16.09.2017, 08:05  

A Sion, la folie Air Show dans les yeux de la pilote valaisanne Céline Darioli

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La Nendette d’origine Céline Darioli est n’a pas caché sa joie de pouvoir assister - et participer - au spectacle du Sion Air Show.

 16.09.2017, 08:05   A Sion, la folie Air Show dans les yeux de la pilote valaisanne Céline Darioli

Aviation - Pilote aux 900 heures de vol, férue d'aviation, la Valaisanne Céline Darioli avait des étoiles plein les yeux hier lors de la première journée de l'Air Show. «Le Nouvelliste» était à ses côtés.

«Tout est calculé, c’est une partition qu’ils jouent…» Les jets, ce n’est pas forcément son truc. Elle, sa passion, ce sont les avions plus légers, les monomoteurs, les engins «à taille humaine». Mais ce vendredi à 13h40, Céline Darioli, passionnée d’aviation et 900 heures de vol au compteur, avoue être impressionnée par la prestation des Italiens des Frecce Tricolori. «C’est l’un des highlights de cet Air Show, souligne la Nendette d’origine, 34 ans. Voler en patrouille, c’est déjà particulier,...

«Tout est calculé, c’est une partition qu’ils jouent…» Les jets, ce n’est pas forcément son truc. Elle, sa passion, ce sont les avions plus légers, les monomoteurs, les engins «à taille humaine». Mais ce vendredi à 13h40, Céline Darioli, passionnée d’aviation et 900 heures de vol au compteur, avoue être impressionnée par la prestation des Italiens des Frecce Tricolori. «C’est l’un des highlights de cet Air Show, souligne la Nendette d’origine, 34 ans. Voler en patrouille, c’est déjà particulier, alors avec des jets c’est doublement impressionnant…»

 

(c) Héloïse Maret

Les – déjà – milliers de spectateurs disséminés sur le tarmac sédunois l’ont bien compris, qui retiennent comme nous leur souffle au moment où les voltigeurs italiens virent à la hauteur de Nendaz, semblant frôler la montagne. «Ce qui doit être spécial pour eux, c’est la configuration du Valais», note Céline Darioli, en référence à une vallée somme toute étroite pour ces dragsters des airs.

>> A visionner aussi: Revivez les démonstrations en vidéo!

Empanachés de vert-blanc-rouge , les neuf «Frecce», orphelin de leur pilote solo – qui a dû renoncer après s’être rendu coupable la veille d’un passage sous l’altitude réglementaire de 150 mètres sol – font un dernier passage. Ils cèdent leur trône aérien au PC-7 Team (ci-dessous). Qui, quelques jours plus tôt, a perdu l’un des siens dans les Alpes bernoises. «Ce doit être particulier pour eux de voler aujourd’hui…», glisse Céline Darioli. On y pense, à ça, quand on vole ? A la peur? «La quoi? Non, la peur n’a pas sa place. L’anticipation est notre meilleure assurance-vie.»

 

(c) Héloïse Maret

Les pilotes, ces artistes

A voir les distances, infimes, séparant les avions des patrouilles, on ne peut que la croire. «La voltige est une danse aérienne», image la pilote, qui n’aime rien tant que faire découvrir son art aux autres avec ses comparses de Vol en Valais, entre voltige et vols sur les Alpes. «Oui, on peut dire que les pilotes sont des artistes», répond-elle en pointant du doigt le ballet du Hunter. «Regardez comme c’est élégant, ce qu’il fait là.» Comme le sera la prestation de la Patrouille suisse, quelques instants plus tard. «Un incontournable de l’aviation suisse. La Patrouille, c’est ancré dans le cœur des gens…» 

>> A visionner aussi: Revivez les démonstrations en vidéo!

Comme le sera également le passage du très attendu Rafale (ci-dessous). L’un des fleurons de l’Armée de l’air française suit une «partition» diabolique de précision. «Sa trajectoire est toute dessinée. Je comprends que l’on puisse être passionné d’aviation miltaire. Beaucoup de gens rêveraient de voler là-dedans…» Elle, ce serait plutôt le Pilatus Porter «l’avion des parachutistes». Plus qu’un rêve, un objectif. Car Céline Darioli sait très bien ce qu’elle se veut. Dans un milieu de l’aviation où être une femme n’est pas forcément aisé – «il y a beaucoup de jalousie dans ce milieu» -, elle trace son chemin. «L’avion, c’est une école de vie…»

 

(c) Keystone / Christian Merz

«Ici, on aime les avions...»

C’est sa vie tout court. Car cette enseignante a fait de l’aérodrome de Sion sa deuxième maison, où elle s’arrête tous les 20 mètres pour saluer les copains. «C’est marrant de voir l’aéroport avec tous ces gens, je ne le reconnais plus. On aime les avions en Valais...», glisse-t-elle au moment de passer devant deux coucous de la Seconde Guerre mondiale, un Yak-9, avion de chasse soviétique (ci-dessous, premier plan), et un Spitfire (second plan), chasseur utilisé notamment par les Alliés. «Ça, c’est mon genre d’avions…», reconnaît-elle au moment de partir au briefing.

 

(c) Héloïse Maret

C’est que la pilote a un vol à préparer. Elle officie, à 17h22, aux commandes d’un remorqueur. Le challenge est nouveau pour elle: il s’agira, avec son collègue Frédéric Depreux (ci-dessous au briefing), de jouer les ouvreurs pour deux planeurs allemands du Blanix Aerobatics Team. «Habituellement, on monte avec un planeur à la fois. Là, ils font une démo, ils aimeraient être à la même hauteur, au même endroit, au même moment.»

 

(c) Héloïse Maret

On rejoint donc gentiment les hangars où l’attend son Robin, monomoteur français qu’elle connaît «par cœur. Pour moi, c’est comme de prendre la voiture. Mais aujourd’hui, c’est spécial, c’est un vol en formation, il y a énormément de monde. Je sors de ma zone de confort. Ça évite de s’encroûter.» Et puis elle préférera cent fois cela à un rôle de passagère. «J’avoue, moi non plus je ne suis pas tranquille quand je ne suis pas aux commandes…»

 


(c) Héloïse Maret

Sion Airshow: la journée de vendredi en images

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