17.02.2017, 00:01  

Ils sont prêts au décollage

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Ils sont prêts au décollage

Le projet de compagnie aérienne qui déservirait sept destinations depuis Sion a rencontré un grand succès auprès des principaux offices de tourisme du canton.

«Fantastique, génial, formidable, excellent.» Les directeurs des principaux offices du tourisme du canton ne tarissent pas d’éloges sur le projet de compagnie aérienne PowdAir qui ambitionne de créer sa plateforme aéroportuaire (hub) à Sion (voir «Le Nouvelliste» de mercredi). Le projet leur a été présenté plus en détail hier matin et ils semblent être sortis conquis. «C’est une initiative fantastique et novatrice. L’aéroport a fait un excellent travail et c’est à nous désormais de saisir cette chance», a lâché Damian Indermitte, directeur d’Anzère Tourisme. «C’est un super projet qui est en train de se mettre en place et qui est très fédérateur pour le milieu du tourisme», s’est réjoui Sébastien Epiney, directeur de Nendaz Tourisme.

Pierre-André Gremaud de Verbier et Bruno Huggler de Crans-Montana ont quant à eux salué la confiance témoignée par les initiateurs de la démarche. «C’est motivant de voir que des investisseurs croient dans le tourisme valaisan», a déclaré le directeur de Verbier Promotion SA. «C’est un signal positif aux investisseurs qui doivent reprendre confiance dans les stations valaisannes», a ajouté le directeur d’Anzère tourisme.

D’autres destinations en réflexion

Pour les différents représentants des milieux touristiques, les sept destinations prévues (cinq au Royaume-Uni ainsi que Bruxelles et Rotterdam) faciliteront la vie des nombreux propriétaires britanniques de résidences secondaires. Nendaz ou Verbier en comptent notamment beaucoup.

Cela sera aussi l’occasion de faire venir de nouveaux clients pour des séjours de courte durée grâce à la configuration des vols. «Aujourd’hui, le temps est précieux. Pour les clients qui vont atterrir à Sion, l’avantage est indéniable», annonce Edith Zweifel, porte-parole de Zermatt tourisme. Sébastien Epiney voit aussi un caractère plus authentique: «C’est quand même plus joli de se poser au cœur des Alpes qu’à Genève.»

Les personnes réunies ont aussi apprécié que la compagnie se base à Sion et qu’elle soit à l’écoute des partenaires de la région. «On a déjà évoqué d’autres destinations possibles. Le nord de l’Allemagne et les pays nordiques pourraient suivre dans un deuxième temps, il y a un gros potentiel», a prévenu Bruno Huggler. Pierre-André Gremaud voit encore plus loin: «A terme, cela pourrait être une porte d’entrée pour les marchés lointains comme la Chine ou les USA. Des vols sont en effet envisageables depuis certains grands hubs européens. Je pense notamment à Milan ou Zurich.»

Les partenaires à l’unisson

L’autre originalité de la démarche c’est que de nombreuses destinations sont associées au projet et qu’elles tirent à la même corde. «Nous ne sommes pas concurrents entre nous. La vraie concurrence c’est les séjours balnéaires, les croisières, etc.», a déclaré Edith Zweifel. Les stations devront d’ailleurs travailler main dans la main puisqu’elles ont évoqué la possibilité de créer une structure pour les déplacements et elles devront forcément aussi s’impliquer dans la communication et le marketing notamment d’un point de vue financier.

Personne ne s’est opposé à cette demande d’autant plus que la Ville de Sion s’était déjà engagée à payer la moitié de la somme. Une décision qui ravit Jean-Marie Fournier, administrateur délégué de NV remontées mécaniques: «C’est incroyable que la Ville s’intéresse et finance ce projet. Je suis prêt à mettre le solde de ma poche s’il le faut!»

«De l’or en barre»

Pour la suite, un groupe de travail a été constitué entre les représentants de PowdAir, l’aéroport et des acteurs du tourisme. «Les choses vont se mettre en place rapidement. Les premières réservations pourraient survenir déjà à la fin du mois de mars», prévient Aline Bovier, directrice de l’aéroport de Sion. Quant aux représentants de la compagnie PowdAir, ils n’étaient pas joignables car ils sont repartis vers l’Angleterre. Ils nous ont juste confié qu’ils étaient extrêmement satisfaits de la réunion.

Le mot de la fin revient à Christian Bitschnau, vice-président de la Ville de Sion chargé de l’aéroport: «Ce projet, c’est de l’or en barre pour l’aéroport et toute la région.»


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