09.09.2017, 09:54  

Tohu Bohu: rencontre inspirante avec Fakear, jeune étoile de l'électro

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Pour Fakear, "l'électro, c'est la liberté".

 09.09.2017, 09:54   Tohu Bohu: rencontre inspirante avec Fakear, jeune étoile de l'électro

interview - Le jeune prodige de l’Electronica à la française a distillé ses sons envoûtants hier au Tohu Bohu à Veyras. Nous l'avons rencontré en coulisses.

Obsédants. Ses morceaux contiennent cette étincelle furieusement magnétique, qui nous précipite dans une bulle de laquelle on ne veut surtout pas sortir, tant on y plane. En s’y perdant presque.

Fakear, ce gaillard de 25 ans à la gueule d’ange, c’est le petit prodige de l’Electronica à la française. Originaire de Caen, Théo Le Vigoureux, de son vrai nom, s’est révélé lentement mais (très) sûrement, puisqu’il sillonne aujourd’hui...

Obsédants. Ses morceaux contiennent cette étincelle furieusement magnétique, qui nous précipite dans une bulle de laquelle on ne veut surtout pas sortir, tant on y plane. En s’y perdant presque.

Fakear, ce gaillard de 25 ans à la gueule d’ange, c’est le petit prodige de l’Electronica à la française. Originaire de Caen, Théo Le Vigoureux, de son vrai nom, s’est révélé lentement mais (très) sûrement, puisqu’il sillonne aujourd’hui les pays avec des shows qui savent toucher là où ça fait du bien.

Présent vendredi soir au Tohu Bohu, à Veyras, le producteur électro nous a accordé une interview avant un concert fascinant.

Votre notoriété s’est construite en crescendo et pas par une explosion. C’était une bonne chose?
Oui carrément. Le buzz met une pression de dingue sur l’artiste, et l’attente des gens est tellement forte après qu’il devient difficile de la combler. Je suis hyper chanceux de ne pas avoir eu à me réinventer. J’ai pu produire ce que j’ai toujours voulu faire, et continuer à le faire naturellement.

Ce que vous avez toujours voulu faire, c’est quoi?
La musique la plus honnête possible, quelque chose qui soit toujours sincère et qui vienne toujours de moi, sans que ce soit dirigé ou adapté à des facteur extérieurs. J’ai trop de chance parce que j’arrive à en vivre et je suis complètement libre.

Certains ont l’impression que l’électro est de la fausse musique. Que leur répondez-vous?
J’ai envie de leur dire que pour moi, ça se rapproche du travail que pouvaient faire des compositeurs de musique classique. Tu dois tout penser, composer toutes les parties. Eux le faisaient sans pouvoir écouter leur propre œuvre avant que ce soit joué, mais pour moi c’est la même chose. Tu deviens un chef d’orchestre et en-cela c’est absolument de la vraie musique. Je suis passé du rock à la musique électronique notamment parce que ça me frustrait d’être enchaîné à un seul instrument. L’électro, c’est la liberté absolue.

Vous êtes venus vous établir dans le Gros de Vaud par amour… La tranquillité, la nature, ça vous inspire?
Oui bien sûr. J’ai vécu quelques années à Paris et je suis passé d’un coup au Nord-Vaudois. En faisant ça, j’ai réalisé que Paris n’était pas très inspirante et que, pour le coup, la campagne, la nature, cette proximité-là est une source d’inspiration sans fin… avec ma copine, bien sûr (rires). Avec l’amour et la nature, je vais encore en faire, des albums...

Sur scène, vous présentez vos chansons une par une, entrecoupées par des blancs, pas comme dans un set de DJ classique.
C’est un concert. Je viens de là, je n’ai pas la culture club. Pour moi, faire un DJ set est un boulot très différent. Les concerts ont une autre énergie, quelque chose de plus magique. Il y a un échange, je donne de la musique au public. Le travail des DJ est un travail que je respecte, mais ce n’est pas le mien.

Qu’est-ce que vous voulez faire passer avec vos morceaux?
J’aimerais bien transmettre quelque chose d’un peu libéré. Je veux revenir à quelque chose de plus naturel que la société occidentale, de plus instinctif; délivrer une espèce de message mystique ou spirituel. L’électro est encore un peu dénuée de message, et j’aimerais apporter mon petit grain de sable à l’édifice. Que ce grain soit plus rêveur, onirique. Je veux dire aux gens: connaissez-vous, écoutez-vous, allez à l’intérieur de vous-mêmes et voyagez... 
 


>>A lire aussi: La révélation électro Two Waves au Tohu Bohu

Tohu Bohu: le programme du samedi

  • Coconut Kings, Rock n’roll, rhythm & blues, 19h-20h
  • The Skints, Reggae, dub, ska, 20h45 - 21h45
  • Tryo, Chanson française, 22h30 - 00h00
  • Taiwan MC, Electro hip-hop reggae, 00h45 - 02h00

>>Retrouvez toutes les informations sur le festival en cliquant ici


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