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Décès tragique à Martigny: «Samedi, une personne est morte sous ma fenêtre»

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Le drame s'est produit à la rue du Simplon à Martigny.

 13.08.2017, 12:18   Décès tragique à Martigny: «Samedi, une personne est morte sous ma fenêtre»

fait divers La rue du Simplon a été le théâtre d’un tragique fait divers samedi soir. Un Valaisan de 34 ans a perdu la vie en chutant du deuxième étage d’un immeuble.

Martigny a été le théâtre d’un événement tragique samedi soir. Un Valaisan de 34 ans a perdu la vie en tombant du deuxième étage d’un petit immeuble. Un fait divers qui a marqué les habitants de cette maison.

Vers 21 h 45, Mohammadi Ali Akbar est chez lui, à la rue du Simplon à Martigny. Alors qu’il se prépare à manger, il entend des hurlements provenant de l’extérieur de son appartement. Ces cris sont ceux d’une famille qui a vu un homme chuter du deuxième étage.

Mohammadi Ali Akbar a tenté d'aider le malheureux.

Massage cardiaque insuffisant

Mohammadi ouvre sa fenêtre et remarque, juste sous ses rideaux, le corps de la victime. Il se précipite à l’extérieur de son logement du rez-de-chaussée et, avec l’aide d’un passant qui a assisté au drame, déplace le malheureux.

«Il était allongé à moitié sur la route, à moitié sur le trottoir. Nous l’avons mis en position latérale de sécurité. Il avait perdu connaissance, mais respirait encore. Il y avait beaucoup de sang.»

Une automobiliste se parque quelques mètres plus loin et appelle les secours. Arrivée en premier sur place, la police tente vainement un massage cardiaque.

Le Valaisan de 34 ans, qui n’est pas marié et sans enfants, ne survivra pas à sa chute. «Les secouristes ont mis une couverture blanche sur le corps et nous ont demandé de rentrer et de fermer les rideaux.

Une personne est morte sous ma fenêtre, je n’ai pas dormi avant trois heures du matin», témoigne Mohammadi Ali Akbar, avant de lâcher un grand soupir d’incompréhension.

Confusion sur la victime

Il ne connaît pas la victime de l’accident qui est d’origine suisse, alors que l’immeuble héberge des demandeurs d’asile. Celle-ci ne logeait pas dans l’immeuble de la rue du Simplon, révèlent les occupants de la bâtisse.

Ce qui a provoqué un tragique malentendu. «A minuit dans les bars, certains amis ne comprenaient plus rien. Ils pensaient qu’une de leurs connaissances était morte à 22 heures… alors qu’une heure plus tard ils l’ont croisée devant la gare. En fait, il y a eu confusion sur la personne. Certains croyaient que l’habitant de l’appartement était la victime, mais ce n’était pas le cas», analyse un résident du premier étage.

Que faisait la victime dans cet appartement?

Comment dès lors expliquer la présence de la victime, dans un appartement qui n’était pas le sien? D’autant que, selon nos sources, la personne était seule dans la pièce au moment du drame et que la porte était fermée à clé.

«J’ai amené la police devant l’appartement duquel l’homme est tombé. Ils ont frappé. Personne n’a répondu, alors ils sont redescendus. Je ne sais pas s’ils sont remontés ensuite», indique Mohammadi Ali Akbar. «Des pompiers ont accédé au domicile par une échelle, mais on a ensuite dû rentrer chez nous», complète un voisin de palier.

Dimanche, la porte ne portait aucune trace d’une ouverture forcée, ni même de scellés.

La piste de l’accident?

Au vu des circonstances, le Ministère public a ouvert une enquête. «On se dirige vers la piste de l’accident sans intervention d’un tiers», commente d’ores et déjà le procureur général Nicolas Dubuis, ne souhaitant pas en dire plus puisque l’enquête est en cours.


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