une proc&eacute;dure de r&eacute;partition des parts troubl&eacute;e en 2007 par le d&eacute;c&egrave;s d&rsquo;un des actionnaires. Un contrat entre vendeur et acheteurs fixe le salaire, les heures de pr&eacute;sence du patron en partance, sa pr&eacute;sence au conseil d&rsquo;administration, le prix des actions, etc. &laquo;Je peux me f&eacute;liciter du strict respect de ces engagements mutuels. Cela nous a permis une totale transparence &agrave; l&rsquo;interne et &agrave; l&rsquo;externe. Nous avons pu communiquer de fa&ccedil;on claire et rassurer notre client&egrave;le qui n&rsquo;a que rarement regrett&eacute;, du moins ouvertement, l&rsquo;ancienne &eacute;poque&raquo;, pr&eacute;cise Beno&icirc;t Fellay.</p>
<p><strong>Tous gagnants</strong></p>
<p>&laquo;Une succession r&eacute;ussie garantit l&rsquo;&acirc;me de l&rsquo;entreprise&raquo;, ass&egrave;ne Ren&eacute; K&uuml;nzle. &laquo;Il faut que tout le monde y trouve son compte, poursuit-il. Le vendeur doit bien entendu en retirer un b&eacute;n&eacute;fice si la soci&eacute;t&eacute; tourne bien. Mais les repreneurs doivent pouvoir gagner leur vie sans se tuer au travail. Il doit y avoir un retour sur leur investissement. Cet &eacute;quilibre des gains permet de conserver les cadres&nbsp; et leur savoir-faire dans l&rsquo;entreprise pour le plus grand avantage d&rsquo;une client&egrave;le qui aime conna&icirc;tre qui traite ses affaires&raquo;, indiquent Ren&eacute; K&uuml;nzle et Beno&icirc;t Fellay.</p>
<p>&laquo;Les cadres actionnaires ont financ&eacute; leur rachat gr&acirc;ce &agrave; trois sources, plus ou moins identiques, de capitaux. Tout d&rsquo;abord nos &eacute;conomies personnelles ou des avances de la part de la famille. Puis, par un pr&ecirc;t de la soci&eacute;t&eacute;. Enfin, par le recours &agrave; une aide bancaire fort qui fut d&rsquo;ailleurs plus ou moins difficile &agrave; obtenir en fonction des dates auxquelles les transactions ont eu lieu&raquo;,&nbsp; explique Beno&icirc;t Fellay. &laquo;Au moment du lancement de mon entreprise en 1968, UBS m&rsquo;avait pr&ecirc;t&eacute; 20 000 francs, une belle somme pour l&rsquo;&eacute;poque&raquo;, se souvient Ren&eacute; K&uuml;nzle.</p></p>]]></description>
			<pubDate>2011-11-18T07:34:00+01:00</pubDate>
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			</item>
			<item>
			<title><![CDATA[DENERIAZ S.A.]]></title>
			<link><![CDATA[http://www.lenouvelliste.ch/fr/economie/deneriaz-sa-480-60007]]></link>
			<description><![CDATA[<p><strong>Alain Métrailler a repris les rênes de l'entreprise sédunoise des mains de son père Claude.</strong></p><p><p><strong>&laquo;Il n&rsquo;est pas facile de succ&eacute;der &agrave; son p&egrave;re&raquo;</strong></p>
<p>Quatri&egrave;me g&eacute;n&eacute;ration de dirigeants pour D&eacute;n&eacute;riaz S.A. fond&eacute;e en 1932. Et premi&egrave;re succession familiale pour cette entreprise de construction qui ne d&eacute;pend pourtant pas d&rsquo;une structure patriarcale m&ecirc;me si la famille M&eacute;trailler en d&eacute;tient les deux tiers des parts.</p>
<p><strong>Plusieurs mod&egrave;les successoraux</strong></p>
<p>En&nbsp; septante-neuf ans d&rsquo;existence, l&rsquo;entreprise a utilis&eacute; plusieurs mod&egrave;les de succession qui ont tous connu le succ&egrave;s gr&acirc;ce &agrave; leur ad&eacute;quation &agrave; l&rsquo;&eacute;poque et aux personnes concern&eacute;es. En 1969, le fondateur Gustave D&eacute;n&eacute;riaz se retire. Son associ&eacute; Willy Hubacher, directeur de la succursale de Sion depuis 1955, et deux des cadres de l&rsquo;entreprise reprennent ses actions en &eacute;change d&rsquo;une rente viag&egrave;re. L&rsquo;actionnariat ne change pas en 1975 au moment de la s&eacute;paration des branches vaudoise et valaisanne en deux S.A. distinctes.</p>
<p>En 1976, Willy Hubacher prend sa retraite. Il vend ses parts de la branche vaudoise aux deux cadres lausannois. En ce qui concerne Sion, il leur associe Claude M&eacute;trailler, pour 51%, et plus tard&nbsp; trois cadres valaisans. Les quatre&nbsp; r&egrave;gleront leur d&ucirc; en quinze ans. &laquo;J&rsquo;avais 38 ans &agrave; l&rsquo;&eacute;poque, une famille de trois enfants et pas un sou. L&rsquo;acquisition des parts de Willy Hubacher ne pouvait pas se faire autrement&raquo;, explique Claude M&eacute;trailler, ancien patron de l&rsquo;entreprise. Au fil des ann&eacute;es, les Vaudois se retirent. En 1991, cr&eacute;ation de la holding D&eacute;n&eacute;fi S.A., propri&eacute;t&eacute; des cadres de D&eacute;n&eacute;riaz Sion, qui emprunte de l&rsquo;argent &agrave; D&eacute;n&eacute;riaz Sion pour racheter les actions valaisannes des Vaudois. Ce montage, d&eacute;conseill&eacute; par le fisc valaisan mais accept&eacute; par le fisc vaudois, permet de payer cash les partants. D&eacute;n&eacute;riaz Sion devient donc 100 % valaisanne.</p>
<p>En 1994, les enfants de Claude M&eacute;trailler re&ccedil;oivent quelques-unes de ses parts pour des raisons d&rsquo;optimisation fiscale. Pour la premi&egrave;re fois, des personnes ext&eacute;rieures au m&eacute;tier entrent dans le capital. D&egrave;s 1996, au d&eacute;part &agrave; la retraite de certains cadres, ceux-ci vendent leurs actions soit directement soit &agrave; temp&eacute;rament. Pour &eacute;viter toute distorsion,&nbsp; l&rsquo;entreprise finit par les acheter cash et les revendre &agrave; temp&eacute;rament&nbsp; aux nouveaux cadres int&eacute;ress&eacute;s. &laquo;Cette mani&egrave;re de proc&eacute;der garantit l&rsquo;&eacute;quit&eacute; et donne &agrave; l&rsquo;action une valeur de fid&eacute;lit&eacute; et de motivation&raquo;, pr&eacute;cise Alain M&eacute;trailler, repreneur de D&eacute;n&eacute;riaz.</p>
<p><strong>De l&rsquo;exp&eacute;rience au succ&egrave;s</strong></p>
<p>D&egrave;s 2002, la direction se pr&eacute;occupe de la question du remplacement de Claude M&eacute;trailler. Ce dernier en discute avec son fils entr&eacute; dans l&rsquo;entreprise en 1997. &laquo;Je voulais continuer dans la direction de grands chantiers notamment &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger. Les circonstances en ont d&eacute;cid&eacute; autrement. J&rsquo;ai donc rejoint D&eacute;n&eacute;riaz sans pour autant avoir comme objectif premier la reprise de la direction de l&rsquo;entreprise. Quand mon p&egrave;re m&rsquo;a demand&eacute; de lui succ&eacute;der, il l&rsquo;a fait en me conseillant de consulter ma famille. Apr&egrave;s discussion avec ma femme, j&rsquo;ai d&eacute;cid&eacute; d&rsquo;accepter&raquo;, se souvient Alain M&eacute;trailler. Son p&egrave;re de rench&eacute;rir:&nbsp;&laquo;Bien s&ucirc;r, savoir que mon fils allait me succ&eacute;der m&rsquo;a r&eacute;joui. Pourtant, je n&rsquo;ai jamais mis de pression sur lui.&raquo;</p>
<p>Techniquement, Claude M&eacute;trailler c&egrave;de 23% de l&rsquo;entreprise &agrave; ses trois enfants avec une clause de revente imm&eacute;diate &agrave; prix fix&eacute; &agrave; Alain. L&rsquo;existence de la holding a grandement facilit&eacute; les op&eacute;rations. La fiduciaire Fidag a conseill&eacute; l&rsquo;entreprise tout au long de ses r&eacute;flexions S&rsquo;ensuit, en 2004, la prise de la direction de l&rsquo;op&eacute;rationnel par Alain lors du d&eacute;part &agrave; la retraite de Claude. &laquo;Nous n&rsquo;avons pas une entreprise familiale dans les structures mais dans l&rsquo;esprit. De plus, elle se finance toujours avec des fonds propres&raquo;, se r&eacute;jouit Alain M&eacute;trailler qui ajoute: &laquo;Il n&rsquo;est pas facile de succ&eacute;der &agrave; son p&egrave;re surtout quand il s&rsquo;agit d&rsquo;une personnalit&eacute; connue. Il m&rsquo;a fallu me faire un pr&eacute;nom, me cr&eacute;er un r&eacute;seau pour qu&rsquo;on ne me consid&egrave;re plus seulement comme le fils de Claude.&raquo;</p>
<p>Cette succession de type familial n&rsquo;exclut en rien le syst&egrave;me des cadres actionnaires qui a fait ses preuves. &laquo;Au moment de l&rsquo;engagement des cadres, nous pensons d&eacute;j&agrave; &agrave; la possibilit&eacute; d&rsquo;en faire des actionnaires. Puis, en&nbsp; fonction de leur &eacute;volution dans l&rsquo;entreprise, nous leur proposons de leur vendre des parts avec un processus de dividende et de paiement pr&eacute;f&eacute;rentiels&raquo;, conclut Alain M&eacute;trailler.</p></p>]]></description>
			<pubDate>2011-11-18T07:16:00+01:00</pubDate>
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			<item>
			<title><![CDATA[CALLIGRAPHY.CH S.A.]]></title>
			<link><![CDATA[http://www.lenouvelliste.ch/fr/economie/calligraphych-sa-480-60005]]></link>
			<description><![CDATA[<p><strong>L'imprimerie sierroise a passé en mains d'une grande société. Mais, la direction reste valaisanne.</strong></p><p><p><strong>&laquo;Ma succession, la plus grande r&eacute;ussite de ma vie professionnelle&raquo;</strong></p>
<p>Trente ans que Pascal Emery dirige la soci&eacute;t&eacute; nomm&eacute;e Calligraphy S.A. en 1983 avant d&rsquo;ajouter le .ch de la modernit&eacute; &agrave; sa raison sociale. Trente ans d&rsquo;am&eacute;liorations, d&rsquo;ad&eacute;quation aux nouvelles techniques, d&rsquo;ouverture sur le monde qui ont vu d&eacute;barquer &agrave; Sierre la premi&egrave;re presse d&rsquo;impression num&eacute;rique de Suisse, il y a plus de vingt ans, ou le premier scanner de livre du monde lors du Salon du livre de Gen&egrave;ve en 1997. Cette m&ecirc;me ann&eacute;e a vu la cr&eacute;ation des Editions A la carte S.A. qui peuvent fabriquer du livre &agrave; l&rsquo;unit&eacute; et permettent &agrave; tout un chacun de s&rsquo;exprimer voire de passer &agrave; la post&eacute;rit&eacute;.</p>
<p><strong>Une pr&eacute;paration soign&eacute;e</strong></p>
<p>Pendant toutes ces ann&eacute;es, Pascal Emery n&rsquo;a cess&eacute; d&rsquo;agrandir et de moderniser son entreprise qui passe d&rsquo;un employ&eacute;-patron en 1980 &agrave; 21 aujourd&rsquo;hui. Mais, en 2008, une polyarthrite lui rappelle ses 60 ans et il songe d&egrave;s lors &agrave; sa succession. Il va la pr&eacute;parer en consultant l&rsquo;ensemble de son personnel. Exigence incontournable, trouver un repreneur qui garantisse les places de travail. Le patron sur le d&eacute;part va donc tout mettre en &oelig;uvre pour donner &agrave; sa soci&eacute;t&eacute; les meilleurs atours pour s&eacute;duire le successeur le mieux &agrave; m&ecirc;me de poursuivre son action et de conserver la philosophie de son entreprise. Il commence par se certifier Quality +, un label allemand sp&eacute;cialis&eacute; dans le num&eacute;rique. Il ach&egrave;te aussi un nouveau parc de machines, gr&acirc;ce au fonds de r&eacute;serve et &agrave; travers un leasing de quatre ans dont il assure le paiement des deux premi&egrave;res ann&eacute;es.</p>
<p><strong>Un nouveau directeur</strong></p>
<p>Ensuite, il pr&eacute;pare un dossier de vente avec l&rsquo;aide des responsables de secteur. Il leur ouvre les comptes, les fiches de salaire afin que chacun connaisse l&rsquo;&eacute;tat exact de l&rsquo;entreprise pour donner son avis. Enfin, Pascal Emery se tourne vers un repreneur potentiel qui finit par refuser sa proposition. Le second essai sera transform&eacute; en 2009 avec la vente de Calligraphy &agrave; la soci&eacute;t&eacute; Docapost Suisse S.A., une filiale de la Poste fran&ccedil;aise &agrave; capital helv&eacute;tique qui accepte les exigences de Pascal Emery sans discuter le prix demand&eacute;.</p>
<p>Le patron partant va choisir lui-m&ecirc;me le nouveau directeur. Il se tourne vers Nicolas H&eacute;ritier, un ing&eacute;nieur en art graphiques qui b&eacute;n&eacute;ficie aussi d&rsquo;une formation commerciale. Celui-ci exploite alors une petite agence de communication &agrave; Savi&egrave;se mais il peut s&rsquo;enorgueillir d&rsquo;un riche parcours professionnel dans diff&eacute;rentes entreprises. Il va pouvoir mettre en &oelig;uvre le sujet de son travail de dipl&ocirc;me qui portait sur l&rsquo;ouverture d&rsquo;un atelier de pr&eacute;presse en Valais. &laquo;J&rsquo;avais cr&eacute;&eacute; ma propre entreprise pour &eacute;viter un travail r&eacute;p&eacute;titif, toucher &agrave; tous les secteurs du m&eacute;tier. Ici, je suis g&acirc;t&eacute; puisque nous fonctionnons comme imprimerie traditionnelle, offrons un service de reliure, la mise sous pli du courrier et, surtout, pratiquons l&rsquo;imprimerie num&eacute;rique.</p>
<p><strong>Un appui ponctuel</strong></p>
<p>&laquo;L&acirc;cher Calligraphy a &eacute;t&eacute; une vraie lib&eacute;ration pour moi. Je n&rsquo;avais plus le feu sacr&eacute; pour int&eacute;grer toutes ces nouvelles techniques d&eacute;sormais incontournables. J&rsquo;ai continu&eacute; &agrave; travailler pendant deux ans apr&egrave;s la vente pour garantir la p&eacute;rennit&eacute; de notre culture d&rsquo;entreprise et &eacute;pauler Nicolas H&eacute;ritier. Puis, j&rsquo;ai tout quitt&eacute;, l&rsquo;op&eacute;rationnel et l&rsquo;administratif. Je peux dire que ma succession constitue la plus grande r&eacute;ussite de ma vie professionnelle. Et, comme mes filles ne s&rsquo;int&eacute;ressaient pas &agrave; cette reprise, la solution choisie n&rsquo;apporte que des avantages. Tout a eu lieu sans heurts, dans la plus parfaite transparence. Sans parler d&rsquo;un impact fiscal minime puisqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; anonyme&raquo;, se r&eacute;jouit Pascal Emery. L&rsquo;ancien patron de Calligraphy peut d&eacute;sormais se consacrer sans arri&egrave;re-pens&eacute;e aux t&acirc;ches de b&eacute;n&eacute;volat qui lui tiennent &agrave; c&oelig;ur et qui soulagent bien des personnes &acirc;g&eacute;es.</p></p>]]></description>
			<pubDate>2011-11-18T07:08:00+01:00</pubDate>
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			<title><![CDATA[ART FURRER HOTELS S.A.]]></title>
			<link><![CDATA[http://www.lenouvelliste.ch/fr/economie/art-furrer-hotels-sa-480-60004]]></link>
			<description><![CDATA[<p><strong>Art Furrer, le mythique hôtelier de Riederalp, a remis sa société à son fils Andreas qui apporte sa vision propre à l'entreprise.</strong></p><p><p><strong>&laquo;J&rsquo;ai consacr&eacute; des ann&eacute;es de travail &agrave; ma succession&raquo;</strong></p>
<p>On ne succ&egrave;de pas facilement &agrave; un mythe. Ce d&eacute;fi, Andreas Furrer, l&rsquo;a relev&eacute; en reprenant les affaires de son p&egrave;re Art, le cow-boy mondialement connu de Rierderalp. Et, si le fils ne porte pas le fameux chapeau du p&egrave;re, il n&rsquo;est pas en reste c&ocirc;t&eacute; marketing (voir ci-contre).</p>
<p>L&rsquo;histoire de Art Furrer Hotels ressemble &agrave; une de ces sagas t&eacute;l&eacute;vis&eacute;es qui s&eacute;duisent tant le public am&eacute;ricain friand de la r&eacute;ussite des audacieux. Elle commence d&rsquo;ailleurs aux Etats-Unis en 1959 o&ugrave; le petit &eacute;migr&eacute; du village haut-valaisan de Greich s&rsquo;installe un peu par d&eacute;pit de n&rsquo;avoir pas pu se consacrer &agrave; une carri&egrave;re de skieur de comp&eacute;tition faute d&rsquo;argent et de soutien familial. Il a alors 22 ans. Il enseigne le ski, se charge de la formation des moniteurs avec des id&eacute;es innovantes. Il croise les plus grands, la famille Kennedy, des vedettes du cin&eacute;ma. Chaque &eacute;t&eacute;, en&nbsp; bon Valaisan, il rentre au pays pour y exercer son second m&eacute;tier de guide. Il va y revenir d&eacute;finitivement en 1973. Il a su anticiper la chute du dollar qui valait alors 4 fr. 30 et r&eacute;aliser ses gains en achetant du terrain sur le plateau de Riederalp. Il va en acqu&eacute;rir 12 000 &agrave; 15 000 m&egrave;tres carr&eacute;s pay&eacute;s entre 11 et 17 francs.&nbsp; L&rsquo;histoire de Art Furrer Hotel peut commencer.</p>
<p><strong>Comment succ&eacute;der &agrave; un mythe?</strong></p>
<p>&laquo;J&rsquo;ai d&rsquo;abord tout investi &agrave; Riederalp&raquo;, se souvient Art Furrer. &laquo;Et j&rsquo;ai choisi les emplacements avec soin de mani&egrave;re &agrave; pouvoir garantir un d&eacute;veloppement harmonieux, &agrave; l&rsquo;exemple de l&rsquo;am&eacute;nagement du golf. En 1974, j&rsquo;ai compl&eacute;t&eacute; mon parc h&ocirc;telier avec le Schlosshotel de Brigue actuellement sous g&eacute;rance ext&eacute;rieure.&raquo; L&rsquo;empire d&rsquo;Art Furrer cro&icirc;t chaque ann&eacute;e depuis pr&egrave;s de quarante ans avec une moyenne d&rsquo;investissements annuels d&rsquo;un million de francs.</p>
<p>La question de sa succession, Art Furrer se la pose tr&egrave;s t&ocirc;t: &laquo;Une telle affaire ne se r&eacute;alise pas d&rsquo;un coup. Il m&rsquo;a fallu des ann&eacute;es de travail et de r&eacute;flexion pour que tout se passe bien. Je n&rsquo;ai pas souffert de l&acirc;cher les commandes. Le monde de l&rsquo;informatique devenait compliqu&eacute; pour moi. Et puis, j&rsquo;avais toute confiance en mon fils Andreas.&raquo; L&rsquo;enfant de Greich qui voulait au moins s&rsquo;illustrer un jour &agrave; M&ouml;rel (le &laquo;grand&raquo; village voisin, n.d.l.r.), l&rsquo;orphelin &agrave; 13 ans d&rsquo;un p&egrave;re mort de la silicose ne tarit pas d&rsquo;&eacute;loges sur son successeur. Il se dit certain qu&rsquo;il r&eacute;ussira encore mieux que lui. &laquo;Et puis, ajoute-t-il, je reste le fou du roi, celui qui peut se permettre les id&eacute;es les plus farfelues au conseil d&rsquo;administration, &agrave; l&rsquo;image de celles qui ont forg&eacute; mon succ&egrave;s.&raquo;</p>
<p>&laquo;Mon p&egrave;re et moi nous nous comprenons bien, dans tous les cas&hellip; ou presque. Je travaille dans l&rsquo;entreprise depuis une vingtaine d&rsquo;ann&eacute;es, je la connais donc parfaitement. Je peux y apporter mes id&eacute;es m&ecirc;me si elles ne correspondent pas toujours &agrave; celles de mon p&egrave;re&raquo;, explique Andreas Furrer. &laquo;Par exemple, je pense qu&rsquo;il faut arr&ecirc;ter l&rsquo;expansion du nombre de lits &agrave; l&rsquo;inverse des plans que mon p&egrave;re avait &eacute;tablis&raquo;, poursuit-il. &laquo;Apr&egrave;s analyse, je dois bien avouer qu&rsquo;il a raison&raquo;, compl&egrave;te Art Furrer.</p>
<p>Sur le plan pratique, Art Furrer a s&eacute;par&eacute; ses avoirs priv&eacute;s de ceux de l&rsquo;entreprise d&egrave;s 1996 pour optimiser sa situation fiscale. Au moment de la succession proprement dite, il a divis&eacute; les actions du groupe en trois &agrave; parts &eacute;gales pour ses trois enfants. Mais, le pouvoir reste entre les mains d&rsquo;Andreas qui dispose de la majorit&eacute; des droits de vote. &laquo;Il me paraissait essentiel qu&rsquo;une seule t&ecirc;te dirige l&rsquo;entreprise et que le patron y consacre tout son temps de travail&raquo;, conclut un Art Furrer heureux de la conclusion de l&rsquo;affaire mais quand m&ecirc;me un peu triste d&rsquo;avoir d&ucirc; renoncer &agrave; certains contacts privil&eacute;gi&eacute;s avec la client&egrave;le.</p></p>]]></description>
			<pubDate>2011-11-18T07:05:00+01:00</pubDate>
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