13.09.2017, 00:01  

Dans le cœur des Fulliérains

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Jean-Baptiste Farquet–ici au cimetière de Fully–a effectué un important travail de recherche sur sœur Louise Bron.

 13.09.2017, 00:01   Dans le cœur des Fulliérains

Par charles Méroz

La communauté célèbre cette semaine le 150e anniversaire de la mort de cette personne emblématique, considérée comme une sainte.

«Figure emblématique au sein de notre communauté, elle a donné sa vie à des gens qu’elle ne connaissait pas.» Jean-Baptiste Farquet a consacré un important travail de recherche à sœur Louise Bron, dont on célèbre le 150e anniversaire de la mort cette semaine à Fully. Après avoir vécu dans la discrétion durant plus de trente ans dans le couvent...

«Figure emblématique au sein de notre communauté, elle a donné sa vie à des gens qu’elle ne connaissait pas.» Jean-Baptiste Farquet a consacré un important travail de recherche à sœur Louise Bron, dont on célèbre le 150e anniversaire de la mort cette semaine à Fully. Après avoir vécu dans la discrétion durant plus de trente ans dans le couvent des Sœurs hospitalières de Sion, sœur Louise Bron a été appelée à Fully pour venir en aide aux victimes de l’épidémie de choléra qui a frappé le hameau de Branson en 1867. «Vingt-quatre personnes ont été contaminées et treize ont perdu la vie. Sœur Louise Bron a été la dernière victime de ce fléau et va mourir dans d’atroces souffrances», souligne Jean-Baptiste Farquet.

Morte à 58 ans

Née en 1809 à Bernex en Haute-Savoie, sœur Louise Bron a été orpheline à l’âge de 12 ans. A 18 ans, elle est entrée chez les Sœurs Hospitalières de Sion. Le 8 septembre 1867, elle a été appelée à œuvrer aux côtés du docteur Adolphe Schmidt pour encadrer les victimes du choléra. «Elle a pris à sa charge les grands malades qui, jour et nuit, firent l’objet de ses soins matériels. Après cinq jours de dévouement, elle tomba malade. Elle présenta les premiers symptômes du choléra le 13septembre 1867», raconte l’historien amateur, infirmier dans la vie professionnelle.

Décédée le dimanche 15 septembre 1867 à l’âge de 58 ans seulement, sœur Louise Bron a laissé de nombreuses traces visibles aujourd’hui encore. Ses ossements reposent au cimetière de Fully à la droite d’un monument en marbre cipollin de Saillon. L’artiste Albert Chavaz a composé un vitrail en son honneur à la chapelle des Sœurs Hospitalières, à Lens, et une peinture murale sur un oratoire, sur les hauts de Branson. La maison pour personnes âgées de Fully porte en outre son nom. «Dans le hall d’entrée est conservé derrière une vitrine un morceau du lit sur lequel est morte la servante de Dieu», indique Jean-Baptiste Farquet.

Pas de canonisation

«Elle a une place particulière dans le cœur des gens de Fully, de Branson plus spécialement. On perçoit toujours cette présence qui nous invite à suivre son exemple à se mettre au service des malades et des personnes dans le besoin», témoigne Robert Zuber, curé de la paroisse de Fully-Saillon-Leytron. Décédée il y a cent cinquante ans, sœur Louise Bron aurait-elle mérité d’être béatifiée? Selon le curé Zuber, «il manque certains éléments pour obtenir sa canonisation. A Fully, sœur Louise Bron est cependant considérée comme une sainte. Un vitrail d’Edmond Bille dédié à sa mémoire a été installé à l’intérieur de l’église. C’est extrêmement rare de voir une non-sainte représentée sur un vitrail.»

Des rendez-vous tout au long de la semaine

Plusieurs manifestations marqueront le 150e anniversaire de la mort de sœur Louise Bron: jeudi 14 septembre à 19 heures (messe à la chapelle de Branson sous la conduite du curé Robert Zuber, suivie d’une procession à l’oratoire de Branson), vendredi 15 septembre à 19 heures (messe à l’église de Fully, suivie d’une veillée de prière pour les malades), samedi 16 septembre dès 9 heures (stand de la paroisse au marché d’automne) et dimanche 17 septembre à 10 heures (messe solennelle, ponctuée d’un apéritif sur le parvis de l’église). Une dizaine de panneaux rappelant la vie de sœur Louise Bron seront en outre visibles cette semaine à l’église. cm


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