04.10.2017, 00:06

La fermeture est un coup dur pour la région

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La barrière du tunnel du Grand-Saint-Bernard ne se rouvrira pas avant le 30 novembre prochain.

 04.10.2017, 00:06 La fermeture est un coup dur pour la région

gros coup dur pour la vallée de l’Entremont. Fermé depuis le 21 septembre dernier en raison d’un incident survenu du côté italien, le tunnel du Grand-Saint-Bernard ne rouvrira pas avant le 30 novembre prochain. Comment expliquer ce prolongement important alors que la fermeture avait été annoncée, dans un premier temps, jusqu’au 8 ...

gros coup dur pour la vallée de l’Entremont. Fermé depuis le 21 septembre dernier en raison d’un incident survenu du côté italien, le tunnel du Grand-Saint-Bernard ne rouvrira pas avant le 30 novembre prochain. Comment expliquer ce prolongement important alors que la fermeture avait été annoncée, dans un premier temps, jusqu’au 8 octobre? La réponse de Olivier Français, président de la Société suisse du tunnel (TGSB SA), ainsi que de la société italo-suisse d’exploitation Sisex SA: «Les experts mandatés ont découvert que le problème était plus important que prévu. La dalle de ventilation, qui a été construite il y a plus de soixante ans, doit ainsi être examinée et assainie sur une longueur de 1500 mètres, ce qui nécessitera du temps.» M. Français ajoute que la Sisex SA et TGSB SA doivent s’assurer que les travaux de réparation soient exécutés dans les règles de l’art, la priorité étant la sécurité des usagers. «Il y a urgence, mais on ne transigera pas sur la sécurité.»

Le tunnel lui-même pas en cause

Tant Olivier Français que Fabrice Vouilloz, directeur général de TGSB SA, soulignent que le tunnel lui-même n’est pas du tout mis en cause: «Cet incident concerne uniquement la dalle de ventilation, une poutrelle s’étant fragilisée et rompue suite à un phénomène de carbonatation. La superstructure du tunnel n’est pas touchée par cet incident qui, par chance, n’a fait aucun blessé.» Ils précisent également qu’il n’y a aucun lien entre ce problème et les importants travaux de rénovation de la ventilation réalisés en 2016.

Du côté du manque à gagner pour les sociétés du tunnel, une première estimation basée sur la fréquentation 2016 fait état d’une perte prévisible de l’ordre de 1,5 million pour la société suisse et d’un montant similaire pour la société italienne. «Il s’agit d’un coup dur pour nous, mais également pour toute la vallée.»

Par le col jusqu’à quand?

Jusqu’au 15 octobre, date traditionnellement fixée pour la fermeture hivernale du col du Grand-Saint-Bernard au trafic, les automobilistes et les bus peuvent l’emprunter, alors que les poids lourds sont déviés depuis le 21 septembre par le Col du Simplon.

Mais après le 15 octobre? Sisex SA annonce que les autorités valaisannes et italiennes vont tout mettre en œuvre pour garantir une ouverture du col aussi longtemps que les conditions le permettent. Ce que confirme Vincent Pellissier, chef du Service de la mobilité du canton du Valais: «On a la volonté de le faire mais on est soumis au régime climatique qui règne à cette altitude (ndlr: 2469 mètres). En cas de chutes de neige, les couloirs à avalanche vont ainsi poser problème, plus que le déblayage de la route.» Mais quoi qu’il arrive, l’aspect sécurité primera sur tout conclut M. Pellissier.

Quelles conséquences dans la vallée?

C’est la première fois dans l’histoire du tunnel, qui a ouvert ses portes en 1964, qu’une fermeture prolongée intervient. De quoi poser de gros problèmes au niveau commercial. «C’est d’autant plus une mauvaise nouvelle que la route du col pourrait rapidement être fermée. Pendant un mois et demi, la circulation de transit sera ainsi entièrement stoppée dans la vallée», déplore Gilbert Tornare, président de Bourg-Saint-Pierre. «C’est alors que l’on se rendra compte de l’importance économique du tunnel pour la région.»

Pour les établissements publics (hôtels, restaurant, commerces, stations-services…) situés en bord de route, la fermeture annoncée sera difficile à digérer. «Dans mon établissement, qui accueille régulièrement des autocaristes et des touristes en transit, le mois d’octobre est en général très bon. Celui de novembre un peu moins, mais il est plus soumis à la Météo. Cette fermeture s’annonce donc douloureuse. On se demande déjà si on pourra garder tous nos employés…», avoue Charly Delasoie, patron de l’Hôtel-Restaurant du Crêt à Bourg-Saint-Pierre. OR


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